50 Cent « Power of the Dollar » @@@@


Drogues, clashs, embrouilles, rap, c’était la vie de 50 Cent à la fin du millénaire dernier alors qu’il trimait encore dans SouthSide Queens. Des échos de son fameux talent sont arrivés dans les oreilles des chasseurs de tête de Columbia. ‘Power Of The Dollar’ devait être officiellement le tout premier disque de Curtis Jackson, avant que celui-ci se fasse tirer dessus par neuf fois (ce que raconte l’histoire) – ce qui a entraîné sa rupture de contrat avec la maison de disque.


Ce qui surprend en premier, c’est la voix de 50 Cent : claire. Il ne s’était pas encore pris une bastos une balle dans la gorge (toujours selon le mythe), vu que le disque a été enregistré avant la fusillade. Par contre, son flow est reconnaissable entre mille donc on retrouve vite ses repères. ‘Power Of The Dollar’ est produit par les TrackMasters et contient en fait pas mal de surprises et de détails assez interessants expliquant le style actuel de 50.

D’abord les thématiques : la vie de hustler-gangster, les flingues, les filles, bref la hood life. Des sujets de prédilections encore repris aujourd’hui ! Déjà quelques morceaux destinés au sexe opposé comme « Material Girl » par exemple, et ses sonorités proches de « P.I.M.P » (!). 50 Cent avait aussi déjà l’art du « refrain-qui-tue » et facile (« Good Die Young« ), limite chantés (« As The World Turns » feat UGK). Noreaga vient préter main forte sur « By Any Means » alors qu’on retrouve des scratches de Jadakiss sur « I’m A Hustler« . Les changements de flow sont monnaie courante aussi, une habitude qu’il a perpétuée jusque maintenant. Pour les productions, ce sont les Trackmasters qui se sont majoritairement attelés à cet office.

Pour ceux qui ont écouté les bonus tracks de ‘Get Rich Or Die Tryin’, il ne seront pas surpris de retrouver « Life’s On The Line » où il laisse quelques rimes concernant Nas et Jay-Z. Ce dernier a d’ailleurs répondu sur son 3e volume (‘Life & Times of Shawn Carter’). Une des chansons qui a fait beaucoup de bruit reste « How To Rob » (feat The Madd Rapper), véritable mode d’emploi du braquage de l’industrie du disque.

En tout et pour tout, pas mal de petites anecdotes mais pas pour autant un album anecdotique même si celui-ci est trouvable uniquement en bootleg CD ou sur Internet. ‘Power Of The Dollar’ est la preuve en tout cas que 50 Cent a su rester fidèle à lui-même et à son style, les bases étaient déjà là, la grosse tête en moins. On connaît la suite à ce « préquel » de carrière : 50 se fait tirer dessus, Columbia, affolé, rompt son contrat mais il finira par récupérer la monnaie de sa pièce.

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