Archives du mot-clé Keith Murray

DJ EFN « Another Time » @@@½


Roi de la mixtape de Miami (plus d’une quarantaine en 20 ans!), légende discrète de la culture hip-hop, DJ EFN s’offre, et nous offre, sa première compilation officielle sur CD, édité sur sa struscture Crazy Hood Productions. Les nostalgiques des compiles rap de DJ Clue, Tony Touch ou encore Statik Selektah vont rajeunir d’une grosse dizaine d’années au moins avec Another Time ! Le titre correspond tout à fait à l’esprit ‘back in the days’. Vu le nombre incalculable de connexions qu’il a tissé au fil des années, il y a foule sur ce projet qui concrétise l’ensemble d’une carrière bien remplie. Le genre de chronique où le name-dropping tombe tous les cinq mots en moyenne. Pour l’anecdote, c’est le graphiste Skam2 (Tribe Called Quest) qui a dessiné la pochette.

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Terminal 3 presents The Academy @@½


Au premier abord, The Academy semble être bien plus qu’une simple compilation. Les chiffres le prouvent : ce projet réunit 55 rappeurs (!!!) autour de Kurupt, le gestionnaire, et Terminal 3, les producteurs, sur 21 pistes. C’est beaucoup plus impressionnant que les albums de Statik Selektah, Army Of Pharaohs, celui des Eastcoast Avengers et même DJ Khaled (pan, dans ta gueule). Trop beau pour être vrai.

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Method Man & Redman « Blackout! 2 » @@@@


Avant d’écrire quoi que ce soit, j’aimerai d’abord annoncer le premier anniversaire de mon blog : et oui,  j’ai créé Sagittarius Hip Hop Reviews le 31 Mai 2008, avec comme première chronique 8 Diagrams du Wu-Tang Clan ! Et en transitant habilement par le Wu, je passe à Method Man & Redman qui viennent de sortir le second volet de Blackout! chez Def Jam.

C’est évident que le contexte de cette sortie n’est plus du tout la même qu’il y a dix ans. Réunion explosive entre les deux plus gros fumeurs d’herbe de la planète, Blackout! est sans aucun doute considéré comme un album rap culte, dont sont extraits la tuerie inoxydable « Da Rockwilder » et leur célèbre hymne « How High » dans sa version originale, avec son refrain que tous les fans connaissent par coeur. Un titre incontournable qui a inspiré le film du même nom sorti en 2002 avec un scénario complètement loufoque. En ce temps pas si lointain, le Funk Doc et Mr Mef étaient ultra-hype et leurs aventures en solo cartonnaient bien.
Les choses ont évolué très vite dans le rap game en une décennie mais le charisme et le tempérament des Blunt Brothers demeurent intacts, les chanceux qui les ont vu ensemble sur scène peuvent en témoigner autant que moi. Blackout! 2 n’était pas aussi attendu que son illustre prédécesseur, cependant dans le genre « Machintruc ricain 2, le retour », c’est une bonne séquelle. Rallumez votre poste sur la fréquence WKYA, We Kickin’ Your Ass Radio!

EPMD « We Mean Business » @@@@


Plusieurs mois précédant la ‘reformation’ (néologisme créé pour des circonstances exceptionnelles) inespérée des NTM, un autre duo de légende, américain cette fois, s’était ‘reformé’ pour notre plus grand bonheur à tous. Eux aussi les croyait-on irréconciliables, eux aussi ont commencé par une tournée (mondiale vu leur envergure) à partir d’Octobre 2006, mais contrairement à nos pionniers du hip-hop français, ce groupe de rap a poursuivi jusqu’au bout leur logique de come-back en livrant leur premier album depuis Out of Business en 1999, We Mean Business. Vous l’avez probablement déjà déviné, je parle bien entendu des EPMD, Erick Sermon et Parrish Smith, de retour dans le rap bizness. Je dois dire qu’il faudrait être complètement désintéressé pour passer à côté d’une sortie aussi événementielle. Car dans la tête de certains, des rappeurs qui ont 20 ans de carrière dans les baskets n’ont plus rien à faire là, parce qu’ils sont old school, mis sur la touche par les majors, ils doivent être considérés comme des retraités passés de mode… Qu’est-ce que ça peut foutre tant que leur musique nous fasse péter les baffles et bouger la tête sur des beats qui claquent ?

Drôle d’époque… De bon vieux groupes de rock à la longévité importante comme les AC/DC, U2, Rolling Stones,… arrivent à vendre des millions de disques encore de nos jours alors que dans le rap, les artistes doivent avoir une date limite pour leur carrière comme dans le sport de haut niveau ? C’est débile comme mentalité. J’en arrête là avec mon coup de gueule, parlons de ce gros disque qui pète grave.

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J-Ro « Rare Earth B-Boy Funk vol.2 » @@@1/2


 

Le vendredi soir, après une grosse semaine de taf, je vais me boire quelques verres avec mes ‘drinkin partners’ au bar le « Westcoast », dont le tavernier n’est autre que l’ex-Alkaholick non-anonyme J-Ro, tout juste installé en Europe depuis sa signature chez Border Blaster. Une enseigne faite en graffiti et un décor intérieur typiquement urbain, coloré et californien nous ensoleille à chaque fois que nous mettons le pied en ce lieu. À la carte, cocktails funkys made in L.A., soft-drinks en tout genre… Etant de fidèles habitués de cet abreuvoir, nous avons pu goûter la vingtaine de boissons que compose ce Likwit crû qu’est Rare Earth B-Boy Funk, avec une dose de deux volumes d’alcool s’il vous plaît. Et ouais, on n’est pas des petites natures ici ! 
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Keith Murray « Rap-Murr-Phobia » @@@


Une semaine après la sortie de He’s Keith Murray en 2003, son auteur se faisait virer de chez Def Jam. Motif : manque de tact envers les dirigeants. Coup dur. Une punition, un silence radio de quatre ans, un avis de recherche, une signature en indépendant sur Koch Records… Voici le résumé typique d’un artiste rappeur en perdition. C’est triste à dire mais c’est malheureusement la réalité de Keith Murray. Malgré la situation, il reste le genre de MC à jurer fidélité à la vie à la mort à sa passion, le Hip Hop, preuve en est avec Rap-Murr-Phobia (qui se traduit par la ‘peur du vrai hip-hop’). Un retour qui fait beaucoup plaisir à tous les puristes, néanmoins – soyons honnêtes avec nous-même – qui ne risque pas hélas de relancer sa carrière, juste lui laisser un sursis…

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Redman presents « Red Gone Wild: Theee Album » @@@@


Quatre ans De GestatiOn, c’est trOP. TrOP D’attente tue L’attente et ReDMan L’a aPPris à ses DéPends. À une éPOQue Où Le HiP HOP éVOLue sans cesse au MiLieu D’un MarcHé Du DisQue saturé, iL DeVient aLOrs PriMOrDiaL POur tOut artiste De saVOir cOntinueLLeMententretenir sOn Buzz aFin De rester DanLe cOuP, sinOn iLFinissent Par retOMBer Dans Des DiVisiOns inFérieures (inDé, MiXtaPes…), surtOut LOrsQu’On est Pas La PriOrité D’un LaBeL teQue DeF JaM.

C’est DésOrMais FinLe teMPs Où La siMPLe éVOcatiOn De La sOrtie iMMinentDu nOuVeL aLBuM D’un De nOs raPPeurs PréFérés suscitait un ViF enGOueMent, sitôtransFOrMé en cOnsécratiOn D’Or Ou De PLatine. Maintenant c’est une QuestiOn DePOPuLarité, et D’iMPOPuLarité… ReDMan est un MC tOujOurs autant aPPrécié, Mais DOnt La sOrtie MainteFOis rePOussée De RED GONE WILD a ternLeesPOirs DeFans. UnFâcHeuse situatiOn Qui L’a cOntraint De sOrtir une série De MiXtaPes (ILL At WiLL) aVant QuDeF JaM se raPPeLLe tarDiVeMent De cOMMerciaLiser sOn siXièMe aLBuM aPrès ces PrOLOnGatiOns à raLLOnGe. C’était teLLeMent inesPéré, Que ça Fait PLaisir MaLGré tOut. Reste à saVOir si ce DisQue a raisOn De nOtre Patience.

Chronique originale écrite en Avril 2007

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P Diddy & The Bad Boy Family present… « We invented the remix » @@@@


P Diddy & Bad Boy Records present We Invented The Remix… Oui c’est vrai, P Diddy a ‘inventé’ le remix… dans le monde du rap/r&b. Comme il le dit lui-même dans l’introduction, il n’était alors que manageur des Jodeci chez Uptown Records lorsqu’il a remixé le single de leur hit « Come and Talk To Me » qui a connu un certain succès au début des années 90. Sean ‘Puffy’ Combs a depuis toujours eu le chic de lancer des artistes à succès mais aussi des tendances pourrait-on dire. Au sujet des remixes, c’est un précurseur en la matière et là dessus, pas moyen de lui donner tort. Lui-même, lorsqu’il a sorti ce type de compilation, bon nombre de labels et maisons de disque ont repris cette idée.

Souvenez-vous en 2002 combien les bacs étaient remplis d’albums de remixes douteux à la qualité plus ou moins discutable: Destiny’s Child, Jennifer Lopez, même Nas… Mais avec P Diddy, il faut s’attendre à un bon produit commercial, c’est-à-dire qui plaît facilement tout en faisant ça bien, à partir des derniers hits de ses artistes de son label (exception faite de son amie Mary J Blige) sortis pendant l’année 2001/2002.

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R Kelly « R. » @@@@@


R, la 18e lettre, cela nous rappelle ce grand morceau de Rakim. R. c’est aussi le plus grand double album du rhythm & blues, si ce n’est le seul. R comme Robert, le prénom du grand R Kelly, le ‘R’ de R&B, celui qui à l’époque était propre de tout jugement, celui qu’on ne considérait que par son immense talent de chanteur/ auteur/ compositeur/ interprète. Au point que Micheal Jackson en personne lui avait demandé ses services pour la chanson « You Are Not Alone ». Et le grand Micheal Jordan pour les besoins de la bande originale de Space Jam, sur laquelle il a écrit ce grand classique « I Believe I Can Fly », orchestrant à merveille cette symphonie de violon et les chœurs gospel. R Kelly faisait partie de la cour des grands, côtoyant les personnalités les plus respectables et idolâtrées de la communauté afro-américaine, mais pas seulement : Hollywood le subventionne pour le troisième volet de Batman, avec la chanson « Gotham City », et il alla jusqu’à attirer les faveurs de Céline Dion pour un duo (pop), « I’m Your Angel ».

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Redman « Doc’s Da Name 2000 » @@@@½


Redman est ce trublion complètement barge découvert il y a plus de dix ans par Erick Sermon, la moitié d’EPMD. D’abord DJ reconverti au MCing, « l’homme rouge » est un rappeur énergique et génial capable de dénaturer n’importe quels instrumentaux, ce qui lui a valu la place dans le trio de feu Def Squad avec Keith Murray, mais aussi de faire de surprenants duos avec son comparse Methodman du Wu-Tang.

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Busta Rhymes « The Coming » @@@@½


The Coming est le début des aventures fracassantes de Trevor Smith alias Busta Rhymes, surnom duquel il a été baptisé par Chuck D des Public Enemy. Le Dungeon Dragon s’est libéré de ses chaînes de son groupe les Leaders of the New School après cinq ans de bons et loyaux service pour répandre une parole prophétique qui contrastait avec son énergie délirante. Les trentenaires comme moi ont découvert ce trublion aux dreadlocks et à la gueule pas croyable sur MTV avec le vidéoclip clownesque « Woo Hah!! Got You All In Check« , affublé d’un sample tout aussi mutin de « Space » du grand Galt McDermot (le compositeur de Hair).

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Redman « Dare Iz a Darkside » @@@@½


Ugh visages pâles, cafés et cacao !

Moi être grand sage Cheval Archer, pour venir délivrer message : Homme Peau Rouge pas content, lui avoir faim et vouloir communiquer avec signaux de fumées hallucinogènes. Homme Peau Rouge lancer défi à Homme Peau Rouge lui-même, faire musique avec propres mains et aller en guerre affronter les Eunuks. Homme Peau Rouge pas seul, aidé par amis chasseurs Def Squaw, Gi l’Ouragan et par tribu Hippie Emdi.

Secret à Homme Peau Rouge : esprit volatile. Totem à Homme Peau Rouge être ‘Chien Mangeur d’Herbe’, lui avoir rage dans ventre et être heureux grogner devant bâton musical, et dire incantations après beaucoup fumer calumet. Homme Peau Rouge prendre « Noorotic » avec Roc Sauvage dans contrées de « Green Island », pas loin territoire peuple Sioux Jersey. Mais Homme Peau Rouge vouloir gagner respect et courir vers ville New York, avec rythme qui fait bouger la terre et danse de la pluie moderne…

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