LL Cool J « Authentic » @@@


Tous pensaient que LL Cool J la légende avait raccroché le micro avec Exit 13 en 2008, son tout dernier album paru chez Def Jam. Visiblement, l’idée d’enregistrer des morceaux démangeait la vedette de NCIS Los Angeles, comme un retraité qui ne sait plus trop quoi faire de ses journées quand il ne jardine pas. Il saute le pas en annonçant alors Authentic Hip-Hop mi-2012. Profitant de son rôle de maître de cérémonie aux Grammy Awards 2013, une forme de consécration en soi, il en a profité pour révéler son tonitruant single « Whaddup » avec Chuck D des Public Enemy, Tom Morello et Z-Trip. Entre-temps, l’intitulé de l’album se résume à Authentic, car il faudra pas s’attendre à un authentique disque de musique hip-hop de la part de l’oncle L.

La production de l’album est laissée entre les mains des Trackmasters, les hitmakers des années 90 qui avaient produit Mr Smith, gros succès commercial à l’époque, Tricky Stewart et un inconnu répondant au nom de Jaylien. Dès le premier titre « Bath Salt« , le rappeur de 45 ans déclare sans faillir « honestly I was scared to come back/it was ugly not knowing how the game’ll react ». Mais l’envie a eu raison de lui et ce n’est pas une mauvaise chose. Après, ne vous attendez pas à une révolution dans le style: LL fait du r&b trois morceaux sur quatre, quoique parfois cela reste ambigu comme sur « New Love » pour parler de son intérêt retrouvé pour la musique. Pour cela, il a fait appel au chanteur Seal, Charlie Wilson, les Earth Wind & Fire qui apportent un groove funky et classe sur « Something About You« , Monica ainsi que Joe et Babyface qui figurent sur les bonus tracks sur certaines versions de l’album (dont je n’ai pu disposer pour en juger). Et pour du r&b, la facture est raisonnable. Du LL en mode lover, comme à l’accoutumée, c’est toujours ça de pris comparé aux jeunes rappeurs fragiles.

La pointe d’authenticité hip-hop ne se trouve que sur « Whaddup« , lorsque LL Cool J convie Chuck D pour réinterpréter le refrain de « Welcome to the Terrordome« . On pourra se satisfaire du banger « We Came to Party » avec Fatman Scoop et Snoop Dogg, Snoop que l’on retrouve avec Bootsy Collins et le batteur Travis Barker sur « Bartender« , essayant tant bien que mal d’incorporer du p-funk dans son rap mainstream. Quant aux collaborations avec le chanteur country Brad Paisley et Eddie Van Halen, elles tombent à l’eau, à force d’en avoir mis trop dans son vin (californien).

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