R Kelly « R. » @@@@@


R, la 18e lettre, cela nous rappelle ce grand morceau de Rakim. R. c’est aussi le plus grand double album du rhythm & blues, si ce n’est le seul. R comme Robert, le prénom du grand R Kelly, le ‘R’ de R&B, celui qui à l’époque était propre de tout jugement, celui qu’on ne considérait que par son immense talent de chanteur/ auteur/ compositeur/ interprète. Au point que Micheal Jackson en personne lui avait demandé ses services pour la chanson « You Are Not Alone ». Et le grand Micheal Jordan pour les besoins de la bande originale de Space Jam, sur laquelle il a écrit ce grand classique « I Believe I Can Fly », orchestrant à merveille cette symphonie de violon et les chœurs gospel. R Kelly faisait partie de la cour des grands, côtoyant les personnalités les plus respectables et idolâtrées de la communauté afro-américaine, mais pas seulement : Hollywood le subventionne pour le troisième volet de Batman, avec la chanson « Gotham City », et il alla jusqu’à attirer les faveurs de Céline Dion pour un duo (pop), « I’m Your Angel ».

R. a couvert presque deux années entières de présence dans les classements de vente, de 1998 à 99, pendant lesquelles R Kelly était au sommet de sa carrière. Une flopée de singles ont alimenté les radios et chaînes télévisées des mois durant, allant du dancefloor « Home Alone » feat Keith Murray à la magnifique ballade « If I Could Turn Back The Hand Of Times », qui évoque inévitablement les grandes heures de gloire de la soul music. Rien que le souvenir du slow « Half On A Baby » ou de « Did You Ever Think » (et son remix avec Nas) nous font regretter cette période où le R&B était synonyme de musique sensuelle, mélodique et dansante, où les chanteurs s’affirmaient par la force de leur voix et de leurs paroles. Ses récits et les dénouements de ses histoires sont l’un des points fort de R Kelly : « When a Woman’s Fed Up » (qui a révélé la chanteuse Sparkle) met en scène un couple en pleine crise, « Down Low Double Life » porte une réflexion sur les relations extraconjugales, etc…Chacune des trente pistes (en comptant les interludes) apporte son concept et des idées différentes aussi bien musicalement que narrativement, autant de chansons à découvrir ou redécouvrir, qu’elles parlent de célébrité, du relationnel, d’amour, de sexe…

R. n’a pas été entièrement réalisé par son créateur, Poke & Tone des Trackmasters ont co-produit une poignée de morceaux, dont le léger « Only the Loot Make Me Happy« , le tout aussi léger  « We Ride » featuring Cam’Ron, Noreaga, Jay-Z (présage de la future team Roc A Fella?) & Vegas Cats, « If I’m Wit You »,… Puff Daddy et Stevie J de la clique Bad Boy sont aussi de la party en produisant le morceau funky « Spendin’ Money », dont le sample a été repris plus tard par les Naughty by Nature sur « Holyday ». D’autres rappeurs sont à l’honneur parmi les invité du coin « V.I.P. » de R Kelly, Foxy Brown vient flamber ses « Dollar Bill » et Nas (en pleine période ‘bling bling’) raconte comment « Money Makes The World Go Round ». La classe internationale.

R. reste et restera un chef d’œuvre de grande envergure en tout point, une Bible du genre, l’apogée d’une décennie où R Kelly était le Roi, avec un R majuscule, incontesté du R&B.

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