Archives du mot-clé Trackmasters

LL Cool J « Authentic » @@@


Tous pensaient que LL Cool J la légende avait raccroché le micro avec Exit 13 en 2008, son tout dernier album paru chez Def Jam. Visiblement, l’idée d’enregistrer des morceaux démangeait la vedette de NCIS Los Angeles, comme un retraité qui ne sait plus trop quoi faire de ses journées quand il ne jardine pas. Il saute le pas en annonçant alors Authentic Hip-Hop mi-2012. Profitant de son rôle de maître de cérémonie aux Grammy Awards 2013, une forme de consécration en soi, il en a profité pour révéler son tonitruant single « Whaddup » avec Chuck D des Public Enemy, Tom Morello et Z-Trip. Entre-temps, l’intitulé de l’album se résume à Authentic, car il faudra pas s’attendre à un authentique disque de musique hip-hop de la part de l’oncle L.

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Keyshia Cole « A Different Me » @@@1/2


Et de trois. Tout juste le temps d’écouter Different Me que ce troisième album de Keyshia Cole est déjà disque d’or aux Etats-Unis, une formalité pour elle depuis ses débuts avec The Way It Is et son second disque tout aussi réussi Just Like You. On ne le dit pas assez souvent mais Keyshia est une valeur sûre du r&b féminin, son succès parle pour elle. Il lui manque juste ce petit quelque chose en plus qui pourrait faire d’elle une très grande chanteuse, qui va au-delà de la musique, comme Mary J Blige ou Alicia Keys.

En voyant la couverture de A Different Me, je ne l’ai pas reconnu au premier coup d’œil : nouvelle coupe de cheveu plus sobre, maquillage charmeur assorti d’un magnifique collier en diamants, silhouette amincie dans un corset léopard,… Comme elle le dit dans son intro, Ms Cole a voulu nous montrer une facette plus sexy de sa personnalité. Sur le plan physique, c’est gagné : elle est craquante et sublime, rien à voir avec son ancienne image ! ça lui va vraiment très bien. Il ne manque plus qu’elle nous séduise sur le plan intellect avec ce nouvel opus.

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Ludacris « Theater of the Mind » @@@@


DEF JAM RECORDINGS PRESENTS A DISTURBING THA PEACE PRODUCTION

A FILM FROM CHRISTOPER ‘LUDACRIS’ BRIDGES STARRING LUDACRIS « THEATER OF THE MIND » CO-STARRING  FLOYD MAYWEATHER JR  CHRIS ROCK  SPIKE LEE  VING RHAMES  JAMIE FOXX  JAY-Z  NAS  THE GAME  LIL WAYNE  COMMON  WILLY NORTHPOLE  PLAYAZ CIRCLE  T-PAIN  T.I.  RICK ROSS  PLIES  CHRIS BROWN MUSIC FROM LUDACRIS  DJ PREMIER  DJ TOOMP  DJ PAUL  SCOTT STORCH THE RUNNERS  DON CANNON  CLINTON SPARKS  WYLDFYER  9TH WONDER SWIZZ BEATZ  THE TRACKMASTERS  DARKCHILD  STREETRUNNER EXECUTIVE PRODUCERS LUDACRIS CHAKA ZULU SHAKIR STEWART PRODUCED BY DEF JAM  DTP DIRECTED BY LUDACRIS

Synopsis. Ludacris a une lubie en dehors du rap, le cinéma. Le virus l’a pris lorsqu’il a obtenu un premier petit rôle dans 2 Fast 2 Furious (en s’occupant aussi de la bande-son). Après le mécano imbibé de nitrouze, il fait sa B.A. dans Collision (film que je conseille vivement) aux côtés de Terrence Howard notamment. Et ça n’a pas arrêté depuis, au point qu’il lui a fallu quasiment plus de deux ans avant de pouvoir sortir enfin Theater of the Mind. Car après la sortie de Release Therapy Automne 2006, Luda n’a pas arrêté de squatter les plateaux de tournage : Game avec Gerard Butler (Leonidas dans 300), Ball Don’t Lie, RocknRolla de Guy Ritchie (l’ex-mari de Madonna) et prochainement dans Max Payne avec Mark Walberg dans le rôle principal. C’est cette expérience cinématographique qui a inspiré l’idée de Theater of the Mind, un album théâtral au casting de premier ordre, relatant les diverses facettes et facéties de Christopher Bridges alias Ludacris, le trublion d’Atlanta, chapitrée en 14 mini-épisodes. Lumière, caméra, action !

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Nas « Greatest Hits » @@@@


Maintenant que Nas a signé chez Def Jam, son ancienne maison de disque Columbia en profite pour sortir un Greatest Hits compilant l’essentiel des singles qui ont ponctué la première décennie de la carrière du prodige du Queens. On aurait pu craindre qu’il s’agisse d’un best-of lambda avec une foule de titres emblématiques et mythiques pris au hasard et mélangés aléatoirement. Loin de là, la sélection se veut pertinente, le mieux possible tout du moins, et les titres retenus, de son monument classé historique Illmatic jusqu’à son double-CD Street’s Disciple, sont placés chronologiquement dès la 3e piste jusqu’aux bonus tracks, les deux premières étant réservées à deux inédits : le très bon « Surviving The Times », où Nas fait sa propre rétrospective, et « Less Than A Hour », la collaboration avec Cee-Lo qui a servi pour les besoins de la bande originale du film Rush Hour 3

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LL Cool J « Todd Smith » @@½


Les Neptunes avaient permis à Ll Cool J de se faire une cure de Jouvence (‘Ten’) et Timbaland une bonne cure de remise en forme (‘The DEFinition’). La pochette de son 12e (!) album arbore la musculature de notre rappeur, et n’est pas sans rappeller celle de ‘Mama Said Knock You Out’ (les poils sur le torse en moins). Et ‘Todd Smith’ (Def Jam/ Barclay), qui est le nom de famille de LL, évoque forcément ‘Mr Smith’, sorti en 1995 et aux accents r&b prononcés: on se souvient de « Loungin’ », « Hey Lover », « Doin’ It »… Todd Smith c’est aussi sa ligne de vêtement, dont on peut apercevoir un avant-goût de la collection dans le livret avec LL dans le rôle du mannequin. Mais ne limitons pas le côté artistique à quelques tablettes de chocolat enroulées dans des vestes en cuir, et passons en revue ce nouveau cru de James Todd Smith sous l’ère Shawn Carter.

Chronique originale écrite le 16 Mai 2006

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Fabolous « Real Talk » @@@@


A tous ceux et celles qui s’étaient endormis à la moitié de ‘Street Dreams‘, c’était l’heure de se réveiller car Fabolous sortait enfin les crocs. Avec ‘Real Talk‘, le rappeur était carrément en passe de piquer la vedette à des poids lourds confirmés tels que Jadakiss, Fat Joe, Mobb Deep, Method Man, etc… pour représenter la Eastcoast cette année 2004. Son premier single « Breathe« , c’était déjà quelque chose mais ce n’était rien comparé au reste. Pour disséquer ce troisième album de Fabo, j’avais à l’époque réaliser plusieurs catégories montrant les différentes facettes du disque.

Chronique écrite en 2004 revue en 2016

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R Kelly & Jay-Z « The Best of Both Worlds » @@@


2Pac, Notorious BIG, LL Cool J étaient parmi les précurseurs de la fusion rap/r&b au milieu des années 90. Depuis, ce mélange parfois commercial est devenu un moyen d’adoucir la musique rap pour la rendre plus accessible, allant jusqu’à la ramollir sévèrement (on parle de Fabolous et Ja Rule?).

Pour faire un vrai album de « rap’n b » (appellons ça comme ça), il fallait le meilleur rappeur de l’an 2000 et le meilleur chanteur r&b. Qui d’autres que le King of NYC et le King du R&B pouvaient mieux représenter les deux genres? Alors pourquoi pas les combiner? C’est de là qu’est parti le concept de ‘Best of Both Worlds’ pour peut-être faire naître définitivement un nouveau genre hybride.

Chronique originale écrite sur Rap2K.

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Nas « Stillmatic » @@@@½©


Chez cette personne, on peut beaucoup apprécier Nas le rappeur de génie et à contrario très peu Nasir Jones, l’homme, la personnalité parfois contradictoire, distante et manquant d’humilité. Depuis son grand classique Illmatic (lire la chronique), la fine plume de Queensbridge s’était un peu reposée sur ses lauriers et partait un peu à la dérive. En effet, Nas a eu sa période ‘bling bling’ peu glorieuse avec les succès commerciaux I Am… et surtout Nastradamus. Mais la claque en pleine figure que lui a balancé Jay-Z avec son « Takeover » à la rentrée 2001 lui a brusquement remis les idées en place. Voilà comment après Nas Escobar, Nasty Nas et Nastradamus, cette ‘suite’ de son premier classique, livrée à la mi-Décembre de cette année-là, aurait pu s’appeler ‘Nas se rebiffe’.

Car Stillmatic, comme vous pouvez le constater, est un néologisme fort bien formulé pour signaler un véritable retour aux sources du MC. A l’image de « Destroy & Rebuild« , une production de Baby Paul sonnant particulièrement QB à l’ancienne, Nas démontre cette renaissance autant artistique que rapologique du rappeur. De plus, il en profite pour se réapproprier la suprématie de son ‘borough’ que les Mobb Deep lui avaient soufflé. Nas règle ses comptes et reprend du grade en répondant à « Takeover » avec un revers féroce devenu célèbre, le diss « Ether« , destiné à ‘Gay-Z’ et ses potes de ‘Cock A Fella’. New-York et le rap game vivaient en cet instant l’une de ses plus grandes batailles verbales. On sent bien que Nas perdu un peu de son sang froid en étant plus virulent que son rival, il réutilise même au début de cet intstru impérial (servi par Ron Brownz) le « Fuck Jay-Z » scandé par 2Pac sur son titre posthume « Fuck Friendz« . Cependant c’est une très belle passe d’arme, surtout quand il retourne le slogan « I will not lose » envers Jay-Z. C’est de bonne guerre. De nos jours, des sondages font encore rage pour essayer de déterminer lequel des deux MCs a remporté cette manche, et les résultats sont toujours aussi serrés.

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Jay-Z « The Blueprint » @@@@@


11 Septembre 2001. Des millions de gens assistaient impuissants à l’effondrement de deux grands monuments new-yorkais en direct à la télévision. C’était le jour de sortie de The Blueprint, malheureusement éclipsé par ces tragiques événements qui ont marqué le monde entier. Personne ne se doutait ce jour-là que ce cinquième album de Jay-Z marquerait autant la musique rap, que ce serait un grand album, celui d’un géant de la Grande Pomme partant en guerre pour le trône de la ville contre un autre monument, l’inébranlable Nas. Comme si les Twin Towers personnifiées se toisaient.

Chronique écrite en 2004 revue en 2016

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2Pac « Until The End of Time » @@@@


La mort de 2Pac a longtemps été une grande énigme. Il y a de quoi rester subjugué : après un premier double album posthume ‘R U Still Down ? (Remember Me)‘ et ‘Still I Rise’ avec son posse les Outlawz, le mythe se perpétue avec ce second double-disque au titre énigmatique : ‘Until The End Of Time‘. Imaginez déjà le nombre d’heures passées en studio avant son décès! C’est évident que celà tient du record, et apparemment les fonds de tiroirs ou d’archives sont toujours florissants. Les fanatiques du saint homme sont aux anges, mais qu’en pense l’auditeur averti?

Rétrospective écrite en 2004

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50 Cent « Power of the Dollar » @@@@


Drogues, clashs, embrouilles, rap, c’était la vie de 50 Cent à la fin du millénaire dernier alors qu’il trimait encore dans SouthSide Queens. Des échos de son fameux talent sont arrivés dans les oreilles des chasseurs de tête de Columbia. ‘Power Of The Dollar’ devait être officiellement le tout premier disque de Curtis Jackson, avant que celui-ci se fasse tirer dessus par neuf fois (ce que raconte l’histoire) – ce qui a entraîné sa rupture de contrat avec la maison de disque.

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R Kelly « R. » @@@@@


R, la 18e lettre, cela nous rappelle ce grand morceau de Rakim. R. c’est aussi le plus grand double album du rhythm & blues, si ce n’est le seul. R comme Robert, le prénom du grand R Kelly, le ‘R’ de R&B, celui qui à l’époque était propre de tout jugement, celui qu’on ne considérait que par son immense talent de chanteur/ auteur/ compositeur/ interprète. Au point que Micheal Jackson en personne lui avait demandé ses services pour la chanson « You Are Not Alone ». Et le grand Micheal Jordan pour les besoins de la bande originale de Space Jam, sur laquelle il a écrit ce grand classique « I Believe I Can Fly », orchestrant à merveille cette symphonie de violon et les chœurs gospel. R Kelly faisait partie de la cour des grands, côtoyant les personnalités les plus respectables et idolâtrées de la communauté afro-américaine, mais pas seulement : Hollywood le subventionne pour le troisième volet de Batman, avec la chanson « Gotham City », et il alla jusqu’à attirer les faveurs de Céline Dion pour un duo (pop), « I’m Your Angel ».

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Will Smith « Big Willie Style » @@@½


Fin des années 80, début 90, Willard Smith aka The Fresh Prince et son acolyte DJ Jazzy Jeff avaient mis sur la carte Hip Hop la ville de Philadelphie avec un rap soft et festif et des tubes comme « Boom Shake The Room » et « Parents Just Don’t Understand« . Il décida ensuite de mettre sa carrière de rappeur entre parenthèse pour être la vedette de la sitcom culte le Prince de Bel Air, un trampoline pour démarrer sa carrière cinématographique. Le succès du film Men In Black et son single du même nom ont permis de faire la promotion de son tout premier album solo modestement intitulé ‘Big Willie Style‘.

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Jay-Z « In My Lifetime, Vol. 1 » @@@½


Après avoir contracté un deal avec Def Jam Recordings pour son label Roc A Fella Records, Jay-Z voit les choses en grand en développant nouveau concept dans le rap : faire une trilogie et In My Lifetime en est le premier volet de cette trilogie ‘Life’ . Le virage de ce second album n’est guère évident, Jigga est en plein succès consécutivement à un Reasonable Doubt qui allait bientôt gagner le titre de classique. Entre-temps, il aura perdu un être cher, l’immense Notorious BIG. Par défaut, Jay devient la grosse star de Brooklyn et pourra s’apprêter à reprendre le titre de King Of New York, mais pas immédiatement. In My Lifetime est un second album mal aimé et par ricochet, mésestimé. En effet, même si ce volume a atteint la consécration de platine, Jay-Z s’est lancé dans un style plus facile, plus accessible, limite crossover…

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Nas « It Was Written » @@@@@©


Comment donner suite à un grand classique instantané sacralisé par la critique, Illmatic ? C’est cette équation très difficile que Nas a du résoudre pour le 2 Juillet de l’an 1996, date qui coïncidait avec la sortie de Stake is High des De La Soul. Pour ce faire, le rappeur du Queens s’est entouré du très ambitieux manager Steve Stoute et d’une équipe de tueurs qui garantissaient de passer à la radio tout en restant street, Poke & Tone alias The Trackmasters. Ainsi fut It Was Written, ainsi Nas devint Nas Escobar, en gardant les projects du Queens en toile de fond.

Rétrospective écrite en Novembre 2016 pour HipHop Infos France

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