Ludacris « Theater of the Mind » @@@@


DEF JAM RECORDINGS PRESENTS A DISTURBING THA PEACE PRODUCTION

A FILM FROM CHRISTOPER ‘LUDACRIS’ BRIDGES STARRING LUDACRIS « THEATER OF THE MIND » CO-STARRING  FLOYD MAYWEATHER JR  CHRIS ROCK  SPIKE LEE  VING RHAMES  JAMIE FOXX  JAY-Z  NAS  THE GAME  LIL WAYNE  COMMON  WILLY NORTHPOLE  PLAYAZ CIRCLE  T-PAIN  T.I.  RICK ROSS  PLIES  CHRIS BROWN MUSIC FROM LUDACRIS  DJ PREMIER  DJ TOOMP  DJ PAUL  SCOTT STORCH THE RUNNERS  DON CANNON  CLINTON SPARKS  WYLDFYER  9TH WONDER SWIZZ BEATZ  THE TRACKMASTERS  DARKCHILD  STREETRUNNER EXECUTIVE PRODUCERS LUDACRIS CHAKA ZULU SHAKIR STEWART PRODUCED BY DEF JAM  DTP DIRECTED BY LUDACRIS

Synopsis. Ludacris a une lubie en dehors du rap, le cinéma. Le virus l’a pris lorsqu’il a obtenu un premier petit rôle dans 2 Fast 2 Furious (en s’occupant aussi de la bande-son). Après le mécano imbibé de nitrouze, il fait sa B.A. dans Collision (film que je conseille vivement) aux côtés de Terrence Howard notamment. Et ça n’a pas arrêté depuis, au point qu’il lui a fallu quasiment plus de deux ans avant de pouvoir sortir enfin Theater of the Mind. Car après la sortie de Release Therapy Automne 2006, Luda n’a pas arrêté de squatter les plateaux de tournage : Game avec Gerard Butler (Leonidas dans 300), Ball Don’t Lie, RocknRolla de Guy Ritchie (l’ex-mari de Madonna) et prochainement dans Max Payne avec Mark Walberg dans le rôle principal. C’est cette expérience cinématographique qui a inspiré l’idée de Theater of the Mind, un album théâtral au casting de premier ordre, relatant les diverses facettes et facéties de Christopher Bridges alias Ludacris, le trublion d’Atlanta, chapitrée en 14 mini-épisodes. Lumière, caméra, action !

Silence dans la salle, le film démarre après les sempiternelles bandes-annonces et publicités. Ludacris arrive de Hollywood pour remettre le pied à ‘hollyhood’ avec la traditionnelle introduction fracassante (servie par The Runners), un démarrage sur les chapeaux de roue comme d’habitude depuis Back for the First Time. Toujours dans le feu de l’action, « Undisputed » continue d’entretenir le brasier. Compétiteur catégorie poids lourd, il suit le coaching du boxeur Floyd Mayweather (sur une prod de Don Cannon) pour un combat singulier afin d’afficher son palmarès et surtout ses prétentions de MC de haut niveau, un point que je lui défends dans chacune de mes chroniques. Finies aussi ses querelles verbales avec T.I. pour le trône du Dirty South, les deux rappeurs d’Atlanta se montrent pour la seconde fois côte à côte avec « Wish You Would ». Cette alliance est d’autant plus forte qu’elle réunit deux anciens rivaux sur un instrumental méchamment trap muzik signé DJ Toomp. Parmi des seconds rôles de choix comme l’acteur Ving Rhames (Pulp Fiction, la trilogie Mission Impossible), The Game et le boss Rick Ross qui font des apparitions remarquées sur « Southern Gangsta » (prod. Streetrunner) et « Call Up The Homies » (prod. Clinton Sparks), les protégés de Ludacris, les Playaz Circle et le petit nouveau Willy Northpole, s’en tirent assez bien sans attirer notre attention plus que ça. 

Comme toute production sortant des studios de cinéma américains, on a droit au quart d’heure pour adultes où ce polisson de Luda s’en donne à cœur joie pour des scènes interdites au moins de 16/18 ans. La scène de cul quoi. Sans surprise, la situation d’accroche se déroule dans un nightclub avec au milieu de la foule une plante à laquelle aucun homme ne peut résister à la tentation de lui offrir un verre. « One More Drink » invite le monsieur autotune T-Pain qui paie sa tournée dans une ambiance r&b lover agréable et propice à la séduction en état de légère ébriété. Les Trackmasters font leur retour au travers de ce titre au groove efficace un brin paradisiaque. Dans la scène de « What Them Girls Like », Ludacris a du mal à cacher son regard lubrique sous ses lunettes. Se donner un air sérieux le rend plus comique qu’autre chose mais le son dancefloor produit par Darkchild et Sean Garrett fait son effet, en plus d’avoir Chris Brown de présent pour effectuer quelques pas de danse. Toujours très flex le Chris Breezy. Puis comme qui dirant, ça part en live avec « Nasty Girls », les femelles se dévergondent sur le banger de Swizz Beatz, mal accompagnées par un Plies qui s’autocaricature lamentablement. Petite erreur de casting bien que c’est le genre de titre rap/r&b qu’il affectionne (et qui fait le succès de sa carrière éclair). Mais c’est Ludacris qui garde le bon rôle dans l’histoire. Pour cela, il loue les services du crooner et comédien Jamie Foxx pour le soulful « Contagious », encore plus smooth que leur première collabo avec « Unpredictable ». La production est réalisée par Scott Storch, qui – comme je le dis souvent – montre le meilleur de lui-même quand il joue dans le registre soul/r&b.

Les dernières scènes de Theater of the Mind sont les plus mémorables d’entre toutes, j’irai même jusqu’à dire les meilleures performances de la carrière de Ludacris. C’est le quart d’heure de vérité. On se rappelle que Luda portait un T-Shirt « Hip Hop lives in the South », il le prouve avec pour commencer « Last of a Dying Breed » avec un Lil Wayne dans un rôle de composition, avec un couplet de… dingue. Place ensuite à l’unique monologue de ce long-métrage audio avec « MVP », autre démonstration retentissante de pur emceeing sur une production de DJ Premier. Une première ! En fait non, Primo a déjà produit par le passé pour des rappeurs sudistes comme Devin the Dude et Cee-Lo Green. Dans les images qui suivent, l’ogre Luda s’affiche entre les deux géants new-yorkais Jay-Z et Nas sur « I Do It For Hip-Hop », un très très grand moment de rap. Je retiens spécialement cette réplique déjà culte de Jayhovah : « Thank God for Kool Herc/ Without this shit I probably would’ve got murked / Shout outs to Grandmaster Flash and the cash/ And even Jaz-O bum ass. » Le texte de Ludacris est tout aussi passionné et son interprétation vaut bien celles de ses deux co-stars. L’instru est mélancolique et des plus réussis, à mi-chemin entre ATLiens des Outkast et « 93 Til’ Infinity » des Souls of Mischief. Le producteur de ce morceau n’est pas connu du tout, il se nomme Wyldfyer pour ceux que ça intéresse. La scène de fin qui précède le générique est également incontournable, une sorte de remake de « Do The Right Thing » de Spike Lee, invité surprise de ce disque, tout comme Common et 9th Wonder qui s’occupe du son gavé en sample de soul comme à l’accoutumée. En parlant de remake, j’en reviens à « Everybody Hates Chris », reprise ludacrissienne de « The Nigga You Love To Hate » de Ice Cube, complémentée par des passages de l’acteur humoriste Chris Rock. Rien que ça ! Un truc à rajouter pour les chanceux qui ont attendu après le générique final, une scène coupée : « Let’s Stay Together » produit par DJ Paul, un titre soulful aussi qui rappelle à l’unité dans le Hip Hop.

Ludacris crève l’écran, c’est le cas de le dire. Theater of the Mind est un très bon album, si ce n’est le plus abouti de sa discographie point de vue concept, bien que sa configuration n’ait absolument rien d’extraordinaire : des tracks r&b nickel chrome, des sons bien dirty dirty, quelques bangers pour remuer le derche et des morceaux de hip-hop qui valent leur pesant d’or (de platine ?). Sachez qu’une suite est prévue pour 2010, Luda a en effet confirmé que parmi ses prochains albums, dont Battle of the Sexes avec la rappeuse Shawnna, un Theater of the Mind 2 serait déjà en post-production.

To be continued…

3 réflexions sur « Ludacris « Theater of the Mind » @@@@ »

  1. c’est la première fois que je me risque a écouter un album entier de ludacris, et les premiers écoute j’accroche pas trop .j’espère que cela va changer avec le temps .

    J'aime

  2. L’album est sublime
    Je suis un fan de Luda
    Et c’est son meilleur selon moi
    Ce n’est que mon avis
    Mais j’ai apprécié les 15 tracks de l’album [ stay together compris !!!! ]

    5/5

    J'aime

  3. Grosse claque cet album, j’adore pas forcément le flow de Ludacris à mort mais j’dois avouer que cet album est comme tu dis « le plus abouti » de sa disco, trop de gros sons, et de grosses perfs lyricales.

    Et il réussit là où Nelly s’estt totalement vautré : réunir des feat sur presque chaque morceau sans renier l’homogénéité du tout, d’autant plus que les feat assurent grave pour la plupart ! 4/5 aussi pour moi.

    J'aime

Postez vos avis!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s