Archives du mot-clé Fat Joe

Fat Joe & Remy Ma « Plata o Plomo » @@@½


Que Fat Joe ait sorti un album physique, ça fait un bon bout de temps déjà, on parle d’années. Quand je dis physique, c’est pas au sens ‘costaud’, mais en format non-digital. Remy Ma c’est pire : onze ans depuis son solo Based on a True Story. Faut dire qu’elle a purgé une petite peine de prison, six ans, pour tentative de meurtre. Mais la période est propice aux retours, et il n’y pas que son mari Papoose qui trépidait d’impatience.

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D.I.T.C. « Sessions » @@@@


Entre le nouvel album des De La Soul paru fin aout et le grand retour inespéré du groupe culte A Tribe Called Quest est sorti de manière sensiblement moins triomphante le troisième album d’un collectif phare des années 90, D.I.T.C.. Les Diggin in the Crates avait tenté un come-back en 2008 avec The Movement, sans Fat Joe ni Diamond D, et qui n’a quasi aucun écho, comme si plus personne ne s’intéressait à eux après les avoir tant adulé à la fin des années 2000. Que Sessions ait ce même traitement ou pas ne changera rien à ce fait : l’album du crew new-yorkais est dehors quoi qu’il arrive.

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DJ Khaled « Major Key » @@@


Plutôt de faire des copier-coller depuis 4-5 albums déjà, parce que sa liste de contacts ne s’est jamais vraiment renouvelée, DJ Khaled a trouvé un hobby super chouette : devenir le roi de Snapchat. Entre séquences  ridicules et surréalistes assimilées à du second degré involontaires et conseils positifs comme touchants, notre patapouf préféré est devenue une sorte de JCVD du rap game. Ses clefs du bonheur et du succès sont devenus des gif, des memes, cultes. Et sa méthode Coué a visiblement bien fonctionné puisque Roc Nation le manage désormais et lui ouvre la clef des champs, en réalité augmenté comme sur la pochette. Son meilleur effort de gestion depuis Listenn… The Album et We The Best.

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N.O.R.E. « Drunk Uncle » @@@


*Toc toc* Qui c’est? Oh non… pas lui, pas Noreaga, le tonton alcoolo… Pffff le revoilà qui revient avec ses fonds de vieilles teilles-bou et morceaux rap démodés…

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Troy Ave « Major Without a Deal » @½


Pour ses débuts avec New York City: The Album, on avait dit que pour premier album c’était OK. Troy Ave prend du galon et prépare une suite. Sauf que le freshmen XXL de la promo 2014 vient de se ridiculiser littéralement en public avec Major Without a Deal.

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Diamond D « The Diam Piece » @@@


Diamond D est en quelque sorte le ‘D’ du légendaire crew new-yorkais des D.I.T.C. (‘Diggin in the Crates’ pour les non-connoisseurs), un collectif qui, durant la seconde moitié des années 90 jusqu’en 2000 où est paru leur album éponyme, rassemblait des légendes telles que Big L (RIP), Fat Joe, Showbiz & Andre the Giant, O.C. et les producteurs Lord Finesse, Buckwild et donc Diamond D.

Le groupe a bien tenté une percée huit ans plus tard avec The Movement, malheureusement l’aspect légendaire appartenait déjà au passé, le D.I.T.C. n’est pas une institution comme le Wu-Tang. Les membres (Fat Joe évidemment, Diamond D,…) avaient cependant plus d’écho sur leurs projets solos ou en binôme (Buckwild avec Celph Titled, Oasis d’A.G. & O.C.). Diamond D, quant à lui, est revenu pour la rentrée 2014 avec The Diam Piece, un album suspendu en ce temps où le rap était respecté pour le fond et la forme.

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Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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Fat Joe « The Darkside Volume 2 » [mixtape] @@@@


The Darkside volume 1 a donné une suite, sous la forme d’une mixtape produite par les Cool & Dre. Parce qu’un album ne serait pas viable commercialement? Vu la teneur hardcore de ce volume 2, c’est fort probable. À croire que le fait que Fat Joe ait rendu presqu’un quintal sur la balance lui a redonné la faim de ses débuts. Le Don Cartagena n’est ni fat, ni slim, ni même le ‘average Joe’. C’est Crack!

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DJ Khaled « We The Best Forever » @½


Rentrons dans le (gros) tas. We The Best Forever est un concentré hautement toxique de ses quatre précédents LP : même format douze-titres, mêmes hitmakers, les mêmes featurings qui reviennent, idem pour les thèmes (hood, succès et tout le toutim), quelques nouveaux noms en plus et Khaled ne produit aucun instru.

Et le plus dingue, c’est que le style demeure invariable. On a l’impression d’entendre le même disque qui ressemblait au disque précédent, qui lui-même ressemblait au disque précédent, qui lui-même aussi ressemblait au disque précédent, etc… c’est pas compliqué d’entuber les gens en faisait du copier/coller, il suffit simplement de mettre une autre cover. D’ailleurs, la pochette ressemble étrangement à celle de L’Palais de Justice de Freeman. Je dis ça, je dis rien… Bref, rien n’a changé, sauf son label qui s’appelle Cash Money Records maintenant.

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DJ Skee presents « Purp & Patron : The Hangover » [mixtape] @@@


Quand y en a plus, y en ren’a. Les bouteilles sont vides mais il reste encore des fonds de verre qui traînent et des mélanges vomitifs. Pour Game ce n’est toujours pas le moment de décuver, alors il est parti enregistrer de nouveaux titres en complément de sa double-mixtape Purp & Patron sortie tout juste la semaine dernière. C’est qu’il nous a fichu parterre avec une méchante gueule de bois. Comme le MC de Compton l’annonce fièrement sur “The Hangover” (du nom cet add-on), tout a été bouclé en une nuit avec un match de basket comme repère temporel pour le prouver.

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Fat Joe « The Darkside vol.1 » @@@½


Quelle daube c’était J.O.S.E. 2, rholala… Le Gros Joe avait touché le fond, et faut arrêter de dire que c’est la faute des prods. 50 Cent a beau le beefer, de toute façon la crédibilité du Don Cartagena était en lambeaux depuis qu’il promettait de sortir de bons disques. La donne a changé, il est loin le souvenir du Fat Joe présentateur de Pimp My Ride Europe en Hollande, en plus les majors l’ont lâché, euh… Même les D.I.T.C ont ressorti un album sans faire appel à ses services. Au bout d’un moment, quand le pire est passé, les choses finissent forcément par aller mieux.

Il suffisait pourtant de peu pour que Fat Joe redresse la tête, il fallait juste arrêter de penser renouer un jour avec le succès qu’il a vécu il y a dix ans. Point de départ d’une trilogie, Darkside vol.1 est potentiellement son meilleur album depuis le début du millénaire.

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Fat Joe « J.O.S.E.2 » @1/2


Certains auditeurs de rap cainri ont raison de penser que la qualité du rap eastcoast est tirée par le bas si on étudie la question de Fat Joe. Celui qui dans les années 90 a lancé la carrière de Big Pun et qui fut un des piliers du D.I.T.C. n’est plus que l’ombre de lui-même à l’heure où je vous parle.

La sortie de J.O.S.E. 2 permet de faire le point depuis son prédécesseur Jalous Ones Still Envy qui nous ramène huit ans en arrière, période où Fat Joe était au top de sa carrière. En effet, J.O.S.E. premier du nom (dont sont extraits les tubes « What’s Luv » avec Ja Rule & Ashanti et « We Thuggin » feat R Kelly) s’est officiellement vendu à plus d’un million d’exemplaires au pays de l’Oncle Sam. C’est après que sa cote de popularité a dégringolé proportionnellement à ses scores de vente… jusqu’à atteindre le fond avec ce grotesque J.O.S.E. 2. Comment a-t-il pu tomber si bas ? Analyse.

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Lil Wayne « The Leak 6 » @@1/2


Je ne vais refaire une introduction récapitulative sur Lil Wayne, pas le courage, il n’y a qu’à relire ma chronique de Tha Carter III (cliquez ici pour rejoindre la page). J’ai juste à répéter que son buzz est toujours aussi faramineux et qu’il conserve son omniprésence en tant que featuring n°1, au point de dépasser le simple de stade de phénomène : trois milli-milli-millions d’albums vendus rien qu’aux States et même ses mixtapes officielles (comme Dedication III) ont pointé leurs nez dans le Billboard 200 ! Dans la seconde moitié des charts bien sûr mais quand même, voir une mixtape se vendre autant (26 000 copies sur quatre semaines si mes souvenirs sont bons) après un succès relativement colossal (des tas d’autres rappeurs avant lui ont fait beaucoup mieux que ça comme chiffres, ne l’oublions pas), c’est un indicateur fort du potentiel commercial de Weezy. 50 Cent a raison d’être jaloux. 

Quelques personnes vont sans doute alors ne pas comprendre pourquoi je chronique une mixtape de Lil Wayne, même si je leur dirai qu’elle était disponible gratuitement en téléchargement (sur HipHopSite.com). Honnêtement, j’étais curieux de connaître ses orientations artistiques futures, pour voir s’il continue dans son délire autotune qui me donne la chiasse (façon de parler) ou s’il va péter d’autres câbles et partir dans des trips inimaginables. Réponse avec The Leak 6. Mais une info m’a déjà mis la puce à l’oreille, car j’ai su le jour même que Rebirth allait être un album rock, ça fout la trouille (j’ai le sentiment d’avoir déjà dis ça quelque part…).

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Diamond D « The Huge Hefner Chronicles » @@@


Brève critique pour un album court et sans grand intérêt, avec une présentation succincte concernant ce 5e album du DJ/rappeur/producteur Diamond D, The Huge Hefner Chronicles, sorti chez Babygrande. Je ne m’étendrai pas davantage sur ce que je considère comme une déception, pas besoin de l’épingler sur le blog. Il n’y a absolument rien de mauvais dans cet album, ce n’est pas une question de ça, que ce soit bon, moins bon, pas terrible ou sympa, c’est simplement trop classique, trop pas innovant et par conséquent, le coup du beat/sample/rap lassant, surtout que Diamond D n’a pas un flow qui tue.

C’est décevant de voir qu’un gars comme lui, si occasionnel, peu présent dans le rap, ne puisse pas faire mieux que ça, quelque chose qui assoit sa réputation. Et ce ne sont pas les mots de Fat Joe qui vont nous faire jaillir de l’enthousiasme, le niveau est faible pour un producteur de cette trempe, comme il s’est passé pour NY’s Finest  de Pete Rock. Heureusement, quelques titres peuvent susciter de l’intérêt en les parcourant, comme « Baby », « It’s Alright », « Bad/Good », mais à côté, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Quelques invités notables, comme Sadat X, Stacy Epps et des erreurs de casting, comme K-Terror, copie d’un mauvais rappeur sudiste.

 

Ceci dit, cet article est l’occasion de vous annoncer la sortie d’un nouvel album du D.I.T.C. pour le mois de Novembre, sans Big Pun et Big L (à moins que des couplets post-mortem ont été retenus), ni Joey Crack.Vous pouvez toujours aller noter ce disque en cliquant sur « plus d’infos ». 

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DJ Khaled « We Global » @@


On change tout sans rien changer, telle est la formule que nous sert DJ Khaled pour la deuxième fois depuis Listenn : une Nième compilation made in Miami avec un tas de hot singles (éphémères, pléonasme) et des combinaisons de rappeurs mainstreams. On retrouve bien entendu sur We Global (We The Best Music Group/Terror Squad/ Koch Records) la houlette de producteurs floridiens habituels, comme les Cool & Dre, The Runners, les Diaz Brothers, plus Danjahandz, des gros clients présents depuis le début comme Rick Ross, Flo Rida, Trick Daddy, Trey Songz, Bun B, Birdman, Pitbull, Akon, Fat Joe (l’unique membre originel du Terror Squad) avec au milieu de tout ça, le petit protégé Ace Hood (signé sur Def Jam), Kanye West, The Game et pour la première fois Nas, Sean Paul, Busta Rhymes et Missy Elliott. Excusez du peu encore une fois.

Oh, tiens donc ! Voyez-vous ça, il manque Lil Wayne dans les featurings, mais ce n’est pas comme s’il nous manquait, on le trouvera probablement dans le prochain album qu’on écoutera… Par ailleurs, DJ Khaled ne cache plus ses ambitions, il en veut encore et toujours plus de succès et de thunes. Comme il est dit dans l’intro « Standing to the Moutain Top », où Ace Hood termine essouflé par l’up-tempo : « I know it makes you sick, guess what, you make me rich. » Pas besoin de traduire, qu’on le supporte (difficilement) ou pas, on l’a dans le cul pour la troisième fois. On va devoir le subir encore, lui et ses abrutissants « we the best », « we takin’ over », « this for the ghetto » en rajoutant des nouveaux gimmicks du genre « we run this rap game », « we international now », blablabla… (*soupir*) Bon sinon, et à part ça ? 

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