Archives du mot-clé RZA

Wu-Tang « The Saga Continues » @@@


Du calme, du calme. The Saga Continues n’est pas le dernier album du Wu-Tang Clan, qui est le moyen A Better Tomorrow, mais une compilation. Comment le savoir? Sur les albums officiels du Wu-Tang Clan, il est marque « Wu-Tang Clan », tout bêtement, or ici, il est juste indiqué « Wu-Tang » sur le dessin de la pochette. De deux, c’est une sortie indépendante et non en major. Et de trois, pour prouver définitivement mon propos, des mots de RZA, The Saga Continues s’inscrit dans la lignée de Chamber Music (2009) et Legendary Weapon (2011) qui étaient des compilations du style Wu & Friends.

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A$AP Mob « Cozy Tapes vol.2 : Too Cozy » @@@


Troisième assaut consécutif de la campagne AWGEST du A$AP Mob avec la suite des Cozy Tapes, ce volume 2 Too Cozy. A$AP Rocky, Ferg, Twelvyy, Ant, Nast et le reste de la bande -exception faite de Bari- tentent de tenir la barre en l’absence du très regretté A$AP Yams.

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KXNG Crooked « Good vs. Evil » [deluxe edition] @@@@


Les rappeurs de Slaughterhouse se rebiffent en 2016, pour préparer le terrain avec leur troisième album? C’est ce qu’on espère tous ardemment. Deux d’entre eux ont déjà sorti l’artillerie lourde cette année : Royce Da 5’9 a tué massivement avec Layers et récemment Joe Budden a tout laminé sur son passage avec Rage & The Machine. Au tour de KXNG Crooked f/k/a* Crooked I de sortir le lance-grenade avec Good vs Evil, autre grosse surprise.

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Banks & Steelz « Anything but Words » @@@@


À gauche, la chanteur Paul Banks d’Interpol; à droite, RZA a/k/a Bobby Digital a/k/a Bobby Steels. D’où le nom de Banks & Steelz, rien à voir avec une agence de notation. Cette première collaboration anglo-américaine entre deux artistes aux univers distincts abouti à cet album Anything but Words édité par la compagnie Warner. Pour connaître le pourquoi du comment, il suffit de mettre la lecture en route.

Sans introduction préalable, « Giant«  est la tribune idéale pour notre architecte suprême du Wu-Tang pour crier son amour pour New-York et le hip hop avec un flow bien loin de ses coutumes, mais toujours avec sa voix qui déraille à travers les émotions. Il est vrai que RZA est iconique de par son statut producteur parmi les plus influents de la musique rap, en ayant également mis un pied dans la monde du cinéma. Cette rencontre avec Paul Bankspermet de redécouvrir qu’il est également un mec qui rappe avec ses tripes et ses connexions neuronales, avec passion, avec la verve d’un type affamé. Les instrumentaux hybrides sont ici moins banals que des cross-over rap/rock, grâce à ses nombreuses sonorités électro intéressantes et qui chatouillent les tympans. Le membre d’Interpol semble être l’homme providentiel sur le chemin de l’abbé RZA. Ses capacités d’adaptation sont stupéfiantes, intégrant de la bonne manière les éléments caractéristiques dérivés du Wu comme sur « Can’t Hardly Feel » ou bien sur la partie rap de Method Man et Masta Killa sur « Point of View ». Son apport sur les refrains semble également indéniable.

Anything But Words justifie son existence par son contenu et pour son contenu, non pas par une quelconque intention opportuniste ou calculée. Le hasard oui, ou sur un plan plus scientifique, cette probabilité statistique infime que deux entités puissent se rencontrer sans aucune intervention extérieure et s’assembler quasi parfaitement durant un temps donné dans un espace où chaque caractéristique constitutive des artistes peuvent co-exister en une singularité, comme deux molécules déjà complexes que rien ne prédisposait à se lier en une molécule inédite. Comme le dit RZA sur le morceau-titre, « I write songs for fun, not for salary ». Et bien que ses albums solos sous divers alias ont été chacun des semi-échecs, il se vante tout de même de ses murs couverts de disques de platine, récompenses pour sa contribution significative à la culture hip hop, sans qu’on ait quelque chose à lui redire sur ce point. Contradictoire me direz-vous, mais qui nous interroge sur pourquoi chacun des Banks & Steelz prendrait-il un risque artistique avec ce voyage vers l’inconnu ? Au fond, vous connaissez la réponse et elle n’est pas si énigmatique : vouloir laisser sa marque dans la musique et si possible de manière désintéressée, le succès n’étant pas un objectif.

Appartement à la classe des génies incompris (voire incompréhensible bien souvent), RZA débite avec son flow brut quelques de ses fameuses formules alambiquées usant de termes biologiques, mathématiques et physiques, comme s’il avait écrit une thèse en méta-physique bouddhiste de la biochimie quantique et fantaisiste. « Conceal » et « Sword in the Stone » en sont de bons tableaux. Il arrive heureusement qu’il soit compris des humains gamma et delta (si vous avez lu Le Meilleur des Mondes) quand il se charge positivement d’égotrips ou de sujets plus terrestres. Les paroles de Paul Banks ont plus ce pouvoir de rassemblement, ainsi que les divers invités qui composent ce disque, comme Florence Welch sans ses machines (sur « Wild Season »), Method Man qu’on a décrit plus haut, l’indescriptible Kool Keith ou encore Ghostface Killah qui énergise « Love and War ». Musicalement, la stabilité de la cohésion de leurs univers est exemplaire, avec des chansons qui mériteraient d’être accessibles au monde comme « Ana Electronic«  et « Gonna Make It«  dont la mélodie électronique fait penser à ces documentaires sur le cosmos.

Tout scepticisme s’efface morceau après morceau pour laisser place à une forme d’admiration. Il ressort de Anything But Words une alchimie ‘Wu-Interpol’ inattendue et dont l’émulsion met parfaitement en valeur chacun des protagonistes. La magie de science s’applique à la musique, preuve en est. À classer à côté de l’excellent Big Grams de Big Boi et Phantogram.

 

Adrian Younge presents « Something About April II » @@@@


Le compositeur Adrian Younge est en passe de devenir un des artistes soul incontournables. Discrètement révélé par son premier ouvrage Something About April en 2012, c’est grâce à des artistes hip-hop que sa renommée grandit de manière exponentielle. Timbaland utilisera sa musique pour « Picasso Baby » de Jay-Z, Ghostface Killah fera couler son encre de storyteller sur le chef d’oeuvre de classicisme européen Twelve Reasons to Die, les Souls of Mischiefferont leur come-back grâce à lui avec There Is Only Now et même la légende DJ Premier le sample exclusivement pour le projet PRhyme avec le MC de Detroit Royce Da 5’9. Ah oui, et aussi Adrian Younge a entièrement réalisé le dernier disque du chanteur nu soul Bilal (In Another Life).

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Raury « All We Need » @@@@½


Je vous le confesse : sans doute que si les attentats à Paris n’avaient pas eu lieu, j’aurai considéré ce premier effort de Raury comme naïf et fleur bleue, l’oeuvre d’un hippie du troisième millénaire qui cherche son chemin sans savoir dans quelle direction marcher. All We Need est aujourd’hui l’album qui a su m’apposer du baume au cœur depuis ces horribles événements du 13 Novembre.

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons to Die II » starring Ghostface Killah @@@½


Tony Starks a rempilé cet été pour une suite du désormais culte Twelve Reasons to Die (premier du nom), avec de nouveau à la réalisation de la bande-son le très classieux Adrian Younge. Où il faudra essayer d’annuler le sort maudit réservé à de nombreuses suites…

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Wu-Tang Clan « A Better Tomorrow » @@@½


RZA, Raekwon, Method Man, GZA, Masta Killa, Ghostface Killah, Inspectah Deck, U-God, l’esprit d’Ol’ Dirty Bastard et le « dixième homme » Cappadonna, le clan du Wu-Tang est au complet pour ce qui pourrait bien être leur dernière réunion. Un effort de rassemblement qui a nécessité trois ans de tractations et d’annonces, et qui parallèlement a abouti à la conception d’un album unique vendu aux enchères, Once Upon A Time in Shaolin, dont l’identité de l’acheteur ainsi que l’enchère (donnée pour sept chiffres) n’ont pas été révélés.

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Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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Earl Sweatshirt « Doris » @@@½


Le voilà le très attendu premier album en major du secret le mieux gardé du crew Odd Future, attendu depuis le moment où Tyler the Creator en plein buzz avec « Sandwitches » balançait des ‘Free Earl’ à tout-va. Mais où pouvait bien se trouver Thebe Kgositsile alias Earl Sweatshirt? Il était dans une sorte de maison de redressement pour enfants à problème sur les îles Samoa. Les fans les plus assidus d’Earl l’attendaient déjà depuis sa mixtape éponyme lancée sur les Internets en 2010 alors qu’il n’avait que 16 ans, bien avant que Tyler soit révélé avec Goblins.

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U-God « Keynote Speaker » @@@½


Pendant très longtemps U-God était perçu comme le vilain petit canard du Wu-Tang : deux premiers LPs solos honteux, critique envers RZA, personnalité en retrait par rapport à ses camarades… Il se requinque en 2009 avec l’effort honorable Dopium pour conjurer le sort et enfonce le clou avec ce Keynote Speaker, facilement son meilleur album.

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Adrian Younge presents « Twelve Reasons To Die » featuring Ghostface Killah @@@@@


Très prolifique par les temps qui courent, Ghostface Killah s’est associé avec le compositeur Adrian Younge pour nous offrir Twelve Reasons to Die. On vous explique en 12 points vitaux pourquoi cet album conceptuel unique en son genre, qui se veut une sorte d’expérience cinématographique, caresse la perfection.

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Talib Kweli « Prisoner of Conscious » @@@½


Attendu de longue date, bien avant même Gutter Rainbow, Prisoner of Conscious (le -ness a disparu entre temps) devait être une nouvelle pierre angulaire dans la discographie de Talib Kweli. Ambitieux sur le papier, le très réputé MC de Brooklyn nous dévoile finalement un 5e album prévisible, de qualité, mais prévisible.

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Kid CuDi « indicud » @@@½


Plus que jamais, Kid CuDi s’attache à la Team Forever Alone. Indicud, son quatrième album, il l’a conçu et produit lui et lui seul, tout seul (à 95%), sans aucune aide de ses anciens collaborateurs Plain Pat, Emile ou Dot Da Genius. Et maintenant qu’il a quitté le label G.O.O.D. Music, annonce surprenante survenue deux semaines avant sa sortie, sans la supervision de Kanye West.

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RZA « The Man With the Iron Fists » [original soundtrack] @@@@½


La B.O. de Ghost Dog? culte. Sa sélection musicale pour Kill Bill vol.1?  culte. La B.O. d’Afro Samuraï (le premier)? culte. L’Abbé du Wu-Tang Clan est abonné aux soundtrack cultes, le choisir est l’assurance d’une bande originale qui convient à un film, culte. Celle de The Man with the Iron Fists, premier film de RZA parrainé par Tarantino avec Lucy Liu et Russell Crowe au casting, a eu droit à une attention toute particulière. Culte? Réponse: le temps le dira, mais on a un début de réponse…

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