Archives du mot-clé James Poyser

Faith Evans & The Notorious B.I.G. « The King & I » @@@½


Pour fêter les 20 ans de la disparition de Christopher Wallace alias Notorious B.I.G., son épouse Faith Evans a offert un beau cadeau en sa mémoire : un album duo The King & I. Et même plus qu’un classique duo homme/femme, un couple mort/vivant. Avis aux nostalgiques des débuts de Bad Boy Records.

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Karriem Riggins « Headnod Suite » @@@@


Karriem Riggins n’est pas du genre producteur superstar, très loin de là, et pourtant il a collaboré avec beaucoup d’entre eux, de stars du hip-hop et de la soul, et pas que. Jugez-en un peu, ce vieil ami de J Dilla a joué de la batterie ou créé des beats pour Madlib, Roy Hargrove, Slum Village, Erykah Badu, Paul McCartney (ne cherchez pas d’intrus), Elzhi, Kaytranada, Kanye West et récemment, il a été le maître d’oeuvre du dernier bijou de Common, Black America Again. Voilà pour la remise à jour du résumé de ses collaborations.

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Common « Black America Again » @@@@½


Les élections américains du 8 novembre 2016 ont été annonciatrices de lendemains difficiles pour les communautés noires et hispaniques aux Etats-Unis. Barack Obama, premier président noir, donnera son siège du bureau ovale à un milliardaire septuagénaire xénophobe et sexiste, pro-arme, pro-vie, adoubé par le KKK, désavoué par son propre camp républicain et sans expérience du monde politique. Certains artistes, comme A Tribe Called Quest qui fait son grand retour, ont senti le vent tourner dans la mauvaise direction. Common, le vétéran de Chicago, ne faillit pas à l’appel et se dresse avec un onzième album plus soul et revendicatif que jamais.

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Common « Nobody’s Smiling » @@@


Et de dix pour Common. Et comme il y a vingt ans avec son classique Resurrection, cet opus est produit par No I.D.. Mais les temps ont bien changé depuis l’âge d’or du hip-hop, et le rappeur/acteur de Chicago a toujours su s’adapter à toutes les périodes. Il y a eu la mouvance Soulquarian avec les chanteurs de Nusoul, J Dilla et les Roots, l’ère G.O.O.D. Music avec les productions de Kanye West, élève de No I.D. (simple rappel), et les Neptunes.

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


Mack-Wilds-New-York-A-Love-Story

Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.

 

Big Sean « Hall of Fame » (deluxe edition) @@


Finally Famous, le premier album de Big Sean, j’en avais conclu qu’il était léger, pas désagréable, ni fameux, avec pour note un gentil @@@ sans trop entrer dans les détails… Est-ce que le rappeur de Detroit signé chez G.O.O.D. Music a progressé sur ce Hall of Fame ? Nan, c’est carrément l’inverse. Et il s’étonne qu’on ne le considère pas comme un top rappeur? Laissez-moi rire!

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Estelle « All of Me » @@@


Pour beaucoup, Estelle est la chanteuse du tube de l’été 2009 « American Boy » avec Kanye West, un hit mondial qui lui a permis d’obtenir pas mal de trophées dont un MOBO Award et le Grammy Award de la meilleure collaboration rap/chant. Même que les Cocoon l’ont repris dont une version folk assez funky. Mais c’est faire l’impasse sur ce très bon album r&b Shine dont est extrait ce morceau et le talent de cette chanteuse/rappeuse venue tout droit d’Angleterre. All Of Me, son troisième album, est sensé être celui de la confirmation de son succès.

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Common « The Dreamer / The Believer » @@@@½


Dans les années 90, Common Sense et No I.D. vivaient d’amour pour le Hip Hop. Le MC de Chicago et le mentor de Kanye West avaient réalisé de très belles choses ensemble, le classique Resurrection et sa suite One Day It’ll All Make Sense tout aussi magnifique. Leurs chemins se sont ensuite séparés, Common a vécu plusieurs périodes (Soulquarian, G.O.O.D. Music, le cinéma…) avant de retrouver son ami de longue date plus d’une décennie plus tard. Le projet Cocaine 80 fut le prélude de ces retrouvailles, The Dreamer / The Believer en est l’éclatante expression.

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The Roots « undun » @@@@@


A chaque nouvelle sortie de l’orchestre hip-hop de Black Thought et Questlove, la même question : cet opus sera-t-il très bon ou juste excellent ? Il semblerait bien que Undun, dixième pièce des Roots, frise le sans-faute.

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Saigon « The Greatest Story Never Told » @@@@½


Et dire que The Greatest Story Never Told n’a failli jamais voir le jour… Enregistré entre 2005 et 2007 et repoussé de multiples fois par Atlantic Records, ce premier album de Saigon aurait pu (du?) connaître un sort funeste. À force de persévérance, lui et Just Blaze ont pu mettre un terme définitif à cinq longues années d’attente, en livrant cet album – et c’est très rare pour être cité – presque dans la version prévue à l’origine. La vérité peut enfin être révélée. Lire la suite Saigon « The Greatest Story Never Told » @@@@½

John Legend & The Roots « Wake Up! » @@@½


Comme pour Seal, ce qui a aussi motivé John Legend à concevoir un album de reprises de standards de la Soul des sixties et seventies est l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche. Drôle de coïncidence, à ce détail près que John est entré en collision avec les Roots durant la campagne présidentielle américaine de 2008. Même si l’enregistrement a débuté il y a deux ans, l’affiche est extraordinaire faut l’admettre, réunir ensemble le chanteur de l’écurie de Kanye West G.O.O.D Music et un groupe de hip-hop – un des meilleurs – unique en son genre car acoustique.

Le frémissement d’une ère de changements a été l’élément déclencheur de cette ferveur populaire et la base de l’inspiration de Wake Up. Peut-être que l’idée d’un album de reprises provient du fait la culture hip-hop, le gospel, le jazz et la soul étaient investies d’une mission et la voilà désormais accomplie, l’aboutissement d’une lutte la reconnaissance d’une communauté et de ses valeurs.

En tout cas, chacun des titres choisis pour cet opus est une pièce de choix, et pas forcément des chefs d’oeuvre connus du grand public, ce qui permettra en plus de découvrir des trésors remis à neuf en quelque sorte.

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Madlib – Medicine Show #7 « High Jazz » @@@@


On connaît Madlib comme un producteur de indie hip-hop de renom. Un autre de ses talents incroyables est qu’il est aussi un très bon jazzman, ce n’est pas vraiment une nouveauté mais c’est important de le signaler. En 2001 déjà, il s’était converti au jazz contemporain par le biais de son groupe le Yesterday New Quintet. Puis si le légendaire label Blue Note lui a laissé le champs libre pour remixer avec maestria son catalogue en 2003 pour Shades of Blue (lire la chronique), ce n’est pas non plus par hasard. High Jazz, le septième volume de sa série des Medicine Show, poursuit cette lancée en modernisant le Jazz avec une pointe de musique électronique.

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The Roots « How I Got Over » @@@@


Chose promise, chose due : les Roots rempilent pour quatorze nouveaux titres, atteignant maintenant leur 156e chanson au total. La bande à ?uestlove et Black Thought en sont, avec How I Got Over, à leur 11e album, leur 3e chez Def Jam. C’est qu’on ne voit plus le temps passer après plus de vingt ans d’existence, les tournées, les live en direct du talk show Late Night Jimmy Fallon Show,…

Heureusement How I Got Over reprend là où les Roots nous avait laissé, sur la note positive de Rising Down avec le constrastant « Rising Up », repassant de l’ombre à la lumière comme on est passé du gouvernement Bush à Barack Obama. Le changement dans la continuité en somme.

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Erykah Badu « New AmErykah part two : Return of the Ankh » @@@@½


Une femme sait se faire attendre. Erykah nous a fait languir deux longues années depuis 4th World War (lire la chronique), avec cette promesse d’une suite : Return of the Ankh (Control Freaq Records/ Universal Motown). C’est-à-dire que durant ce hiatus, notre déesse de la NuSoul a mis au monde son troisième enfant, fruit de son union avec Jay Electronica.

Quant aux adeptes du baduisme, ils trouveront de la nourriture pour leurs esprits avec cette offrande divine, en commençant par la contemplation des détails de l’illustration de son livret entre psychédélisme, symbolisme et vieille SF, sur laquelle Erykah Badu est une androïde en cours d’émancipation.

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Musiq Soulchild « Onmyradio » @@@@


Sans même avoir écouté ce cinquième de Musiq Soulchild, on sait par avance qu’il s’agit d’un grand album de NuSoul/R&B et qu’on ne risque pas du tout d’être déçu de sa qualité. Pourtant les fans que nous sommes avions failli lui jeter des tomates pourries lorsqu’on a entendu pour la première fois « Radio », scandalisés par cette fâcheuse tendance à se calquer sur les sons down south. Mais ce morceau ‘crunk’n b’ (un genre hybride créé par Lil Jon avec le gigatube « Yeah » de Usher et que l’on croyait disparu pas longtemps après « Goodies » de Ciara) n’est pas du tout représentatif du contenu de Onmyradio, un titre qui signifie que Musiq s’est fait plaisir en créant sa playlist idéale, entre élégants slow-jams et musique urbaine d’hier et aujourd’hui.

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