Archives du mot-clé Sean Paul

Stefflon Don « Secure » [mixtape] @@½


Le rap féminin commence à prendre plus d’espace et c’est tant mieux. De plus en plus de noms se font connaître à plusieurs niveaux et Stefflon Don revenait souvent. Best Female artiste aux MOBO Awards en 2017, cérémonie anglaise récompensant les artistes noirs, c’est pourtant par le biais du rap US, grâce à des featurings aux côtés de pointures cainris et l’appui du Quality Control Music, label qui gère migos et Lil Yachty. Pour se faire une idée de son talent, la rappeuse basée à Londres a lâché à la mi-aout Secure, sa seconde mixtape.

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Busta Rhymes « The Return of the Dragon (The Abstract Went On Vacation) » [mixtape] @@@½


Vous vous rappelez sans doute il y a deux de cette mixtape The Abstract and The Dragon, sorte de gros best-of d’anciens morceaux et de remixes parsemé d’inédits, qui a permis à de nombreux fans de surfer sur la vague nostalgique de la belle époque Native Tongue. Le matin du 25 Décembre 2015, Busta Rhymes s’est déguisé en papa Noël pour offrir généreusement sa nouvelle livraison et pendant qu’il charbonnait pour envoyer sa mixtape dans nos chaumières, Q-Tip a pris des jours de congés. D’où le titre (The Return of the Dragon), et le sous-titre (The Abstract Went on Vacation).

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Jay Sean « All Or Nothing » @@½


Comme les puristes Dirty South le regrettent souvent, hormis Lil Wayne, le roster de Cash Money Records n’a plus rien à voir par rapport à il y a dix ans. Outre le faux-rockeur Kevin Rudolf et Birdman himself, on compter maintenant sur une nouvelle recrue, le chanteur Jay Sean, qui a sorti en Novembre All or Nothing. Cet album a connu un succès correct aux States, il a gagné sa place dans les airplays français et plus encore en Angleterre. Normal, cet indien d’origine est originaire du Pays de Sa Majesté. Malin ça, Cash Money jette son emprise sur le marché européen… Bref, Jay Sean en est à son troisième album et il est très célèbre en Angleterre où il a reçu de nombre de MOBO Awards (les victoires de la musiques anglo-saxons) avec My Own Way. Big Ad, qui a passé un séjour là-bas récemment, ne me contredira pas sur ce point.

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Sean Paul « Imperial Blaze » @@@


Avec les rythmes ragga-dancehall des best-sellers Dutty Rock et Trinity, Sean Paul (qu’on prononce toujours « Cheûne Pôl ») a régné sans partage sur les dancefloors jusqu’en 2005 au moins, à la fin duquel il a pu survivre à l’explosive vague reggaeton et su empêcher Shaggy et Wayne Wonder de se réapproprier l’entièreté de leurs terres. Après une tentative de retour avortée par sa propre volonté à la rentrée 2007 (pour mieux préparer son disque), le voilà qu’il fait irruption sans prévenir en plein été avec Imperial Blaze pour récupérer sa couronne avec dans ses bagages une kyrielle de tubes : 19 en tout.

Son bouillant single « So Fine » a réalisé une percée remarquée en grillant la politesse à Pitbull, Black Eyed Peas, Pussycat Dolls et compagnie, mais la compétition a été rude et difficile pour trouver sa place sur les compilations des hits de l’été 2009… Peut-être pendant les prochaines grandes vacances ?

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DJ Khaled « We Global » @@


On change tout sans rien changer, telle est la formule que nous sert DJ Khaled pour la deuxième fois depuis Listenn : une Nième compilation made in Miami avec un tas de hot singles (éphémères, pléonasme) et des combinaisons de rappeurs mainstreams. On retrouve bien entendu sur We Global (We The Best Music Group/Terror Squad/ Koch Records) la houlette de producteurs floridiens habituels, comme les Cool & Dre, The Runners, les Diaz Brothers, plus Danjahandz, des gros clients présents depuis le début comme Rick Ross, Flo Rida, Trick Daddy, Trey Songz, Bun B, Birdman, Pitbull, Akon, Fat Joe (l’unique membre originel du Terror Squad) avec au milieu de tout ça, le petit protégé Ace Hood (signé sur Def Jam), Kanye West, The Game et pour la première fois Nas, Sean Paul, Busta Rhymes et Missy Elliott. Excusez du peu encore une fois.

Oh, tiens donc ! Voyez-vous ça, il manque Lil Wayne dans les featurings, mais ce n’est pas comme s’il nous manquait, on le trouvera probablement dans le prochain album qu’on écoutera… Par ailleurs, DJ Khaled ne cache plus ses ambitions, il en veut encore et toujours plus de succès et de thunes. Comme il est dit dans l’intro « Standing to the Moutain Top », où Ace Hood termine essouflé par l’up-tempo : « I know it makes you sick, guess what, you make me rich. » Pas besoin de traduire, qu’on le supporte (difficilement) ou pas, on l’a dans le cul pour la troisième fois. On va devoir le subir encore, lui et ses abrutissants « we the best », « we takin’ over », « this for the ghetto » en rajoutant des nouveaux gimmicks du genre « we run this rap game », « we international now », blablabla… (*soupir*) Bon sinon, et à part ça ? 

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Rampage « Have You Seen? » @@@½


« Take It To The Streets » a permis à Rampage, membre du Flipmode Squad et fidèle compagnon de Busta Rhymes, de faire ses classes avec son premier solo ‘Scouts Honor…By Way of Blood’ en 1997. Il aura fallu près de neuf années pour attendre la suite avec ‘Have You Seen’ (Flipmode/ Sure Shots/ All City/ PIAS), qui précède la sortie du très attendu ‘The Big Bang’ de Busta chez Aftermath. Un album sophomore annonciateur de la reprise en main de la clique Flipmode, une chance que Rah Digga n’a pas malheureusement pas eu chez J Records, car projet avorté alors qu’il était finalisé, sans compter un Spliff Starr dont sa présence sur scène et dans les clips importe plus que ses couplets en featurings.

Chronique originale écrite le 19 Juin 2006

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Fabolous « Real Talk » @@@@


A tous ceux et celles qui s’étaient endormis à la moitié de ‘Street Dreams‘, c’était l’heure de se réveiller car Fabolous sortait enfin les crocs. Avec ‘Real Talk‘, le rappeur était carrément en passe de piquer la vedette à des poids lourds confirmés tels que Jadakiss, Fat Joe, Mobb Deep, Method Man, etc… pour représenter la Eastcoast cette année 2004. Son premier single « Breathe« , c’était déjà quelque chose mais ce n’était rien comparé au reste. Pour disséquer ce troisième album de Fabo, j’avais à l’époque réaliser plusieurs catégories montrant les différentes facettes du disque.

Chronique écrite en 2004 revue en 2016

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De La Soul « The Grind Date » @@@@½


La chronique de The Grind Date a été le copier/coller d’une conversation sur MSN entre moi (Le miel et les abeilles) et Bobby_Milk (Charles Ingalls) à la rentrée 2004. Aucun changement n’a été apportée au dialogue, même si avec le recul on aurait pu aller plus loin dans les détails et évoquer plus de choses, comme par exemple la bonus track « Shoomp » avec Sean Paul sur un sample de « Culture Club ». Merci à Benoît (Bobby) pour son autorisation.

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Jay-Z « The Blueprint²: The Gift & the Curse » @@@@½


Et puis il y a eu un ‘deux’… en exposant, pour annoncer un double-CD : The Gift et The Curse. Le pari était risqué pour Jay-Z : faire tapis avec deux paires, ses couilles et ces deux galettes. Réaliser un double-album n’a cependant rien d’un coup de poker, c’est déjà un lourd travail. Le rendre fondamental est une autre affaire, c’est l’attribut des grands rappeurs ou grands groupes, et Jay-Z était au sommet du rap game. 2Pac avait All Eyez On Me, Biggie Life After Death et le Wu-Tang Forever.  Considérés comme des classiques, ils n’étaient pas parfaits non plus il faut l’admettre, il y avait dessus quelques titres bouche-trous ou qui faisaient défaut.

Malheureusement pour Jay-Z, ce ne fut pas le cas pour lui, la critique fut plus tiède qu’espéré bien qu’en termes de ventes il égalait The Blueprint premier avec plus de 2 millions de copies vendues sur le sol américain. Rétrospectivement, appeler cet album The Blueprint² et le sortir juste un an après un classique instantané a été à la fois une malédiction et, mine de rien, une bénédiction. Il serait peut-être temps de la renconsidérer aujourd’hui.

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Busta Rhymes « It Ain’t Safe No More » @@@@


L’insécurité était omniprésente, partout, depuis les événements tragiques du 11 Septembre 2001. Après sa nouvelle genèse, le chao régnait de nouveau dans l’esprit de Busta Rhymes après ‘E.L.E‘. ‘It Ain’t Safe No More…‘ marque une étape ténébreuse dans la carrière du rappeur, et c’est ce contraste que revêt ce sixième album solo. A la production, on retrouve producteurs à la mode (The Neptunes), compagnons de route (J Dilla, Rockwilder, Swizz Beatz et DJ Scratch) et d’autres personnages qui ne sont pas nés de la dernière pluie acide (Rick Rock et MegaHertz). Sorti en 2002, c’est aussi son second et dernier disque sur J Records, et dernier d’une série d’un album par an en moyenne.

Rétrospective écrite en 2006 revue en 2016

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Clipse « Lord Willin' » @@@@½


Voici l’un des duos de rappeur les plus authentiques de ce début de millénaire : les Clipse. Pourtant, au départ, aucun paramètre n’avantageait ces deux frangins natifs du Bronx pour sortir un jour un néoclassique Hip Hop : ils viennent de Virginia Beach, un bled à mi-chemin entre la Eastcoast et le Sud (casse-tête pour étiqueter entre Dirty South et Eastcoast), fréquentent des amis nerds comme Pharrell Williams et Chad Hugo, et leur signature sur Elektra a fait chou blanc. Flashback. 1999, Pusha T (anciennement sous le nom de Terrar) et Malice, premières signatures sur Star Trak (le label des Neptunes), font des apparitions sur les albums de Kelis et N.E.R.D., sortant dans la foulée le maxi The Funerals pour amplifier leur buzz. Un titre bien prémonitoire pour un album mort-né, trouvable uniquement sur Internet sous le nom de Exclusive Audio Footage. Joli gâchis. Déboires durant leur jeunesse et poissards dans les méandres de l’industrie musicale.

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