D.I.T.C. « Sessions » @@@@


Entre le nouvel album des De La Soul paru fin aout et le grand retour inespéré du groupe culte A Tribe Called Quest est sorti de manière sensiblement moins triomphante le troisième album d’un collectif phare des années 90, D.I.T.C.. Les Diggin in the Crates avait tenté un come-back en 2008 avec The Movement, sans Fat Joe ni Diamond D, et qui n’a quasi aucun écho, comme si plus personne ne s’intéressait à eux après les avoir tant adulé à la fin des années 2000. Que Sessions ait ce même traitement ou pas ne changera rien à ce fait : l’album du crew new-yorkais est dehors quoi qu’il arrive.

Le technicien funky Lord Finesse, OC, le géant André, Diamond D, Buckwild, le plus si groe Joe, tous se sont rassemblés en studio. L’esprit de Big L est bien présent, on peut entendre sa voix sur l’intro de « Not 4 Nothing« . À les écouter entre les rimes, le groupe a décider de forcer le destin pour démontrer que leur hip-hop est là pour durer. Ce qui ressort de tous les articles relatant la sortie de ces dix titres originaux (ni plus ni moins), c’est l’authenticité qui s’en dégage. Evidemment, des tueries comme « Granted » d’OC, « New Wave« , le soulful « Make ‘Em Proud » ou les deux versions de « Rock Shyt/Too » (chacun avec un samples rock différent et efficace au point qu’il est difficile de les départager), avec un Fat Joe en grosse forme, créent un décalage certain par rapport au paysage rap d’aujourd’hui, la trap tout ça, etc… Ce gap générationnel.

Sessions est là pour rappeler qu’il y a de la place pour tous les styles de rap, incluant ceux qui trustaient les bacs il y a vingt ans et plus, comme il y a toujours une place pour la soul rétro dans les étalages actuels. Ce n’est pas une question d’être un puriste assumé ou non de préférer du rap 90’s dans l’âme, tout le monde à droit d’apprécier les beats, les punchlines (« your favorite rapper can’t even hold my microphone ») et les flows d’un hip-hop pur et dur Eastcoast, surtout quand on s’appelle D.I.T.C. (et ce malgré une qualité audio parfois inégale). C’est ce qu’ils revendiquent sur des titres comme « New Wave » ou « Make ‘Em Proud« , défiant la jeunesse actuelle sur leur terrain.

N’attendez rien d’autre de leur part que des « ruff beats and ruff raps ». Pas d’autotune, pas de synthétiseurs, de babasses, de beats programmés à la TR808, de refrain r&b… Que du bio. N’appelez pas ça un retour aux sources.

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