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Foxy Brown « Brooklyn’s Don Diva » @@@


Huit ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour revoir un CD de Foxy Brown dans les bacs. C’était le silence radio complet après son Broken Silence salement taillé à sa sortie en 2001. Pourtant, durant toutes ces années, la Chyna Doll a écumé les colonnes de faits-divers, les ennuis judiciaires, les problèmes de label et de santé. La totale quoi, il ne manquait plus que des problèmes financiers pour l’assommer définitivement.

Besoin d’un court résumé de ses tribulations ? On commence par ce qui devait être son 4e disque chez Def Jam, Ill Nana 2 : The Fever, qui a malheureusement pour elle fini bootlégué en ‘advance’ sur le net aux alentours de 2003, entraînant alors l’annulation de sa commercialisation et par conséquent son départ du label l’année suivante. Durant cette période de mutisme, Foxy Brown est soudainement atteinte de surdité aux deux oreilles mais guérit après des opération chirurgicales. Après quoi elle change d’avis et retourne signer un deal chez Roc-A-Fella/Def Jam en 2006, sous la présidence de Jay-Z avec qui elle s’est réconciliée auparavant. Mais ses aller-retour devant les tribunaux relayés par la presse va très vite lasser les dirigeants d’Island Def Jam qui lui montrent une fois de plus la porte de sortie. Et comme si tous ces emmerdes extramusicaux ne suffisaient pas, Inga Marchand, de son vrai nom, écope de huit mois de prison ferme. C’est la deuxième rappeuse après Lil Kim à passer un séjour à Rikers Island.

 

Sa sortie de prison courant Avril 2008 coïncide avec son retour (plus moins que plus) attendu dans le rap game avec Brooklyn’s Don Diva (Koch Records), son nouvel album… pardon, correction, mixtape. Et là, rien ne va plus. Foxy se chamaille avec le manager de Blackhand, son label, dont elle l’accuse de ne pas s’être concerté avec elle au sujet du tracklisting final de ce disque. Bref, nous, on s’en fiche de ces histoires, on va le chroniquer en l’état.

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R Kelly & Jay-Z « 2004: Unfinished Business » @@@


‘Unfinished Business’ aka ‘The Return Of Best Of Both Worlds’! La surprise de l’année. À la base, un ‘Best of Both Worlds 2’ était prévu avec Baby aka Birdman des Big Tymers. Qu’en est-il advenu? Nous n’en savons rien… Ensuite celà devait être une réédition du premier album du duo R Kelly & Jay-Z avec quelques inédits, et finalement non. ‘Unfinished Business‘ (le même titre que le 2e album des EPMD) est bien un tout nouvel album! Jay-Z a mis sa retraite anticipée en stand-by pour ressortir une suite à son aventure avec le chanteur r&b avec qui il s’est réconcilié après avoir l’abandonné à son sort avec des démêlés judiciaires. Un mini-coup de théâtre en quelques sortes… Enfin bon, c’était tout de même prévisible!

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Shyne « Godfather Buried Alive » @@@@


Shyne, la ‘copie’ de Notorious BIG, le gangster martyr de Brooklyn, l’adepte de la zonzon depuis l’âge de quatorze ans, le même qui a purgé une peine de dix ans d’emprisonnement pour avoir ouvert le feu dans une boîte de nuit et reconnu coupable afin de sauver la peau de son mécène P Diddy… Sombre histoire.

Sa carrière aurait pu s’arrêter net avec au compteur un album éponyme qui n’a pas fait l’unanimité (ni atteint le statut de platine qui lui était destiné). Controversé ou adulé, Shyne ne laissait personne indifférent, au point d’être le sujet des convoitises des gros labels du rap après avoir été ‘licencié’ (pour être poli) par Bad Boy Records. C’est Def Jam Recordings qui raflera la signature en proposant le contrat le plus juteux (on parlait d’un montant avec un 3 suivi de 6 zéros).

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R Kelly « R. » @@@@@


R, la 18e lettre, cela nous rappelle ce grand morceau de Rakim. R. c’est aussi le plus grand double album du rhythm & blues, si ce n’est le seul. R comme Robert, le prénom du grand R Kelly, le ‘R’ de R&B, celui qui à l’époque était propre de tout jugement, celui qu’on ne considérait que par son immense talent de chanteur/ auteur/ compositeur/ interprète. Au point que Micheal Jackson en personne lui avait demandé ses services pour la chanson « You Are Not Alone ». Et le grand Micheal Jordan pour les besoins de la bande originale de Space Jam, sur laquelle il a écrit ce grand classique « I Believe I Can Fly », orchestrant à merveille cette symphonie de violon et les chœurs gospel. R Kelly faisait partie de la cour des grands, côtoyant les personnalités les plus respectables et idolâtrées de la communauté afro-américaine, mais pas seulement : Hollywood le subventionne pour le troisième volet de Batman, avec la chanson « Gotham City », et il alla jusqu’à attirer les faveurs de Céline Dion pour un duo (pop), « I’m Your Angel ».

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Jay-Z « Vol.2… Hard Knock Life » @@@@½


Après l’échec consommé et consommable du premier volet, Jay-Z entend bien renouer avec le succès avec ce Volume 2 de la trilogie ‘Life’ moins d’un an. Si Reasonable Doubt, la référence, a connu un immense succès critique, Hard Knock Life est son égal en terme de succès commercial. Les résultats sont colossaux : plus de six millions d’albums vendus à travers le monde (5 fois platine aux US en moins de deux ans), soit plus que la somme des ventes des deux premiers albums, et surtout une victoire au Grammy Awards catégorie Album Rap en 99. Roc A Fella Records devient désormais une usine à hits, un label qui commence à peser de plus en plus lourd. Quant au rappeur, il va pouvoir enfin triompher d’une renommée internationale.

Retrospective écrite en Aout 2004 revue en 2016

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Jay-Z « In My Lifetime, Vol. 1 » @@@½


Après avoir contracté un deal avec Def Jam Recordings pour son label Roc A Fella Records, Jay-Z voit les choses en grand en développant nouveau concept dans le rap : faire une trilogie et In My Lifetime en est le premier volet de cette trilogie ‘Life’ . Le virage de ce second album n’est guère évident, Jigga est en plein succès consécutivement à un Reasonable Doubt qui allait bientôt gagner le titre de classique. Entre-temps, il aura perdu un être cher, l’immense Notorious BIG. Par défaut, Jay devient la grosse star de Brooklyn et pourra s’apprêter à reprendre le titre de King Of New York, mais pas immédiatement. In My Lifetime est un second album mal aimé et par ricochet, mésestimé. En effet, même si ce volume a atteint la consécration de platine, Jay-Z s’est lancé dans un style plus facile, plus accessible, limite crossover…

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Puff Daddy & The Family « No Way Out » @@@@½


Nous sommes en 1997 et la Eastcoast venait de perdre un très grand soldat : Notorious BIG, l’un des meilleurs MC que la planète rap ait engendré dans les années 90. C’était entre autre le meilleur ami de Sean « Puffy » Combs alias Puff Daddy, le businessman/ entertainer/ rappeur et responsable du label Puff Daddy Records devenu Bad Boy Records. Sans lui, Biggie n’aurait jamais pu être découvert et connu le destin (tragique) qu’il a vécu et inversément, Puff n’aurait jamais pu engrosser de telles recettes et de succès, ni avoir la fâcheuse habitude de danser dans des clips.

L’un n’était rien sans l’autre et réciproquement. ‘Life After Death‘ venait tout juste de sortir et l’assassinat de Notorious BIG aurait pu tout stopper net. Pourtant ça n’a pas empêché Puffy et Mase de tourner le clip de « Mo’ Money Mo’ Problems ». Et à Puff Daddy de saisir l’opportunité de sortir ce premier album ‘No Way Out’ quelques jours après que la vidéo cartonne sur MTV, où l’ombre fantômatique de Christopher Wallace plane tel un spectre, normal puisqu’il en est le producteur éxécutif.

Rétrospective écrite en Octobre 2006

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Jaÿ-Z « Reasonable Doubt » @@@@@


C’est l’histoire d’un jeune dope dealer, Shawn Carter, qui a vu sa vie transformée par le rap. D’abord déniché par Clark Kent puis poulain de Big Jaz (connu aussi sous le pseudonyme de Jaz-O), celui-ci n’imaginait pas encore qu’au temps de ses premières rimes au début des années 90, avec sa coupe au carré et son flow mitraillette à la Fu-Schnikens, il deviendrait le King Of New York une décennie plus tard.

Rétrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Nas « It Was Written » @@@@@©


Comment donner suite à un grand classique instantané sacralisé par la critique, Illmatic ? C’est cette équation très difficile que Nas a du résoudre pour le 2 Juillet de l’an 1996, date qui coïncidait avec la sortie de Stake is High des De La Soul. Pour ce faire, le rappeur du Queens s’est entouré du très ambitieux manager Steve Stoute et d’une équipe de tueurs qui garantissaient de passer à la radio tout en restant street, Poke & Tone alias The Trackmasters. Ainsi fut It Was Written, ainsi Nas devint Nas Escobar, en gardant les projects du Queens en toile de fond.

Rétrospective écrite en Novembre 2016 pour HipHop Infos France

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