Archives du mot-clé Marsha Ambrosius

Tech N9ne « The Storm » @@@½


Du Everready (The Religion) à Special Effects sorti l’an passé, Tech N9ne nous a gratifié d’une incroyable série d’albums foudroyants, gardant toujours le pied enfoncé au plancher telle une Bugatti Veyron lancée à sa vitesse max sur un anneau de vitesse… pendant dix ans. C’est reparti pour un tour avec sa dernière livrée The Storm qui fait logiquement écho à The Calm Before The Storm, son premier album édité en 1999. Et cette question qui revient à chaque fois : va-t-il décélérer ? Indice : cette fois, oui.

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A Tribe Called Quest « We Got It From Here… Thank You 4 Your Service » @@@@½


La dernière fois que les légendaires A Tribe Called Quest ont sorti un album, c’était en 1998 avec The Love Movement, cinquième classique d’une discographie exceptionnelle. Putain, dix-huit ans ! Une frange du public portait des couches, mangeait ses crottes de nez ou salissait ses draps quand cet album est sorti. En cette sombre année 2016, voilà que le groupe fait son grand retour avec un sixième opus, le final We Got It From Here… Thank You 4 Your Service. Au grand complet s’il-vous-plaît et surtout, fidèles à eux-mêmes. Trop beau pour être vrai ? Et pourtant.

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Common « Black America Again » @@@@½


Les élections américains du 8 novembre 2016 ont été annonciatrices de lendemains difficiles pour les communautés noires et hispaniques aux Etats-Unis. Barack Obama, premier président noir, donnera son siège du bureau ovale à un milliardaire septuagénaire xénophobe et sexiste, pro-arme, pro-vie, adoubé par le KKK, désavoué par son propre camp républicain et sans expérience du monde politique. Certains artistes, comme A Tribe Called Quest qui fait son grand retour, ont senti le vent tourner dans la mauvaise direction. Common, le vétéran de Chicago, ne faillit pas à l’appel et se dresse avec un onzième album plus soul et revendicatif que jamais.

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Joe Budden « All Love Lost » @@@½


Je ne sais pas vous mais je considère Joe Budden comme le mec le plus déprimant du rap game, ce depuis Padded Room. Après avoir perdu l’intérêt d’une partie de son public avec No Love Lost, un opus sans direction artistique et très moyen, il faut croire que le MC du New Jersey s’est inspiré des mauvaises critiques pour le titre de ce troisième album studio : All Love Lost.

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« Compton » a soundtrack by Dr Dre @@@@½


Fin du suspens : Detox aura été un album mort-né. On avait évoqué sa trop longue gestation dans le tout premier numéro de Now Playing et pour être honnête, au fur et à mesure que le temps passait, on n’y croyait plus, et le docteur non plus semble-t-il. De ses propres mots, ce grand perfectionniste avouera pas plus tard que cet été ne pas avoir été satisfait de la quarantaine de morceaux enregistrés jusqu’alors pour ce qui était l’album rap le plus attendu, espéré et fantasmé de toute la planète entière durant ces dix dernières années. Tant d’années où la Californie est devenue un désert médical en quelque sorte. Dans le fond, Dr Dre n’a pas tort d’avoir provoqué cet avortement volontairement : nous aurions été déçus de toute manière. Si l’on s’en tient aux instrumentaux que l’on a pu entendre dans les publicités pour ses casques Beats et les deux singles « Kush » (finalement très bon) et l’impardonnable « I Need a Doctor », il était fort à parier que la déception aurait été au rendez-vous. Puis il y a eu l’arrivée de Kendrick Lamar chez Aftermath, la vente de Beats à Apple contre un chèque de neuf (9!) zéros…

Et il fallait quand même qu’un petit miracle se produise. Après tout, D’Angelo est bien parvenu à faire son grand retour après quinze longues années de patience donc tous les espoirs pouvaient être permis à ce niveau-là. Il fallait juste l’occasion idéale de se faire remarquer au bon endroit et au bout moment. Et cette occasion-là elle tombait à pic : le biopic Straight Outta Compton racontant sur grand écran l’histoire sulfureuse des N.W.A. Une super-production hollywoodienne mettant en scène le groupe le plus dangereux du monde vingt sept ans après la sortie de l’album qui a donné son nom au film et qui avait embrasé Los Angeles à l’époque. Les retrouvailles avec Ice Cube et DJ Yella, trente ans de souvenirs qui ressurgissent depuis ce ghetto de Compton qui les a vu grandir et exploser au grand public… Dr Dre ne pouvait pas rester sans rien faire face à ce moment quasi historique. Surtout que son deal avec Apple Music lui apportait un support immédiat pour sortir un nouveau projet d’envergure préparé dans le plus grand secret sur la plateforme de la Pomme, à la manière dont Beyoncé et Drake ont mis à disposition leurs derniers albums, c’est-à-dire avec un certain effet de surprise. Ce qui n’a pas manqué puisque rien, aucune info n’a filtré jusqu’à ce que Ice Cube vende la mèche dix jours avant la sortie officielle sur iTunes. Seize ans après 2001, sort le troisième album de Dr Dre, baptisé du nom de son berceau, Compton (écrit aussi Compton : a soundtrack by Dr Dre). Alleluia !

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Marsha Ambrosius « Lovers & Friends » @@@½


La ‘floétresse’ Marsha Ambrosius a accouché de son second bébé, il s’appelle Lovers & Friends. La belle anglaise poursuit son aventure en solo en parlant d’histoires qui se passent à deux.

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The Robert Glasper Experiment « Black Radio 2 » [Deluxe edition] @@@@


Au-delà de critiques très favorables, le premier volume Black Radio du Robert Glasper Experiment avait permis de redonner un gain d’intérêt à la Nusoul avec un projet rassemblant un éventail d’artistes liés de près ou de loin à ce mouvement musical, comme ce que faisait Roy Hargrove à l’époque avec RH Factor. Maintenant que le pianiste Robert Glasper possède le témoin bien en main, il aborde cette suite avec l’idée d’en faire plus, en regroupant un parterre de chanteurs – et rappeurs! – prestigieux. Encore plus si vous optez pour l’édition deluxe.

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Talib Kweli « Prisoner of Conscious » @@@½


Attendu de longue date, bien avant même Gutter Rainbow, Prisoner of Conscious (le -ness a disparu entre temps) devait être une nouvelle pierre angulaire dans la discographie de Talib Kweli. Ambitieux sur le papier, le très réputé MC de Brooklyn nous dévoile finalement un 5e album prévisible, de qualité, mais prévisible.

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Freeway « Diamond in the Ruff » @@@½


Notre barbu préféré de Philly revient avec un quatrième album serti de joyaux bruts, Diamond in the Ruff, édité par la compagnie indépendante Babygrande. Presque dix ans après la bombe Philadelphia Freeway, force est de constater que Freeway n’a rien perdu de son énergie et de sa fougue. C’était l’occasion pour lui aussi de faire quelques retrouvailles après son album commun avec Jake One chez Rhymesayers, le très plébiscité Stimulus Package.

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Saigon « The Greatest Story Never Told Chapter 2: Bread And Circuses » @@@½


Sorti avec cinq ans de retard, The Greatest Story Never Told de Saigon a définitivement marqué le début cette nouvelle décennie rap. Presque deux ans plus tard, le rappeur de Brooklyn se lance dans un défi tout aussi compliqué que ce qu’il a traversé pour sortir son premier disque: convaincre avec un successeur digne de ce nom, Bread & Circuses, avec Just Blaze à la production exécutive. Coïncidence (?) du calendrier, ce second volet a été livré le jour de la réélection de Barack Obama.

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G.O.O.D. Music « Cruel Summer » @@½


Tout le monde le sait, du moins tout le monde le saura maintenant, G.O.O.D. Music (G.O.O.D. pour ‘Gettin’ Out Our Dreams’) est le label de la diva superstar du rap Kanye West a/k/a Louis Vuitton Don, le mec qui invente toutes les semaines une nouvelle façon de se fringuer (avec un budget de 1000 euros minimum). Il fut fondé la même année que la sortie de son premier album The College Dropout, soit l’an de grâce 2004, et a permis l’émergence d’artistes comme Consequence, John Legend, Kid CuDi et Big Sean. Kanye y a également signé Common, le MC le plus emblématique de Chicago qui a longtemps collaboré avec son mentor No I.D., Mos Def et Pusha T, la moitié des Clipse.

Les années et les albums passent, l’idée d’une compilation fait son chemin, d’abord par des spéculations, des rumeurs, puis des informations au compte-goutte plus ou moins officielles, via la presse ou les artistes eux-mêmes participants à ce projet. Surprise lors du Festival de Cannes 2012, Kanye présente son court-métrage Cruel Summer, et dont il n’y a eu que de faibles échos. Ce film jamais diffusé auprès des petites gens que nous sommes est le point de départ du buzz autour de cette fameuse compilation, qui aura connu de nombreux reports et dont le mystère fut bien gardé jusqu’au bout. Ses singles promotionnels (« Mercy« , « New God Flow« , « Don’t Like remix« …) ont attisé notre curiosité, quelques infos comme l’implication du producteur prodige Hit-Boy et le fait que Kanye a finalisé l’album à Hawaï. Quel mystère insoutenable dites donc! Tout comme l’écoute et la large déception qui m’attendaient…

La déesse aux gros lolos qui orne la pochette a l’air de me dire que je vais me faire baiser. D’un certain point de vue, c’est le cas. Chronique cruelle de ce début d’Automne pourrait-on ainsi dire.

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Curren$y « The Stoned Immaculate » @@@@


Curren$y sort des projets à un rythme industriel et celui qu’il présente maintenant, The Stoned Immaculate, est selon ses propres dires son « premier vrai album », accessoirement son second chez Warner Bros après Week-end at Burnie’s paru l’été 2011. S’il entend par « vrai album » un « album mainstream », okay, dans sa configuration, c’en est bien un. Et il tient très bien la route, le rappeur de la Nouvelle-Orléans a su négocier  son virage sans perdre sa trajectoire initiale, à savoir faire du rap pour l’autoradio.

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Tyga « Careless World: Rise of the Last King » @@


À ses débuts avec No Introduction, Tyga était perçu comme une curiosité. Natif de Compton (comme Dr Dre, DJ Quik et Game) et cousin de Travis McCoy des Gym Class Heroes, imaginez le mélange. Maintenant le voilà membre de la famille Young Money/Cash Money Records sous la houlette de Birdman et Lil Wayne, afin de mieux assouvir son ambition avec Careless World: Rise of the Last King. Ou comment passer d’un premier album tendancieusement pop de pseudo hipster à une suite prétentieuse qui se conforme au style Young Money.

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Kidz in the Hall « Occasion » @@@½


Bien avant les Cool Kids d’autres kids de Chicago se la coulaient douce, les Kidz in the Hall. En constante évolution depuis l’académique School Was My Hustle publié en 2006 chez Rawkus, Double O et Naledge arrivent aujourd’hui avec Occasion, un quatrième volet qui n’est toujours pas celui de maturité. Les futurs trentenaires préfèrent se changer les idées avec un album festif aux accents pop.

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9th Wonder « Wonder Years » @@@@


Cela fait depuis 2007 que Wonder Years est en préparation. Une éternité pour les aficionados du producteur révélé à travers les Little Brother, mais qui se sont tout de même satisfaits de ses albums collaboratifs avec Buckshot, Murs, Jean Grae ou encore David Banner. Il semblerait que ce soit sa réconciliation avec son petit frère Phonte qui ait catalysé la finalisation de Wonder Years. 9th a pris son temps, a attendu le moment opportun pour livrer cet opus, et autant vous dire que ça en valait la peine d’attendre.

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