Archives du mot-clé Travis Barker

The Cool Kids « Special Edition Grand Master Deluxe » @@@@


En 2008, une connexion Detroit-Chicago a fait grand bruit dans le petit monde du rap indépendant avec The Bake Sale EP, le nom de ce duo dynamique : The Cool Kids. Leurs égotrips aux flows lents et leurs productions minimalistes revisitant des sonorités hip-hop old school en haute-définition ont fait sensation. Avec d’autres mixtapes en chemin, leur musique rap ultra-novatrice et hyper tendance ont amené leur hype au max. Bref, leur hipster-hop (comme on appelait ça) était le nec-plus-ultra.

Mais tout juste passé le fameux When Fish Rides Bicycles, leur premier album attendu de longue date (et c’est un doux euphémisme), les deux compères ne faisaient plus la paire. Une séparation douloureuse que j’ai vécu comme un terrible drame, exactement comme le porce ultra-violent des membres du Dogg Pound au début des années 2000. Mais comme Kurupt et Daz, Chuck Inglish et Sir Michael Rocks se sont rabibochés l’an dernier après avoir asséné des années qu’il ne serait jamais question d’une réunion. Ne jamais dire « jamais », c’est reparti pour un tour avec un second album au titre qui en jette, Special Edition Grand Master Deluxe. Et ça, c’est méga top.

Lire la suite The Cool Kids « Special Edition Grand Master Deluxe » @@@@

Asher Roth x Nottz x Travis Barker « Rawther » [EP] @@@@½


Souvenir de Noël 2010 : le rappeur Asher Roth et le producteur Nottz avaient déposé au pied du sapin le colis piégé The Rawth EP. Ceux qui l’ont écouté ne l’ont pas oublié en tout cas. Cinq ans plus tard, ils remettent ça avec un EP 6-titres plus ‘ruff’, Rawther (‘rougher’), en embarquant le batteur Travis Barker.

Téléchargez gratuitement Rawther sur Retroash.com →

Lire la suite Asher Roth x Nottz x Travis Barker « Rawther » [EP] @@@@½

The Game « The Documentary 2.5 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015. Il l’a fait, et il a sorti une semaine après le 2.5. Explication. Plutôt que de sortir un double-album, le rappeur de Compton a préféré le scinder en deux parties séparées avec une semaine d’intervalle. Stratégie commerciale ? Peu importe, l’idée n’est pas mauvaise. La crainte que l’on peut légitimement avoir avec cette seconde partie, c’est qu’elle ne contienne que des left-off de la première, or il s’avère que The Documentary 2.5 pèse autant que le 2, voire plus. Normal, avec 700 morceaux enregistrés (Game est un peu marseillais sur les bords), il était compliqué de se tromper.

Lire la suite The Game « The Documentary 2.5 » @@@@

El-P x Killer Mike « Run the Jewels 2 » @@@@@


La bombe nucléaire R.A.P. Music de Killer Mike entièrement produite par l’ex-membre des Company Flow El-P a été la collaboration la plus inattendue de l’année 2012, plus inattendu encore, ce fut l’album le plus plébiscité cette année-là. Franchement mérité. Alors qu’une suite se profilait, les deux protagonistes ont officiellement formé l’année suivante le binôme Run The Jewels (un nom inspiré d’une rime de tonton LL Cool J) et proposent un album-test éponyme chez l’indépendant Fool’s Gold. Un coup d’essai transformé en coup de maître. Pour la seconde année consécutive, El-P et Killer Mike ont vu leur projet assailli de critiques positives, dont on garde encore le single « Banana Clip » avec Big Boi dans les mémoires. Je ne vous raconte pas l’excitation collective autour de cette suite, Run The Jewels 2. Et c’est toujours gratuit !

Lire la suite El-P x Killer Mike « Run the Jewels 2 » @@@@@

LL Cool J « Authentic » @@@


Tous pensaient que LL Cool J la légende avait raccroché le micro avec Exit 13 en 2008, son tout dernier album paru chez Def Jam. Visiblement, l’idée d’enregistrer des morceaux démangeait la vedette de NCIS Los Angeles, comme un retraité qui ne sait plus trop quoi faire de ses journées quand il ne jardine pas. Il saute le pas en annonçant alors Authentic Hip-Hop mi-2012. Profitant de son rôle de maître de cérémonie aux Grammy Awards 2013, une forme de consécration en soi, il en a profité pour révéler son tonitruant single « Whaddup » avec Chuck D des Public Enemy, Tom Morello et Z-Trip. Entre-temps, l’intitulé de l’album se résume à Authentic, car il faudra pas s’attendre à un authentique disque de musique hip-hop de la part de l’oncle L.

Lire la suite LL Cool J « Authentic » @@@

Xzibit « Napalm » @@@@


Comme vous j’ai fait de grands yeux ronds lorsque je me suis rendu compte que l’apparition du californien et ex-présentateur de Pimp My Ride Xzibit dans une pub pour la marque Skoda n’était pas une hallucination. Ceci coïncidait pas si étrangement avec la sortie de son septième album Napalm fin Octobre après six années d’absence.

Lire la suite sur Now Playing →

The Cool Kids « When Fish Ride Bicycles » @@@½


Le labeur des Cool Kids se concrétise enfin par un album annoncé depuis la mi-2008, When Fish Ride Bicycles. Un mini-événement en soi dans la sphère hip-hop indé catégorie ‘hipsters’. Place à la nouvelle génération de b-boys !

Commençons d’abord par faire connaissance avec ces Cool Kids : Chuck Inglish, beatmaker/rappeur, et Mikey Rocks a/k/a Sir Michael Rocks, MC. Chacun d’eux proviennent respectivement des suburbs de Chicago et Detroit, deux villes du Midwest américain les plus dynamiques sur la scène hip-hop américaine.

Ensuite continuons par comprendre ce que l’on entend par le mouvement ‘hipsters’. Visuellement ces rappeurs sont reconnaissables par leur code vestimentaire un poil ‘bobo’ comme on dirait chez nous : épaisses montures de lunettes, style skater ou jeans slims pour certains, couleurs flashys et fringues vintages recyclées des années 80 et 90, décennies durant lesquelles ont grandi cette génération de nerds (ou geeks si vous préférez) nourris au hip-hop boom-bap et mainstream du début des années 2000. Musicalement, deux tendances rap se profilent : la première très ancrée dans un hip-hop minimaliste, branché et rafraichissant; l’autre s’aventure dans des mélanges avec de l’électro ou du rock (Kid CuDi en est un exemple très parlant). Les Cool Kids s’inscrivent dans la tendance hip-hop ultra-moderne.

Il faut dire qu’ils en ont parcouru du chemin depuis le succès d’estime de leur EP The Bake Sale trois ans plus tôt. Des premières parties pour Jay-Z pendant sa tournée européenne de 2008, un EP, trois mixtapes,… tout ce chemin parcouru pour en arriver à When Fish Ride Bicycle. Leur style de rap s’identifie très rapidement avec « Rush Hour Traffic », « Boomin’ » et les singles « Bundle Up » et « Swimsuits » avec en featuring de choix Mayer Hawthorne. Derrière le micro, les flows se veulent flegmatiques, fluides et monocordes, comme si leurs lyrics étaient passés à bas volume et au ralentis. Côté son, les instrus alternent entre beats lourdement bassys et rythmiques accompagnées de mélodies synthétiques entêtantes et très stylées. Ce qui sort des enceintes est underground et frais à la fois.

Un des facteurs suscitant l’intérêt pour des artistes en devenir est la liste de guests qui y figurent. Pour When Fish Ride Bicycles, la guest-list est aussi variée que surprenante : Bun B, Ghostface Killah, Travis Barker qui alimente la batterie de « Sour Apple » et les rappeurs en herbe Chip the Ripper et Asher Roth qui se passent le mic sur « Roll Call ».

Ce premier album est parfaitement à l’image et la lifestyle des Cool Kids, mais probablement que leurs supporters de la première heure s’attendaient à quelque chose de mieux foutu et moins léger. Vous pourrez toujours vous pencher sur leur mixtapographie pour les découvrir sous dans leurs jours plus street.

Chronique écrite pour Now Playing Mag

Royce Da 5’9 « Success is Certain » @@@


Success is Certain est la séquelle de Death is Certain, considéré par beaucoup comme l’album référence de Royce Da 5’9, non pas le successeur de Street Hop bien qu’il partage avec la plupart des producteurs présents sur ce nouvel album (Nottz, Streetrunner, Mr Porter et DJ Premier à l’éxécutif).

Le succès, Royce nage en plein dedans depuis sa réconciliation avec son meilleur rival Eminem avec qui il a sorti l’EP Hell The Sequel en Juin dernier (presque disque d’or aux US). On est très content pour lui, la reconnaissance qu’il vit actuellement est amplement méritée. On est moins content de la tournure que prend son cinquième album.

Lire la suite Royce Da 5’9 « Success is Certain » @@@

Travis Barker « Give the Drummer Some » @@@½


Avec Questlove des Roots, probablement l’un des meilleurs batteurs au monde. C’est ce qu’on disait déjà de Travis Barker lorsqu’il évoluait au sein des Blink 182, la formation punk-rock qui faisait (pour certains d’entre nous) office de bande-son dans les soirées beuveries au lycée et à la fac. Lorsque le groupe a décidé de faire un break, Travis s’est occupé de ses divers side-projects et a commencé à porter un regard intéressé au hip-hop. D’abord en remixant une pléthore de morceaux, puis c’est devenu un truc plus sérieux quand il a travaillé sur les singles de Paul Wall, The Game (« Dope Boys »), Warren G (« Let’s Get High »), Lil Wayne, Rihanna… Au grand dam de son public ckeu-ro, Travis Barker parachève sa reconversion avec son premier album, un album majoritairement hip-hop, Give the Drummer Some.

Lire la suite Travis Barker « Give the Drummer Some » @@@½

DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½


Game a beau sortir single sur single, rien n’y fait, la mayonnaise ne prend pas. Son autre solution pour combler copieusement la sortie de RED Album, dont le délai ne cesse d’accroître (une habitude chez Aftermah Records), sortir des mixtapes de plus en plus fat. Avec Purp & Patron il a carrément mis les bouchées double : une double-mixtape, avec deux DJs (DJ Skee et Funkmaster Flex), des gros noms de la prod dont une double dose de Dr Dre et les Neptunes (principaux producteurs annoncés du RED Album) et deux fois trop de guests (Lil Wayne, Wiz Khalifa, Fabolous, Rick Ross, Pharrell, Snoop…). Quand on boit trop d’alcool, on voit double.

> Télécharger The Game – Purp & Patron (2 Disc)

Lire la suite DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½

Game & DJ Skee « The Red Room » (mixtape) @@@½


Game (sans le ‘the’) a définitivement réalisé la meilleure opération de l’année de 2010 : en plus de publier son prochain album chez Star Trak, le MC de Compton a renouvelé son ordonnance chez Aftermath. Le RED Album sera produit par les Neptunes et Dr Dre, de quoi rendre jaloux tous ses haters, parmi eux 50 Cent dont Before I Self Destruct n’est toujours pas disque d’or six mois après sa sortie (alors qu’il a fallu trente fois moins de temps pour ses trois premiers LPs). Tant pis aussi pour Bishop Lamont qui aura passé sa carrière dans la salle d’attente du docteur mais quand on s’appelle Game et qu’on est un Blood, on passe en urgences.

Et comme ce gigantesque buzz ne suffisait pas, DJ Skee et Game offrent généreusement cette net-tape gratuite, The Red Room, avec en prime un nouveau mix de son méga-freestyle de vingt minutes (!!!) « 400 Barz » et d’autres exclusivités. Qui peut le stopper maintenant ?

Lire la suite Game & DJ Skee « The Red Room » (mixtape) @@@½

Lil Wayne « Rebirth » @@


« C’est un truc de malade !!! J’entends le public en furie hurler mon nom, je sens le souffle des vivas des fans hystériques venir à moi… Sur scène, je me sens partir en transe alors que je ne contrôle plus mes doigts glisser frénétiquement sur ma guitare électrique, l’autotune est saturé à donf… Je tiens ma guitare comme le prolongement de ma bite en érection… C’est assourdissant, nirvanesque… Le public m’aime, me réclame, je suis génial, c’est ouf!! Je suis une rock star !! Je leur jette mon T-Shirt humide de sueur et les bitches en chaleur se l’arrachent. Je m’en taperai bien une ou deux après le concert, elles sont folles de moi… C’est le bon moment pour un slam, que les gens puissent me toucher, moi leur idôle… Je laisse ma guitare sur la scène et me lance dans la fosse !!! Et là, tout se passe au ralenti… mais…. pourquoi les gens s’écartent… Non, nonononononon ça va FAIRE MAAAAAL!!! HAAAAA!!! »

Un beau matin dans sa chambre d’hôtel, après un rêve comme celui-là, Weezy a eu l’idée de faire un album entièrement ckeu-ro. L’industrie du disque peut trembler !

Lire la suite Lil Wayne « Rebirth » @@

Warren G « The G-Files » @@@1/2


Depuis la moitié des années 90 jusqu’au début des années 2000, Warren Griffin III alias Warren G a été longtemps le parrain du G Funk, le plaçant incontestablement comme un des vecteurs du son made in Westcoast, aux côtés d’autres producteurs/rappeurs de renom comme le géant Dr Dre (son demi-frère), DJ Quik ou encore Daz Dillinger.

Du mythique « Regulate » qui l’a révélé lui et Nate Dogg dans le monde entier à « Lookin’ At You » produit par Dr Dre, Warren G a constamment occupé notre champ d’écoute avec ses tubes G Funk mémorables comme « What’s Love Got To Do With It » avec Adina Howards, « Smokin’ Me Out » feat Ron Isley, « I Shot The Sheriff » et « I Want It All ».

Avec ses vieux amis Snoop et Nate Dogg, ils sortent en 2004 le très attendu album de leur groupe les 213 (le code de Long Beach dont ils sont originaires), The Hard Way, un succès indépendant certifié disque d’or aux US. C’est en indé qu’il poursuit sa carrière en publiant l’année suivante In The Mid-nite Hour qui a eu le mérite de lancer un certain Bishop Lamont (actuellement sur liste d’attente chez Aftermath Records).

Commençant à se faire doucement oublier du public consommateur de rap, le G Child édite en 2008 deux singles « Ringtone » (plus agréable que le titre laisse présager) et « Crush » feat l’amateur de vidéo de sexe amateur Ray-J, prologues de ses G Files sortis tardivement en cet Automne 2009. Mais ça tombe bien, c’est l’été indien chez nous.

Lire la suite Warren G « The G-Files » @@@1/2

The Game « LAX » @@@@


Grâce à Doctor’s Advocate, The Game a prouvé à la face du monde qu’il ne devait pas son talent qu’à son recruteur Dr Dre et les refrains de 50 Cent, mais qu’il demeurait bel et bien le nouvel émissaire de la Westcoast. C’est en lui seul qu’il a puisé les ressources pour tenir le coup dans le rap game, au fait que les gens l’ont enfin accepté comme un vrai MC à part entière – qui sait en plus très bien choisir lui-même ses producteurs -, voguant bien au-delà de sa simple réputation de Bloods originaire de Compton pris sous l’aile du bon docteur en 2004 alors qu’il savait tout juste rapper. Avec le temps, Chuck Taylor (son autre alias) s’est aussi assagi, il attise moins la controverse. L’avez-vous entendu assener un diss ces derniers mois, hormis une pique envers les G Unit placée dans une interview ? Comme quoi, sa campagne G Unot a fait son effet, tout comme le buzz autour d’une possible collaboration avec Dr Dre sur The D.O.C., devenu LAX (le nom de l’aéroport international de Los Angeles), annoncé comme étant son dernier album solo… Info ou intox ? Le mystère demeure, mais le MC de Compton est notoirement une girouette de nature…

Lire la suite The Game « LAX » @@@@

T.I. « KING. » @@@@½


½Ces deux années 2004 et 2005, nous avons assisté à la montée en puissance de T.I., le rappeur originaire d’Atlanta. Parti de rien, Tip s’est distingué avec deux albums certifiés or, ‘I’m Serious’ et ‘Trap Muzik’ (dont était extrait le hit « Rubberband Man ») avant qu’il ne fasse face à des adversaires de taille: Ludacris et Lil Flip. En constante progression, il s’autoproclame King of The South, un titre dont certains rechignent à admettre, préférant décerner le trône à Scarface. Malgré tout, il répond aux sarcasmes de ses détracteurs avec ‘Urban Legend’, son 3e opus certifié platine. Ce succès, il le doit à un talent certain, sa structure Grand Hustle et à un entourage de producteurs en vogue, du style Lil Jon, David Banner, Jazze Pha et Swizz Beatz qui lui a réalisé le tube « Bring’em Out ». Et pour courronner le tout, sa chanson « U Don’t Know Me » a été nominée aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur Single Rap/R&B.

Chronique originale écrite le 7 Avril 2006

Lire la suite T.I. « KING. » @@@@½