Archives du mot-clé Elzhi

Ro Spit & 14KT « RSXGLD » @@@@½


Succédant à la mixtape He’s the Driver, I’m the Shooter qui a défini les rôles de 14KT et Ro Spit, les deux protagonistes ont sorti leur premier opus RSXGLD, un titre qui pourrait bien être le nom de leur formation. Une petite présentation s’impose avant de parler de ce qui est certainement un des projets indie hip-hop de l’année 2017. Ro Spit est le rappeur, une figure qui monte dans l’underground de Detroit et auteur de trois albums injustement méconnus, et 14KT le producteur, qu’on a déjà aperçu aux côtés d’artistes de chez Mello Music Group et aussi avec Mayer Hawthorne avec qui il forme le duo Jaded Inc. Et tous les deux sont de Detroit, ce qui a son importance.

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L’Orange « The Ordinary Man » @@@@


En quelques années seulement, L’Orange s’est imposé au sein du label indépendant Mello Music Group comme un des producteurs incontournables, au même titre qu’Oddisee et Apollo Brown. Et comme Apollo, ce féru de vieille Soul music est un habitué des projets collaboratifs, aux côtés de Stik Figa, Jeremiah Jae, Kool Keith et plus récemment avec Mr Lif (The Life & Death of Scenery). Le producteur originaire de Caroline du Nord, comme un certain 9th Wonder, vous présente maintenant The Ordinary Man, son quatrième effort solo.

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Elzhi « Lead Poison » @@@@½


Les albums solos d’Elzhi sont aussi rares que ceux de Dr Dre, mais rareté et exception vont souvent de pair. Son premier vrai album, le MC de Detroit affilié aux Slum Village le sort en 2008, The Preface, produit intégralement par Black Milk. Il y aura aussi l’extraordinaire mixtape Elmatic deux ans après, l’une des meilleures de ce siècle. Puis Elzhi connaît une traversée du désert après avoir quitté l’aventure SV, et surtout la dépression. Il appellera ses fans à l’aide pour sa campagne Kickstarter afin de financer son second album, Lead Poison, et l’attente en valait franchement la peine.

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Guilty Simpson « Detroit’s Son » @@@@


Quand un des patrons du hip-hop underground de Detroit fait son retour en solo, il y a comme de la tension dans l’air. Guilty Simpson revient avec Detroit’s Son chez Stones Throw et c’est franchement pas pour rigoler.

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BadBadNotGood & Ghostface Killah « Sour Soul » @@@@


Tout comme le personnage de Tony Starks/Iron Man interprété par Robert Downey Jr, on ne se lasse aucunement des dernières apparitions sur disque de Tony Starks le rappeur a/k/a Ghostface Killah. Après deux excellents projets – que l’on peut qualifier de conceptuels, 12 Reasons to Die avec Adrian Younge et 36 Seasons produits par The Revelations, Ghostface s’est associé aux trois petits génies canadiens de BadBadNotGood avec Sour Soul pour parfaire ce tiercé.

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Cannibal Ox « Blade of the Ronin » @@@@


 Il aura fallu patienter près de quatorze années pour qu’apparaisse enfin le successeur inespéré de l’album rap culte The Cold Vein. Il y a une première tentative échouée au milieu des années 2000, les rumeurs allaient bon train mais finalement le projet a avorté. Puis Def Jux, le label d’El-P, a mis la clef sous la porte. Alors imaginez notre surprise quand Cannibal Ox faisait leur retour avec Blade of Ronin ! Il fallait tenir le CD entre les mains en admirant la superbe pochette pour réaliser.

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Diamond D « The Diam Piece » @@@


Diamond D est en quelque sorte le ‘D’ du légendaire crew new-yorkais des D.I.T.C. (‘Diggin in the Crates’ pour les non-connoisseurs), un collectif qui, durant la seconde moitié des années 90 jusqu’en 2000 où est paru leur album éponyme, rassemblait des légendes telles que Big L (RIP), Fat Joe, Showbiz & Andre the Giant, O.C. et les producteurs Lord Finesse, Buckwild et donc Diamond D.

Le groupe a bien tenté une percée huit ans plus tard avec The Movement, malheureusement l’aspect légendaire appartenait déjà au passé, le D.I.T.C. n’est pas une institution comme le Wu-Tang. Les membres (Fat Joe évidemment, Diamond D,…) avaient cependant plus d’écho sur leurs projets solos ou en binôme (Buckwild avec Celph Titled, Oasis d’A.G. & O.C.). Diamond D, quant à lui, est revenu pour la rentrée 2014 avec The Diam Piece, un album suspendu en ce temps où le rap était respecté pour le fond et la forme.

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9th Wonder presents: « Jamla is the Squad » @@@½


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Pile au moment où l’on se demandait pourquoi Jamla Records, le label de 9th Wonder, connaissait une baisse d’activité, que PAF, une compilation au nom fédérateur tombe à pic : Jamla is the Squad. Toute son équipe de rappeurs, chanteurs et producteurs, et aussi les amis du producteur, sont là.

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U-God « Keynote Speaker » @@@½


Pendant très longtemps U-God était perçu comme le vilain petit canard du Wu-Tang : deux premiers LPs solos honteux, critique envers RZA, personnalité en retrait par rapport à ses camarades… Il se requinque en 2009 avec l’effort honorable Dopium pour conjurer le sort et enfonce le clou avec ce Keynote Speaker, facilement son meilleur album.

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Wax Tailor « Dusty Rainbow from the Dark » @@@@


Après avoir sillonné la planète entière, Jean-Christophe Le Saoult alias Wax Tailor s’est renfermé dans son Lab’Oratoire pour élaborer et façonner sa quatrième expérience sonore, Dusty Rainbow from the Dark. L’intitulé de cette œuvre correspond parfaitement à l’atmosphère peinte à travers les instrumentaux, d’où traversent des rais de lumières illuminant la pénombre en des couleurs pâles et chaudes.

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Union « Analogtronics » @@@@½


Les mariages dans la musique ont ce pouvoir d’effacer les barrières entre les genres et même les époques, et de ces mariages parfois multiples naissent des merveilles de créativité comme d’étrangetés. Mêlant savoureusement Soul Hop et Electro en Lo-Fi, Analogtronics est un de ces fruits d’expérimentations de la musique urbaine que J Dilla, grand inspirateur et précurseur – pourrait-on dire – de ce créneau, n’aurait certainement pas renié.

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Phonte « Charity Starts at Home » @@@@


New Tigallo New Tigallo New Tigallo New Tigallo ! On a rêvé d’un album solo de Phonte Coleman, nous voilà exaucé. L’arrivée du premier album du MC charismatique des Little Brother était d’autant plus attendu depuis la séparation du groupe. Cet album, qui porte le nom de Charity Starts at Home, était bien plus anticipé que Wonder Years de 9th Wonder, avec qui il s’est heureusement réconcilié au tout début de l’année. Mieux que ça, ils se sont remis à retravailler ensemble pour cet envol en solo.

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Black Milk « Album of the Year » @@@@


Ce n’est peut-être pas l’album de l’année 2010 mais au minimum on peut parler de la sortie hip-hop de la rentrée, un album qui représente le fruit d’une année de travail de Black Milk. La moitié des BR Gunna avait produit parmi les meilleurs beats de 2008 avec la bombe Tronic, logique que l’on soit impatient d’entendre les douze nouveaux instrumentaux au calendrier de l’Album of the Year, paru chez Fat Beats Records (qui vient hélas de fermer cet été ses deux magasins à New York et L.A). Drums !

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Slum Village « Villa Manifesto » @@@@½


Ça a l’air de pas grand chose mais Villa Manifesto LP était à mon avis l’une des cuvées hip-hop les plus importantes et les plus incontournables de 2010. Et ce pour une raison: cet ultime album regroupe toute la famille Slum Village, c’est-à-dire T3, Elzhi, Baatin et J Dilla, puis son jeune frère Illa J et le beatmaker Young RJ.

La famille s’est agrandie depuis le classique Soulquarian Fan-Tas-Tic vol.2 malgré des départs, des remplacements et des décès. Elzhi et les BR Gunna (RJ et Black Milk) sont venus suppléer Dilla respectivement au mic et à la production sur Trinity. Puis Baatin s’est désolidarisé du noyau pendant Detroit Deli et leur LP éponyme car il souffrait de schizophrénie. L’histoire, après, on la connaît, l’hécatombe qu’a vécu les Slum V comme la perte infiniment lourde de J Dilla et celle de Baatin en 2009, année où est sorti l’excellent EP Villa Manifesto qui fait office de prélude à ce long format.

Villa Manifesto n’est pas le testament du groupe de Detroit, c’est la synthèse de leurs expériences, dans la vie comme dans la musique, avec tous les éléments des Slum Village réunis, qu’ils fassent partie de la formation initiale, même les disparus (RIP Baatin et J Dilla), ou qu’ils gravitent autour  d’eux depuis plus de dix ans (Dwele, AB, Illa J, Waajeed…).

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« The Stupendous Adventures of… » Marco Polo @@@@


Devenu en quelque sorte le producteur attitré de Duck Down Records en faisant ses preuves largement avec Torae (lire la chronique de Double Barrel) et récemment Ruste Juxx (lire la chronique de the eXXecution), Marco Polo vient de lancer son second album de producteur, faisant suite à Porth Authority (lire la chronique) publié il y a trois ans chez Rawkus Records. Composé de remixes, de beats inédits et d’une foule de MCs en tout genre, The Stupendous Adventures of Marco Polo raconte comment le beatmaker d’origine canadienne réinstaure le boom-bap dans l’underground Eastcoast.

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