Fabolous « Real Talk » @@@@


A tous ceux et celles qui s’étaient endormis à la moitié de ‘Street Dreams‘, c’était l’heure de se réveiller car Fabolous sortait enfin les crocs. Avec ‘Real Talk‘, le rappeur était carrément en passe de piquer la vedette à des poids lourds confirmés tels que Jadakiss, Fat Joe, Mobb Deep, Method Man, etc… pour représenter la Eastcoast cette année 2004. Son premier single « Breathe« , c’était déjà quelque chose mais ce n’était rien comparé au reste. Pour disséquer ce troisième album de Fabo, j’avais à l’époque réaliser plusieurs catégories montrant les différentes facettes du disque.

Chronique écrite en 2004 revue en 2016


Les bombes streets
Commençons par le commencement avec
– « Don’t Stop Wont Stop« , une introduction offensive qui sonne G Unit, à se demander si ce n’était pas plutôt contre-offensive envers les membres du groupe qui suscitait l’intérêt du rap game tout entier à l’époque;
– « Real Talk« , tout est dit dans le titre;
– « Gangsta« , sorte de « Keep It Gangsta pt 3 » produite par un dénommé DJ Khaled… (quand il faisait encore du son et du bon) qui avait trouvé le sample de piano dramatique purement new-yorkais;
– « Church« , jusque là sans commentaires: ça débouche les oreilles;
– « Can U Hear Me Out » alias la chanson émotive conçue par JR Rotem;
– le single « Breathe » évidemment (merci Just Blaze!);
– la tuerie « In My Hood » qui cassait un peu l’image de rappeur-lover que traînait Fabo depuis son premier album;
– « Ghetto » avec une production de Scott Storch facilement reconnaissable (puisqu’il reprend le même piano que pour « Still Dre« ) mais très réussie.
– « Po Po« , très bon parce que Nate Dogg, ;
En tout cas, le flow de Fab est nettement moins mollasson que sur ses précents albums et ses textes renforcent d’autant plus sa street crédibilité. Les instrumentaux sont dans l’ensemble absolument terribles. Franchement du très très gros calibre que nous sortait Fabolous.

Les ‘club-bangers’
– « Tit 4 Tat » produite par et avec Pharrell Williams des Neptunes au rap;
– « It’s Alright » feat Sean Paul produite par Just Blaze (merci encore), le tube assuré avec son style oriental qui avait tant marché avec Erick Sermon sur « React« ;
– « Round & Round« , le beat est monstrueux, gros tambours, par Scott Storch encore.
Trois grosses tracks pour les clubs. Efficaces à souhait, Fab tenait le rythme et la forme, une chose de bien!

Les tracks crossover r&b
– « Baby« , ça paraissait évident, c’était écrit, surtout avec cet air de « Can’t Help It » de Michael Jackson ;
– « Girls » un peu trop classique avec son air de guitare signé TrackMasters;
– « Holla At A Real Somebody » feat Lil Mo, combinaison gagnante;
– le suave « Young & Sexy » feat Pharell (devinez qui produit…) & Mike Shorey.
Trois morceaux mid-tempos (on supprime le normcore « Girls« )  assez cools et tranquilles, un poil laid back et estivales. Le pied quoi.

Le morceau sudiste conventionnel
– « Do The Damn Thang » qui introduisait Young Jeezy, une track loin d’être crunk comme on en entendait trop cette année-là. Un effet de mode de faire des morceaux South mais rien de bien pénalisant.

Sacré mélange entre street tracks, chansons r&b légèrement soulfuls et beats dancefloors. ‘Real Talk’ était et est tout bonnement le meilleur disque de Fabolous. La troisième était la bonne. Peut-être le meilleur skeud Eastcoast mainstream de l’année 2004.

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