Archives du mot-clé Diamond D

Blu & Nottz « Gods In The Spirit, Titans In The Flesh » @@@@


Pas une vraie nouveauté néanmoins une sortie qui vaut son pesant d’or. Comme on peut le deviner en lisant le titre Gods In The Spirit, Titans In The Flesh, cet album qui sort chez Coalmine Records est l’association des deux très lourds EPs de Blu & Nottz parus respectivement en 2013 et 2016. C’est sans doute psychologique mais en format LP, l’addition semble plus lourde encore.

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D.I.T.C. « Sessions » @@@@


Entre le nouvel album des De La Soul paru fin aout et le grand retour inespéré du groupe culte A Tribe Called Quest est sorti de manière sensiblement moins triomphante le troisième album d’un collectif phare des années 90, D.I.T.C.. Les Diggin in the Crates avait tenté un come-back en 2008 avec The Movement, sans Fat Joe ni Diamond D, et qui n’a quasi aucun écho, comme si plus personne ne s’intéressait à eux après les avoir tant adulé à la fin des années 2000. Que Sessions ait ce même traitement ou pas ne changera rien à ce fait : l’album du crew new-yorkais est dehors quoi qu’il arrive.

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Diamond D « The Diam Piece » @@@


Diamond D est en quelque sorte le ‘D’ du légendaire crew new-yorkais des D.I.T.C. (‘Diggin in the Crates’ pour les non-connoisseurs), un collectif qui, durant la seconde moitié des années 90 jusqu’en 2000 où est paru leur album éponyme, rassemblait des légendes telles que Big L (RIP), Fat Joe, Showbiz & Andre the Giant, O.C. et les producteurs Lord Finesse, Buckwild et donc Diamond D.

Le groupe a bien tenté une percée huit ans plus tard avec The Movement, malheureusement l’aspect légendaire appartenait déjà au passé, le D.I.T.C. n’est pas une institution comme le Wu-Tang. Les membres (Fat Joe évidemment, Diamond D,…) avaient cependant plus d’écho sur leurs projets solos ou en binôme (Buckwild avec Celph Titled, Oasis d’A.G. & O.C.). Diamond D, quant à lui, est revenu pour la rentrée 2014 avec The Diam Piece, un album suspendu en ce temps où le rap était respecté pour le fond et la forme.

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Dilated Peoples « Directors of Photography » [deluxe edition] @@@@


Huit ans qu’un de nos groupes de rap favori n’avait pas publié d’album, cela commençait à faire sérieusement long. Depuis 2006 et leur dernier album en major 20/20, les membres des Dilated Peoples ont entamé des carrières en solo avec plus ou moins de succès, celle d’Evidence ayant connu un grand intérêt. EV aillant sorti plusieurs projets chez le label indie hip-hop Rhymesayers (son album Cats & Dogs et Lord Steppington avec Alchemist), il rameute ses deux vieux amis DJ Babu et Rakaa Iriscience pour un cinquième album synonyme de maturité.

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Torae « For the Record » @@@@


For The Record est une sortie rap new-yorkais qui provoquera des éjaculations précoces chez tout puriste qui se respectent. Et pour cause, Torae a réuni la fine fleur de l’âge d’or du Hip-Hop made in NYC, tels que DJ Premier, Pete Rock, Diamond D et Large Professor  Mais aussi Marco Polo, Nottz, Illmind et la Soul Council (9th Wonder, Khrysis, E.Jones, Fatin)… Des beats et des rimes, la vie.

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Pharoahe Monch « W.A.R. (We Are Renegades) » @@@½


 

Si vis pacem, para bellum. Traduit du latin, « qui veut la Paix, prépare la Guerre ». C’est ainsi que l’on pourrait interpréter l’avertissement d’Idris Elba qui introduit W.A.R., ce troisième LP de Pharoahe Monch paru chez Duck Down Records. Armé de son micro, ses mots et ses couilles, Pharoahe part en mission en traitant ce vaste sujet socio-géo-politique suivant différents axes et méthodes de terrorisme intellectuel.

 

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Diamond D « The Huge Hefner Chronicles » @@@


Brève critique pour un album court et sans grand intérêt, avec une présentation succincte concernant ce 5e album du DJ/rappeur/producteur Diamond D, The Huge Hefner Chronicles, sorti chez Babygrande. Je ne m’étendrai pas davantage sur ce que je considère comme une déception, pas besoin de l’épingler sur le blog. Il n’y a absolument rien de mauvais dans cet album, ce n’est pas une question de ça, que ce soit bon, moins bon, pas terrible ou sympa, c’est simplement trop classique, trop pas innovant et par conséquent, le coup du beat/sample/rap lassant, surtout que Diamond D n’a pas un flow qui tue.

C’est décevant de voir qu’un gars comme lui, si occasionnel, peu présent dans le rap, ne puisse pas faire mieux que ça, quelque chose qui assoit sa réputation. Et ce ne sont pas les mots de Fat Joe qui vont nous faire jaillir de l’enthousiasme, le niveau est faible pour un producteur de cette trempe, comme il s’est passé pour NY’s Finest  de Pete Rock. Heureusement, quelques titres peuvent susciter de l’intérêt en les parcourant, comme « Baby », « It’s Alright », « Bad/Good », mais à côté, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Quelques invités notables, comme Sadat X, Stacy Epps et des erreurs de casting, comme K-Terror, copie d’un mauvais rappeur sudiste.

 

Ceci dit, cet article est l’occasion de vous annoncer la sortie d’un nouvel album du D.I.T.C. pour le mois de Novembre, sans Big Pun et Big L (à moins que des couplets post-mortem ont été retenus), ni Joey Crack.Vous pouvez toujours aller noter ce disque en cliquant sur « plus d’infos ». 

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Busta Rhymes « Genesis » @@@@½


Chaque année depuis 1996, Busta Rhymes sortait coup sur coup un disque solo de haute teneur, ce qui lui permettait de rester constamment dans les charts et parmi le top10 des rappeurs new-yorkais. Hélas ‘Anarchy‘, sorti dans les dernier rayons de soleil du XXe siècle, n ‘a pas fait l’unanimité. Trop avant-gardiste ou trop décalé? Là n’était pas la question, notre rappeur avait besoin de renouveau. La providence a voulu qu’il fusse signé sur J Records, le label que Clive Davis venait tout juste de créer en 2001. ‘Genesis‘, c’était une seconde chance, celle d’un Busta Rhymes 2.0, régénéré après le cataclysme de l’an 2000. Son entourage du Flipmode Squad reste le même, cependant l’équipe de producteurs a évolué pour aller dans une nouvelle direction.

Rétrospective écrite en 2006 revue en 2016

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Busta Rhymes « E.L.E. (Extinction Level Event) : The Final World Front » @@@@


Troisième chapitre discographique de Busta Rhymes avec ‘E.LE. : The Final World Front‘. Comme chaque année depuis 1996, le leader du Flipmode Squad augure un disque dont les titres laissent présager un malheur imminent. Sorti fin 1998 alors qu’il figurait parmi l’élite des rappeurs new-yorkais, ‘E.L.E.’ annonce la fin d’un cycle, d’un millénaire, ou du monde, d’après Paco Rabanne. Un monde sans futur serait plus juste si l’on s’en tient à l’introduction fort pessimiste. Et cette pochette presque prémonitoire avec cette explosion gigantesque en plein milieu de New-York si on repense aux événements du 11 Septembre. Paradoxalement, cet opus est plu est plutôt mainstream et meilleur que le précédent ‘When Disaster Strikes‘, asseyant définitivement son statut de star internationale et – ironie de l’histoire – lui valant d’être nominé dans la catégorie Meilleur Album Rap aux Grammy Awards… en l’an 2000.

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Fugees (Refugee Camp) « The Score » @@@@½©


Payez votre coup de vieux : The Score des Fugees a eu vingt ans le 13 Février. 20 ans, deux fois dix ans. On parle d’ un autre siècle, d’un autre millénaire, d’un grand disque, d’un grand groupe, de ceux qui ont marqué les années 90, qui ont fait péter les scores de ventes – à juste titre. Écoulé à plus à plus de dix millions d’exemplaires dans le monde (dont plus d’un million bien rangés dans nos étagères en France), ce n’est pourtant pas le type d’album qui traverse l’esprit des hip-hop heads dès qu’est prononcé le mot « classique rap ». Or s’il y a bien un beau souvenir de rap de notre enfance, cet album en fait incontestablement partie.

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The Pharcyde « Labcabincalifornia » @@@@½©


1995 semble être l’année qui a marqué la fin de grands groupes de Hip Hop/Jazz : Pete Rock & CL Smooth, A Trice Called Quest et leurs homologues Westcoast, ou plutôt Left Coast comme on cite souvent, les Pharcyde (‘far side’ si vous n’aviez pas deviné). Pour les auteurs du mémorable Bizarre Ride II the Pharcyde, Slim Kid, Fat Lip, Bootie Brown et Imani, leur carrière a dû malheureusement être sabordée par la force des rouages cruels de l’industrie musicale, alors qu’ils étaient au sommet de leur art avec leur second album, Labcabincalifornia. Ah pardon, ils ont sorti Plain Rap en 2000 alors qu’ils étaient amputé d’un membre (Fat Lip), une seconde chance ou plutôt rendez-vous manqué et décevant qui a replongé le groupe dans une profonde léthargie.

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