Archives du mot-clé Lil Jon

Rae Sremmurd « SremmLife 2 » @@@½


Quand leur album SremmLife a débuté en fanfare l’année 2015, on s’était dit que ce duo gaulé comme des adolescents, au point de confondre leur âge réel (« nouveaux Kriss Kross » pouvait-on lire par endroits), allait être rangé en tant que simple épi-phénomène trap. En partant de cet a priori de détracteur, on pouvait émettre l’hypothèse que SremmLife 2 allait être une copie-carbone du premier en grossissant le trait, comme c’est bien souvent le cas. Sachez que le fourvoiement est total. Là tout de suite, ça rigole moins… Le contrepied, le pied de nez.

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Machine Gun Kelly « Lace Up » @@½


C’est qui ce blanc-bec au look de lycéen punk qui se fait appeler Machine Gun Kelly? Encore un type qui surfe sur la veine de ces visages pâles tatoués comme Mac Miller et Yelawolf ? Ce spécimen de 22 ans qui nous arrive de Cleveland a connu un parcours devenu académique en commençant par des mixtapes en 2006 avant de se connecter avec des poids lourds, ici les Three 6 Mafia qui lui mettent le pied à l’étrier. Ce n’est qu’en 2011 que Diddy lui met la main dessus, lui tend un stylo et une offre qui ne se refuse pas. La suite on la connaît mieux: un feat avec DMX, un EP Half Naked & Almost Famous et maintenant cet album Lace Up, du même nom que sa mixtape parue en 2010.

Merci Wikipedia de m’avoir fourni la moitié de ces infos sur MGK. Ah si, je connais une anecdote sur lui, et c’est par le biais de Vinnie Paz (oui oui) que je l’ai apprise: il a connu le rap grâce à « Roll Out » de Ludacris.

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Yelawolf « Radioactive » @@@


Dans le tout premier numéro de Now Playing, j’avais consacré un article sur le phénomène Yelawolf, un rappeur sudiste atypique au sang Cherokee fraîchement signé chez Shady Records. Pas que je veuille me dispenser d’une introduction mais pour simplement éviter la redite, allons directement aux faits : Radioactive doit son nom à quelques morceaux potentiellement ‘radio-actifs’. Pas la peine de crier au loup, c’est pas Fukushima…

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Travis Barker « Give the Drummer Some » @@@½


Avec Questlove des Roots, probablement l’un des meilleurs batteurs au monde. C’est ce qu’on disait déjà de Travis Barker lorsqu’il évoluait au sein des Blink 182, la formation punk-rock qui faisait (pour certains d’entre nous) office de bande-son dans les soirées beuveries au lycée et à la fac. Lorsque le groupe a décidé de faire un break, Travis s’est occupé de ses divers side-projects et a commencé à porter un regard intéressé au hip-hop. D’abord en remixant une pléthore de morceaux, puis c’est devenu un truc plus sérieux quand il a travaillé sur les singles de Paul Wall, The Game (« Dope Boys »), Warren G (« Let’s Get High »), Lil Wayne, Rihanna… Au grand dam de son public ckeu-ro, Travis Barker parachève sa reconversion avec son premier album, un album majoritairement hip-hop, Give the Drummer Some.

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Big Boi « Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty » @@@@½


S’ils n’avaient pas rencontré le chemin de Antonio ‘L.A.’ Reid, personne n’aurait connu l’un des meilleurs de groupe de hip-hop du monde : les OutKast. Si Big Boi n’avait pas recroisé le chemin d’Antonio ‘LA’ Reid seize ans après, son album solo n’aurait sans doute pas vu le jour avant un bon bout de temps, ou alors pas sous sa forme actuelle. Une rencontre providentielle.

Lorsque la moitié street des Outkast présente son album chez Jive Records, Sir Lucious Left Foot, son second opus solo (en comptant Speakerboxx qui était complété par l’album jumeau d’Andre 3000 The Love Below), les dirigeants de la maison de disque ne savent pas comment le marketer, car trop original? Frustré par la situation, Big Boi retrouve alors ‘LA’ Reid, l’homme qui avait signé les OutKast sur LaFace Records à leurs jeunes débuts. L’actuel dirigeant d’Island Def Jam écoute le fameux album et propose sans sourciller au rappeur de signer chez Def Jam. Parce que Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty est une bombe atomique.

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Lil Jon « Crunk Rock » @@½


Lorsque j’ai découvert Lil Jon & The Eastside Boyz en 2003 avec Kings of Crunk, j’ai jeté aux orties tout ce qu’il faisait, qualifiant sa musique de beats recyclés sur fond de musique techno. C’est en écoutant ses instrus pour d’autres rappeurs que j’ai fini par le respecter puis l’apprécier à un point que je n’aurai moi-même pas eu idée car j’ai acheté l’édition triple CD de Crunk Juice, que je considère comme un classique du genre, au même titre que Kings of Crunk que je détestais tant.

Maintenant quelle déception de constater qu’après quatre années d’enregistrements, de problèmes de labels et de multiples échecs de lancement de cet album (« Snap Ya Fingaz » en 2006 et récemment « I Do » avec Snoop et Swizz Beatz), Lil Jon a liquidé une partie de son crunk non pas dans du rock, mais de la dance. Heureusement, sans David Guetta, on a évité le pire.

Lire l’article « Get Crunk and Dance » sur Streetblogger en cliquant ici.

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Jay Sean « All Or Nothing » @@½


Comme les puristes Dirty South le regrettent souvent, hormis Lil Wayne, le roster de Cash Money Records n’a plus rien à voir par rapport à il y a dix ans. Outre le faux-rockeur Kevin Rudolf et Birdman himself, on compter maintenant sur une nouvelle recrue, le chanteur Jay Sean, qui a sorti en Novembre All or Nothing. Cet album a connu un succès correct aux States, il a gagné sa place dans les airplays français et plus encore en Angleterre. Normal, cet indien d’origine est originaire du Pays de Sa Majesté. Malin ça, Cash Money jette son emprise sur le marché européen… Bref, Jay Sean en est à son troisième album et il est très célèbre en Angleterre où il a reçu de nombre de MOBO Awards (les victoires de la musiques anglo-saxons) avec My Own Way. Big Ad, qui a passé un séjour là-bas récemment, ne me contredira pas sur ce point.

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Snoop Dogg « Malice N Wonderland » @@½


Adieu le Snoop Dogg gangsta, bonjour le Snoop Dogg de marié trois enfants. Le chien errant des rues de Long Beach a drôlement été dressé depuis qu’il vit paisiblement en banlieue huppée. Depuis qu’il a quitté sa maison Geffen, il se promène sans laisse et ne commet plus aucun écart de conduite. Gentil toutou !

Dans sa niche de DoggyStyle Records, le boss Bigg Snoop est une bonne fois pour toute son propre maître. Paid Tha Cost To Be Da Boss a marqué une étape de son indépendance en tant qu’artiste, Malice N Wonderland est son premier album édité en indépendant en ne comptant plus que sur sa hype et sa popularité (vu que sa streetcred est au ras des pâquerettes) pour attirer de nouveaux fans, les anciens ayant lâché l’affaire après Last Meal.

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Pitbull starring in « Rebelution » @@


DANGER !!! Les rappeurs se mettent à la dance music ! Si vous avez été écœuré et exaspéré par les derniers singles de T.I. (« Live Your Life »), Flo Rida et les Black Eyed Peas, évitez le nouvel album de Pitbull comme la peste bubonique ! Fuyez !

Quoique, Pitbull, dans son genre, ça reste un rappeur médiocre/entertainer, alors le voir changer de bord ne choquera personne. Repêché in-extremis par Sony après le flop de Boatlift suite à la liquidation de TVT Records, Mr 305 (surnom qu’il a donné à son label), l’auteur des hymnes « Culo », « Toma » ou encore « Bojangles », voit sa carrière repartir de plus belle en passant du crunk/reggaeton à la musique dance festive à mort et ultra-commerciale. Piloté par le hit « Krazy » feat Lil Jon et guest star de la bande originale du quatrième volet de Fast & Furious, Pitbull sonne la Rebelution en trustant les ventes de singles (numéro 2 aux US et numéro 1 en Europe) avec « I Know You Want Me ». Je suis parfaitement d’accord, ce n’est pas du rap, mais c’est de la dance moins ringardos que David Guetta.

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The-Dream « Love vs Money » (pas de note)


L’amour, la haine, l’argent,… des thèmes banalisés dans le milieu r&b ‘bling blingisé’ et vidé de sa Soul en ne gardant que le rythme. Pourtant The-Dream a su recomposer un son r&b qui s’installe à grand coups de tubes pour Mary J Blige, LL Cool J, Mariah Carey, jusqu’au gigantesque succès de « Single Ladies » de Beyoncé qu’il a co-composé avec Tricky Stewart. Avec l’autre artiste r&b vedette de Def Jam, Ne-Yo, The-Dream propose une autre vision du rhythm’n blues, sa vision, en tant qu’auteur, producteur, chanteur et directeur du label Radio Killa (dont on ne dira pas que ça porte mal son nom).

C’est en dévoilant son « Falsetto » en 2007, extrait de son premier album Love vs Hate, que les gens ont pu mettre un visage derrière le nom et la voix fluette et douce qui fait également partie de son package sonore, plus proche du son r&b originel. Passant au stade de valeur sûre du r&b contemporain puisque tout le monde se l’arrache pour composer le nouveau tube r&b du moment, The-Dream nous propose un second rencard avec le succès avec Love vs Money, emmené par le tube « Rock That Shit ». Thème courant comme je disais, mais le concept n’est pas inintéressant quand The-Dream le traite.

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Trick Trick « The Villain » @@@1/2


Le Northside (ou Midwest si vous voulez à condition de regarder au nord…) actuellement, c’est « ze place to be ». Chicago est devenue malgré elle l’un des berceaux de ce qu’on appelle les hipsters (Lupe Fiasco, les Cool Kids, Kidz in the Hall, etc…) grâce à ses stars influentes Kanye West et Common, eux aussi en pleine actualité, tandis que Detroit bat au rythme des beats de Black Milk et J Dilla (forever…) avec entre autres les sorties de Phat Kat, Elzhi, Guilty Simpson, Illa J, en attendant l’avènement du 5e album d’Eminem et une nouvelle boucherie de Royce Da 5’9 (produit par Primo !) pour 2009.

En cet automne crisant, Trick Trick rapporte un peu de givre et de misère de sa cité industrielle qui traverse une crise sans précédent depuis que General Motors et Ford ont les compteurs dans le rouge. Il avait lancé son extrait « Let’s Work !!! » qui ne manquait pourtant pas de vitalité en révisant le beat de « We Will Rock You » à la TR808. Mais le givre a ramené le verglas avec lui et The Villain n’a pas du tout pointé son nez dans le Billboard 200 aux US. 

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DJ Drama « Gangsta Grillz : The Album » @@@1/2


Une compilation officielle de mixtape DJs contenant une foule de rappeurs n’est pas une invention tombée de la dernière pluie. Nombreux sont les DJs qui depuis dix ans maintenant sortent un album en signe de réussite sur ce marché parallèle qu’est le circuit des mixtapes. DJ Clue? est un peu le précurseur de ce genre de compil’, premier DJ à être passé au format CD, ringardisant la vieille K7, et préférant parler fort dans les tours de passe-passe pour éviter de scratcher. En gros, avec sa série The Professionnal, le DJ officiel du Roc A Fella a ouvert un boulevard dans lequel ont foncé quantité de DJs peu habiles sur le plan technique. Des célèbres l’ont copié, comme Funkmaster Flex, DJ Kayslay,… jusqu’à DJ Khaled. Le facteur qui détermine le taux de succès de ce genre d’album est la hype du DJ, sa notoriété dans le hood et le nombre de rappeurs ou producteurs enregistrés sur son téléphone portable. Tant pis pour les phases de scratches parfois spectaculaires et les mixes inédits, l’heure est à la nouveauté, celui qui comptera le plus de bangers sur son disque.

Avec sa série de Gangsta Grillz, DJ Drama est devenu au fil du temps le DJ le plus en vue du Dirty South. Ses mixtapes sont pour la plupart de bonne qualité et les artistes mainstreams se l’arrachent. T.I. parvient à le faire signer sur son label Grand Hustle, et quelques semaines et coups de cellphone plus tard, son album débarque dans les bacs avec un coup de pub inattendu. Les jours précédant sa sortie, Drama est victime d’une arrestation musclée spectaculaire digne d’une intervention du GIGN, pour… violation de droits d’auteur. Cette persécution est-elle un avertissement de la RIAA ? 

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UGK « Underground Kingz » @@@@½


En quinze années de carrière, jamais la popularité des UGK n’a décru. Au contraire, leur cote n’a eu de cesse de grimper en notoriété en partie grâce à Bun B qui a bravement porté l’étendard pendant que son ami Pimp C était incarcéré depuis 2001. Libéré sur parole fin Décembre 2005, Pimp C a revêtu son manteau de fourrure et ses chaînes en platine pour enregistrer son double-album Pimpalation en 2006, tandis que Bun B poursuivait sans interruption ses apparitions en featuring. On se souvient bien aussi du coup de gueule de Pimp C sur Hot 97, quand il en a foutu plein la tronche aux Lil Flip, Ne-Yo, Russell Simmons, Ne-Yo, Pharrell, Mike Jones, Young Jeezy,… allant jusqu’à considérer qu’Atlanta ne fait pas partie du Dirty South sous prétexte que la ville n’est pas sur le même fuseau horaire que Houston. Bien que les réactions à chaud furent vives, les victimes concernées n’ont pas osé lui répondre tellement il est « vrai », rendu intouchable par le respect sans faille qu’il inspire. Dans cette lancée, un nouvel album des UGK, le premier depuis Dirty Money en 2001, s’annonçait comme inévitable et colossale, une réunion au sommet de la gloire. Pour ce faire, les UGK ont mis les bouchées doubles pour réaliser une œuvre à la mesure de leur réputation, à la hauteur de leur statut de légendes vivantes de Houston, le double-album Underground Kingz.

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Ciara « The Evolution » @@@


La jeune et jolie Ciara poursuit son évolution artistique dans le monde du r&b de mode. Pour rester ultra-tendance et fashion, la chanteuse rendue célèbre avec « Goodies » a fait appel aux stylistes en vogue : son producteur Jazze Pha, Pharrell Williams des Neptunes, Lil Jon et Will.I.Am, le faiseur de tube du moment, pour que The Evolution transforme votre moquette (ou le carrelage) en dancefloor ou votre voiture en poste-radio ambulant. Pour le coup, il ne manquait que Akon sur la liste. Ces designers n’ont pas lésiné sur les outils technologiques pour créer un habillage faussement pseudo-futuriste, puisqu’il n’ont fait que recycler des vieux breakbeats en y ajoutant des synthés amélodiques et des rythmiques remises au goût du jour. « Make It Last Forever » et « Proceed » sont parmi les parfaites démonstrations de ce retour aux up-tempos qui ont fait les premiers pas de danse du Hip Hop. Ce qui dans le fond paraît une bonne initiative n’est que la poursuite de la mouvance actuelle ‘back to the basics’. Un comble pour un album qui arbore un tel titre. 
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Lil Scrappy « Born 2 Die, Bred 2 Live » @@@


Lil Scrappy ça ne vous rappelle rien ? Oui, c’est le membre de la clique BME et accessoirement le protégé de Lil Jon, ce qui lui a valu par ailleurs le titre de Prince of the Crunk. Mais ce n’est pas tout ! C’est le nom du petit chien bagarreur dans le dessin animé Scoobidoo (…). Maintenant voilà, vous connaissez l’origine de son pseudonyme. De toute façon, il n’y a qu’à le voir bouger comme un teigneux dans le clip de « Whatchu Gon’ Do » de Lil Jon & The Eastside Boyz pour en témoigner. Bref, ce jeune rookie originaire d’Atlanta révélé en 2004 est devenu depuis l’objet de maintes convoitises, à commencer par 50 Cent qui voulu tenter de se l’arracher en l’appâtant à ses soirées. Bon, pour couper la poire en deux, il partagera la production éxécutive de Bred 2 Die, Born 2 Live avec Lil Jon. Comme ça, Lil Scrappy pourra faire la jointure entre Crunk et le son ‘maison’ de chez G Unit.

Chronique originale écrite le 23 Janvier 2007

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