Archives du mot-clé Don Cannon

Nick Grant « Return of the Cool » @@@@


Carte d’identité : Nick Grant, 27 ans, originaire de Caroline du Sud. Job : rappeur. Références : souhaite qu’on le compare un jour à Jay-Z et Nas. Nom de l’album : Return of the Cool. Producteurs : Organized Noise, DJ Khalil, Karriem Riggins, Don Cannon… Manager : le boss de Grand Hustle Records. Major : Sony.

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Jeezy « Seen it all: The autobiography » [deluxe] @@@½


Jeezy n’est plus tout jeune (‘young’), il cumule aujourd’hui plus de dix ans de carrière en tant que ‘trappeur’. Dix années, c’est un sacré cap de franchi, peu de rappeurs le passent avec une franche réussite. Mais l’ex-Boy N Da Hood est un type malin, qui calcule les risques, tout en restant fidèle à la trap music sans jamais dévier de cette trajectoire, un type qui garde son sang-froid de snowman face aux attaques reçues (anciennement Rick Ross, Freddie Gibbs,…). Avec Seen It All, notre trapstar montre qu’il est toujours dans le coup et n’est pas prêt de céder la place qu’il occupe.

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Pusha T « My Name is My Name » @@@½


Après Malice cet été, au tour du cadet des Thornton, Terence alias Pusha T de dégainer avec le My Name is My Name (G.O.O.D. Music/ Def Jam), un des disques les plus anticipés de l’année 2013. Après avoir livré plusieurs paquets de coke dans la street (les mixtapes Fear Of God, Wrath of Cocaine…), un EP qui a mis le feu aux poudres (surtout les blanches) et de multiples apparitions ça et là en featuring, la vraie rencontre avec le dealer a enfin lieu, avec cette légère crainte qu’inspire les hommes imposant le respect. Yurk!

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MMG presents: « Self Made, Vol.2 » @@½


MMMMMMaybach Music. Entre le Self Made volume 1 et ce volume 2, il s’est passé plein de choses. La firme allemande Maybach a annoncé la fin de production de ses limousines, Wale a sorti Ambition, Pill s’est aperçu qu’il s’est fait entubé en beauté (il n’a jamais signé de contrat chez MMG haha) et Rozay nous a fait une petite attaque cardiaque alors qu’il venait de divulguer deux nouveaux singles de God Forgives, I Don’t, son futur album. Ce nouveau volume, comme le précédent, établit un état des lieux du label de Rick Ross, enfin, de son ’empire intouchable’ et de ses têtes d’affiche : Meek Mill, Wale, Stalley. Et Omarion.

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Estelle « All of Me » @@@


Pour beaucoup, Estelle est la chanteuse du tube de l’été 2009 « American Boy » avec Kanye West, un hit mondial qui lui a permis d’obtenir pas mal de trophées dont un MOBO Award et le Grammy Award de la meilleure collaboration rap/chant. Même que les Cocoon l’ont repris dont une version folk assez funky. Mais c’est faire l’impasse sur ce très bon album r&b Shine dont est extrait ce morceau et le talent de cette chanteuse/rappeuse venue tout droit d’Angleterre. All Of Me, son troisième album, est sensé être celui de la confirmation de son succès.

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The Game « The R.E.D. Album » @@@


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, The RED Album n’est pas qu’une simple allusion à la couleur sang du gang des Bloods dont fait partie Jayceon Taylor alias Game, il s’agit selon lui d’exprimer à nouveau son entier dévouement (‘re-dedication’ en US) à son quartier de Compton.

 L’enregistrement de ce quatrième album a été relativement long, deux années en tout et pour tout pendant lesquelles Game a joué des chaises musicales … Lire la suite de cette chronique sur Now Playing »

Sheek Louch « Donnie G: Don Gorilla » @@½


Critiqué pour sa politique artistique, Def Jam a tenté de se racheter une éthique hip-hop en repêchant des rappeurs qui ont trimé sur le marché de l’indépendant. Sheek Louch des D-Block a tiré le ticket gagnant de cette loterie et gagne un contrat avec le label new-yorkais après avoir sorti en 2009 Life on D-Block dans l’indifférence la plus totale. De là, est-ce que Sheek a/k/a Donnie G a/k/a Don Gorilla est parvenu à profiter de cette opportunité pour  essayer de revenir sur la voie du succès qu’il a connu à l’époque de Bad Boy et Ruff Ryders… La véritable interrogation est de savoir si ça valait vraiment la peine de signer chez Def Jam. Déjà rien qu’à voir la gueule de la pochette…

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Don Cannon presents HollyWeerd « Edible Phat 2.0 » @@@½


Il y a deux ans, durant l’été 2008, je découvrais le monde des Hollyweerd, un groupe de mecs ATLiénés ultra-originaux, avec leur ‘mixtalbum’ Edible Phat (lire la chronique), dont était extrait leur morceau emblématique « Have You Ever Made Love to a Weirdo ». Deux mixtapes, un EP digital et autant de superlatifs relatifs à leur hip-hop créatif et volage plus tard sort la version 2.0 de Edible Phat mixée par Don Cannon.

Lien : Download Edible Phat 2.0.

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Don Cannon & The Cool Kids « Gone Fishin' » (mixtape) @@@@


Jeunes surdoués originaires de Chicago découverts grâce à leur EP The Bake Sale (lire la chronique) et ensuite lors de la tournée européenne de Jay-Z pour qui ils se produisaient en première partie, les Cool Kids s’apprêtent à sortir leur premier long format, When Fish Rides Bicycles, dans les mois qui viennent. Autant dire que la sortie est imminente.

Afin de ménager notre patience, Chuck Inglish et Mikey Rocks se sont associés avec le mixtape DJ/producteur Don Cannon pour cette mixtape Gone Fishin’ disponible gratuitement sur leur site Internet (coolxkids.com/). Verdict après 3 écoutes par jour en moyenne : ça va être du hipster-hop monstrueusement lourd.

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Freeway « Month of Madness » (mixtape) @@@@


freeway-monthDécembre 2008, Freeway lance une campagne de grande ampleur, Month of Madness. Objectif :  balancer une track inédite par jour sur Internet. Un mois de tueries quotidiennes. Ce CD regroupe chronologiquement ces missiles produits par Jake OneErick Sermon Alchemist, Oddissee, Needlz, Don Cannon, Cardiak, Blunt… Quand Free pète la forme, Philly est toujours dans la place.

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Asher Roth « Asleep In The Bread Aisle » @@@


Ils fleurissent de partout les petits nouveaux prêts à se jeter dans le grand bain comme des gamins excités. Il y a un peu plus d’un an encore, Asher Roth, 23 ans, était quasi inconnu du public rap avant d’exploser du jour au lendemain sur le net avec ses freestyles impressionnants pour finir quelques semaines après en couverture d’XXL, sur  une mixtape avec DJ Drama (payé 500 000$ pour le tuyau) et signé en major chez Universal via la filiale SRC Records (maison de Akon, David Banner…).

Avec des événements qui s’enchaînent plus vite que la vitesse du son,  il est un peu dangereux pour un rappeur un herbe d’en franchir le mur en n’étant pas encore  mûr et sûr.  Surtout lorsqu’il fait face à un problème d’image en forçant la comparaison avec son idôle, Eminem, tout ça parce qu’il est blanc et il est fort en impro. Il en fallait peu pour lui coller l’étiquette de ‘nouvel Eminem’, une situation qui l’amuse plus ou moins. Asleep In The Bread Aisle, son premier effort, allait nous renseigner la durabilité de ce jeune phénomène.

Marsha Ambrosius « Yours Truly » compiled by Don Cannon @@@@1/2


Truth Hurts poliment dégagée du bastion Aftermath, Dr Dre s’est retrouvé à court de diva digne de ce nom dans son roster. Jusqu’en 2004 où il jette son dévolu sur Marsha Ambrosius, chanteuse de soul originaire de Liverpool et moitié du duo Floetry. Cantatrice et écrivain d’exception (elle a co-écrit « Butterflies » pour Michael Jackson), Marsha se laisse conseiller par le docteur et commence par faire des apparitions en featurings avec des artistes américains, rappeurs (The Game, Busta Rhymes, Nas, Freeway…) ou chanteurs (Solange, Jamie Foxx, Alicia Keys). Elle finit par encrer sa signature sur un contrat la liant au label Aftermath en 2008 et prépare dans le plus grand secret son premier album solo.

Et comme pour nous faire baver intentionnellement en attendant la naissance de son premier bébé (prévu dans les horizons de 2009 voire 2010), Don Cannon a compilé sur cette mixtape baptisée Yours Truly des morceaux exclusifs jusque maintenant conservés à l’abri des oreilles indiscrètes sur les DAT cadenassés dans les studios de Dr Dre. Comme il est indiqué sur l’artwork, la majorité des productions est manufacturée par Focus, ghostproducer et collaborateur de Dr Dre depuis… Truthfully Speaking de Truth Hurts en 2001. Lui aussi a un faible pour la crème (anglaise…) des chanteuses de soul.

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Ludacris « Theater of the Mind » @@@@


DEF JAM RECORDINGS PRESENTS A DISTURBING THA PEACE PRODUCTION

A FILM FROM CHRISTOPER ‘LUDACRIS’ BRIDGES STARRING LUDACRIS « THEATER OF THE MIND » CO-STARRING  FLOYD MAYWEATHER JR  CHRIS ROCK  SPIKE LEE  VING RHAMES  JAMIE FOXX  JAY-Z  NAS  THE GAME  LIL WAYNE  COMMON  WILLY NORTHPOLE  PLAYAZ CIRCLE  T-PAIN  T.I.  RICK ROSS  PLIES  CHRIS BROWN MUSIC FROM LUDACRIS  DJ PREMIER  DJ TOOMP  DJ PAUL  SCOTT STORCH THE RUNNERS  DON CANNON  CLINTON SPARKS  WYLDFYER  9TH WONDER SWIZZ BEATZ  THE TRACKMASTERS  DARKCHILD  STREETRUNNER EXECUTIVE PRODUCERS LUDACRIS CHAKA ZULU SHAKIR STEWART PRODUCED BY DEF JAM  DTP DIRECTED BY LUDACRIS

Synopsis. Ludacris a une lubie en dehors du rap, le cinéma. Le virus l’a pris lorsqu’il a obtenu un premier petit rôle dans 2 Fast 2 Furious (en s’occupant aussi de la bande-son). Après le mécano imbibé de nitrouze, il fait sa B.A. dans Collision (film que je conseille vivement) aux côtés de Terrence Howard notamment. Et ça n’a pas arrêté depuis, au point qu’il lui a fallu quasiment plus de deux ans avant de pouvoir sortir enfin Theater of the Mind. Car après la sortie de Release Therapy Automne 2006, Luda n’a pas arrêté de squatter les plateaux de tournage : Game avec Gerard Butler (Leonidas dans 300), Ball Don’t Lie, RocknRolla de Guy Ritchie (l’ex-mari de Madonna) et prochainement dans Max Payne avec Mark Walberg dans le rôle principal. C’est cette expérience cinématographique qui a inspiré l’idée de Theater of the Mind, un album théâtral au casting de premier ordre, relatant les diverses facettes et facéties de Christopher Bridges alias Ludacris, le trublion d’Atlanta, chapitrée en 14 mini-épisodes. Lumière, caméra, action !

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Young Jeezy « The Recession » @@@


La tournée de Young Jeezy en Europe durant le mois de Mars a été soudainement annulée. Motif : enregistrement de son troisième album, The Recession. Motivation, inspiration, maintenant la crise économique, un sujet très d’actualité qui hérisse les cranes peu chevelus des politiciens. En ce qui concerne ce nouveau disque de Jeezy, cet intitulé paraît justifié lorsqu’on scrute de près les crédits : cinq featurings (et pas un membre de son groupe USDA, de Rick Ross ou même un petit Lil Wayne), peu de chers producteurs en vogue mais on en compte quatorze différents (dont une grosse moitié d’anonymes),… Comparé à The Inspiration, son LP le plus mainstream à ce jour (mais qui a paradoxalement moins fonctionné que le premier), c’est carrément la restriction budgétaire. Qui a dit régression ?

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G Unit « T.O.S.: Terminate on Sight » @1/2


G Unit TOSChronique d’une déconfiture annoncée depuis trois ans. 50 Cent et son G Unit ont connu la gloire internationale depuis qu’ils ont bien établi leur bizness en 2005, avec des tas de produits dérivés comme une ligne de vêtements, un jeu-vidéo, le film de 50, une réédition de The Massacre avec un DVD bourré de clips amateurs, on parlait même de vendre des godemichés…

Mais l’aiguille de la balance avait déjà commencé à pencher vers la pente descendante à la sortie de l’album de Tony Yayo (Thoughts of a Predicate Felon) lorsqu’il annonçait orgueilleusement qu’il vendrait 700 000 disques la première semaine. C’est tout ce qu’il aura écoulé au final, c’était le premier signe avant-coureur d’une chute imminente de l’empire G Unit. Puis il y a eu les signatures à la chaîne des Mobb Deep (pas pour l’honneur), Mase (alleluia), Spider Loc (ex-Death Row), Hot Rod (c’est qui lui?) et M.O.P. (une hérésie) qui ont juste servi à la bande-son du film semi-autobiographique de ce narcissique Fifty (Réussir ou Mourir), quoique les Mobb Deep ont eu l’aubaine de pouvoir sortir un disque pas si fameux. 

Ensuite, Young Buck et Lloyd Banks ont cru engranger des seconds succès en solo mais la semi-déception les guettaient de près, ils ont peiné à atteindre le disque d’or. Puis, le château de carte a commencé à s’écrouler : The Game lance sa campagne « G Unot », leur secrétaire particulière Olivia s’est fait la malle (alors qu’elle était à deux doigts de sortir son album), Young Buck commence sa crise d’indépendance, les M.O.P. font chou blanc (pour la 2e fois après leur passage à vide chez Roc A Fella, la poisse) et s’en vont avec rien, Mase et Hot Rod sont retombés dans l’anonymat, Spider Loc ne voit pas encore son LP officiel dans les bacs, et après des joutes verbales médiatisées dignes des grands matches de boxe, le suspens tombe : 50 Cent se mange un uppercut par Kanye West le 11 Septembre 2007. Mauvais joueur, 50 ne s’avoue pourtant pas KO de cette comédie lucrative et chose incroyable, il va jusqu’à avouer sur MTV que Curtis était un bide (à plus de trois millions de disques vendus dans le monde). En fin de compte, après des mois de tumultes, Young Buck se décide enfin de se tirer du G Unit pour de bon, et c’est tant mieux pour celui que beaucoup (dont moi) considéraient comme étant le meilleur membre de l’unité (très dissoute). Voilà une bonne chose de faite. Tout a régressé au point que le G Unit retrouve aujourd’hui sa conformation originelle (50, Banks et Yayo), à l’époque où ils faisaient leur buzz sur le marché des mixtapes de Southside Jamaïca. Enfin pas exactement, puisque Sha Money XL, leur producteur et manager, a préféré faire son biz de son côté, en ne manquant pas d’affirmer que Buck The World était meilleur que Curtis (et toc).

Mais sinon, la situation du Gorilla Unit est similaire à leur période pré-Power of the Dollar, à part que maintenant ils sortent leurs mixtapes gratuitement sur leur site Internet (dont je ne ferai pas la publicité) pour soi-disant satisfaire les fans du monde entier (50 a réalisé qu’ils avaient un public au Kosovo et en Afrique du Sud). Le hic, c’est que Lloyd Banks et Tony Yayo, tout le monde s’en tamponne. Ils ont trop de copains dans le rap game et personne en dehors de leur quartier du Queens ne veut les inviter en featuring. Non, en réalité, les autres rappeurs ne veulent pas d’eux deux parce qu’ils n’ont pas de réel talent. Ça encore, c’était pas trop le problème majeur, il fallait choisir un nouveau titre pour leur second album : Shoot To Kill ou Lock N Load ? Ni l’un ni l’autre, ça sera Terminate on Sight. Ouais, délions nos langues et terminons-les à vue. 

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