Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Krs One « KRS One » @@@@½


Pour beaucoup, l’âge d’or du hip-hop s’est fini en 94. Bah faudrait rallonger à 95 au moins parce que Notorious BIG, 2Pac, Smiff-N-Wessun, Dogg Pound, Mobb Deep, Cypress Hill, ODB, The Pharcyde, Raekwon, Goodie Mob ou encore KRS-One vont pas être très très d’accord ! Et KRS, mieux vaut pas le contrarier sinon fessée cul nu. Cette année-là est sorti KRS-One par KRS-One, ou second album auto-intitulé ? Telle n’est pas la question. Cet album qui a vu le jour un 10 Octobre vaudrait presque un 10/10.

Ah! KRS-One ! Un MC issue de la 1ère génération de titans new-yorkais avec Rakim, Kool G Rap, Big Daddy Kane, LL Cool J… En 95 sort ce second LP solo. Deux ans auparavant, le MC n°1 et DJ Premier avaient cristallisé le rap dit « boom-bap » avec un très gros classique, Return of the Boom-Bap. Ici, ils remettent le couvert avec de gros classiques emblématiques qui sont les piliers de ce temple du Hip Hop à lui tout seul: ‘Rappaz RN Danja’, ‘MCs Act Like They Dont Know’ et ‘Wannabemceez’ (la tête qui bouge). Trois giga fessées déculottées de ce performer. KRS ne fréquentait pas que le producteur des Gangstarr et de Nas, il trainait aussi avec les gars du DITC. Il y a le jeune Fat Joe le gangsta (qui fait coucou sur « De Automatic »), Showbiz (qui avait conçu le mythique « Sound of da police ») et sur KRS-One au tour de Diamond D. Eux aussi ont conçu des incontournables comme « Represent the Real Hip Hop » avec les Das EFX (incontournables aussi à l’époque) et « Squash all beef », quand le MC joue le pompier pyromane et arbitre… D’où sa notoriété de Père la morale en tant que Teacher. Appel que Pac et Biggie n’ont pas écouté…

Reste que la spécialité de Kris le Blastmaster est l’art du MCing, maître ceinture noire (8e dan), avec une répartie à toute épreuve et des formules qui vaut pour humiliation publique. Fallait être fou pour le tester à l’époque ! Mais des fois il donne des conseils bien être avec « Health, Wealth, Self ». KRS-One n’est pas qu’un MC légendaire toujours vivant, il avait aussi des compétences à la prod, même si bon… des titres comme « Hold » sonnait déjà old school en 95… « Out For Fame » c’déjà bien mieux. Au passage, il validait aussi le jeune Busta Rhymes (« Build Ya Skillz »).

Toujours est-il que : KRS-One enfilait les classiques comme des perles depuis Boogie Down Productions, peu importe les notes des mags de l’époque. Le Bronx était représenté. Ce LP en fait partie et il n’y a pas que les puristes qui sauront l’apprécier comme des dingues.

LA NOTE : 18/20.

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