Archives du mot-clé Nate Dogg

Warren G « Regulate… G Funk Era part II » [EP] @@@½


Une faille spatio-temporelle de quinze minute s’est ouverte en Californie la veille de la sortie digitale de l’inattendu Compton de Dr Dre : Warren G a présenté sur soundcloud un EP qui se veut un hommage pour les vingt ans du grand classique Regulate G Funk Era. L’exercice est risqué, l’ère G Funk a beau être révolue, le demi-frère de Dre compte bien faire valoir son titre de prince du genre et utiliser un précieux joker : des enregistrements posthumes de Nate Dogg.

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Redman « presents… Reggie » @@½, « Pancake & Syrup » [mixtape] @@@½


Il n’a pas tort Redman, de critiquer la politique de Def Jam qui délaisse les artistes Hip-Hop au profits des plus bankables, de mélodies plus pop… Ce label (de moins en moins) hip-hop a beau être le plus puissant et le plus ancien créé, il a perdu beaucoup de son âme et les premiers à pâtir du manque de promo sont les vétérans. Platines autrefois, aux fonds des classements en ces jours, hot hier, légendes urbaines en perdition aujourd’hui. Conséquence de cette gestion désastreuse, artistique comme commerciale, Reggie est une déception, le Funk Doc n’est plus funky.

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Tha Dogg Pound « 100 Wayz » @@@@


Code 187 dans le 213, le DPG a frappé le 17/8 avec 100 Wayz. Fuck Koch Records, ici le deal c’est DoggyStyle Records que ça se passe. Daz, Young Gotti et toute la clique ont réuni la meute de cabots (RBX, Snoop Dogg, Soopafly…) avec un 7e album qui se veut inspiré de l’Ancien Testament de la Bible Westcoast The Chronic. Death Row, G-Funk, le Dogg Pound était dedans quand la West était à son apogée. Putain ces mecs ont une histoire derrière eux, des classiques, ce sont des légendes urbaines et pas qu’à LA. Et depuis que les deux partenaires se sont réconciliés, ils enchaînent projet sur projet sans relâche en indé. 100 Wayz marque la fin d’une décennie de hauts et de bas pour Kurupt et Daz, avec la volonté de faire briller le soleil californien comme dans les années 90, à l’ancienne.

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Warren G « The G-Files » @@@1/2


Depuis la moitié des années 90 jusqu’au début des années 2000, Warren Griffin III alias Warren G a été longtemps le parrain du G Funk, le plaçant incontestablement comme un des vecteurs du son made in Westcoast, aux côtés d’autres producteurs/rappeurs de renom comme le géant Dr Dre (son demi-frère), DJ Quik ou encore Daz Dillinger.

Du mythique « Regulate » qui l’a révélé lui et Nate Dogg dans le monde entier à « Lookin’ At You » produit par Dr Dre, Warren G a constamment occupé notre champ d’écoute avec ses tubes G Funk mémorables comme « What’s Love Got To Do With It » avec Adina Howards, « Smokin’ Me Out » feat Ron Isley, « I Shot The Sheriff » et « I Want It All ».

Avec ses vieux amis Snoop et Nate Dogg, ils sortent en 2004 le très attendu album de leur groupe les 213 (le code de Long Beach dont ils sont originaires), The Hard Way, un succès indépendant certifié disque d’or aux US. C’est en indé qu’il poursuit sa carrière en publiant l’année suivante In The Mid-nite Hour qui a eu le mérite de lancer un certain Bishop Lamont (actuellement sur liste d’attente chez Aftermath Records).

Commençant à se faire doucement oublier du public consommateur de rap, le G Child édite en 2008 deux singles « Ringtone » (plus agréable que le titre laisse présager) et « Crush » feat l’amateur de vidéo de sexe amateur Ray-J, prologues de ses G Files sortis tardivement en cet Automne 2009. Mais ça tombe bien, c’est l’été indien chez nous.

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Nelly « Brass Knuckles » @@


Plus de 20 millions d’albums vendus rien qu’aux Etats-Unis, voilà ce qui fait le palmarès de Nelly. Même KRS-One le vantait d’être la raison pour laquelle le hip-hop vendait tant de disques dans le monde. Country Grammar était véritablement un album unique en son genre dans le paysage Midwest/Dirty South, et après ce succès phénoménal, c’est comme si Nelly a préféré devenir l’archétype du rappeur archi-commercial, au sens superficiel et commun du terme. Ceci étant, après quatre disques vendus comme petits pains (industriels), dont l’incroyable coup double Sweat/Suit (et de sa version album unique incluant « Grillz »), Nelly va devoir faire face à un défi de taille s’il veut perdurer dans le rap game : reconquérir l’intérêt de ses millions d’acheteurs potentiels. Les scores de vente de Brass Knuckles (Motown/Universal), son nouvel album, rendront compte de la popularité actuelle de Nelly.

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Redman presents « Red Gone Wild: Theee Album » @@@@


Quatre ans De GestatiOn, c’est trOP. TrOP D’attente tue L’attente et ReDMan L’a aPPris à ses DéPends. À une éPOQue Où Le HiP HOP éVOLue sans cesse au MiLieu D’un MarcHé Du DisQue saturé, iL DeVient aLOrs PriMOrDiaL POur tOut artiste De saVOir cOntinueLLeMententretenir sOn Buzz aFin De rester DanLe cOuP, sinOn iLFinissent Par retOMBer Dans Des DiVisiOns inFérieures (inDé, MiXtaPes…), surtOut LOrsQu’On est Pas La PriOrité D’un LaBeL teQue DeF JaM.

C’est DésOrMais FinLe teMPs Où La siMPLe éVOcatiOn De La sOrtie iMMinentDu nOuVeL aLBuM D’un De nOs raPPeurs PréFérés suscitait un ViF enGOueMent, sitôtransFOrMé en cOnsécratiOn D’Or Ou De PLatine. Maintenant c’est une QuestiOn DePOPuLarité, et D’iMPOPuLarité… ReDMan est un MC tOujOurs autant aPPrécié, Mais DOnt La sOrtie MainteFOis rePOussée De RED GONE WILD a ternLeesPOirs DeFans. UnFâcHeuse situatiOn Qui L’a cOntraint De sOrtir une série De MiXtaPes (ILL At WiLL) aVant QuDeF JaM se raPPeLLe tarDiVeMent De cOMMerciaLiser sOn siXièMe aLBuM aPrès ces PrOLOnGatiOns à raLLOnGe. C’était teLLeMent inesPéré, Que ça Fait PLaisir MaLGré tOut. Reste à saVOir si ce DisQue a raisOn De nOtre Patience.

Chronique originale écrite en Avril 2007

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Snoop Dogg « Tha Blue Carpet Treatment » @@@@


Bigg Snoop Dogg le boss a depuis peu entrepris la responsabilité de porte-parole de la côte ouest, un rôle qui lui tient à cœur depuis la Westcoast Conference de 2005, une rencontre au sommet qui avait pour but de revitaliser les troupes californiennes qui peinaient à se motiver depuis quelques années. Depuis cet événement majeur, les choses se sont améliorées puisque Kurupt et Daz ont fait la paix, The Game (parrainé par Dr Dre) est devenu double-platine avec The Documentary et Ice Cube, E-40 sont devenus disques d’or un an après. De son côté, Snoop Dogg a plaidé la cause de Tookie Williams (un des fondateurs du gang des Crips) avec « Real Soon » et « Real Talk », produit Cali Iz Active des Tha Dogg Pound et préparait le très attendu Tha Blue Carpet Treatment (DoggyStyle/Geffen/Barclay), son huitième album.

Chronique originale écrite le 16 Novembre 2006

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The Game « Doctor’s Advocate » @@@@½


Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n’a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d’albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu’on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l’espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu’il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n’ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours).

Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l’avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu’il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S’ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur ‘G-Unot’ fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l’encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n’est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête… C’est un peu ce que The Game va finir par s’apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath.

Chronique originale de Bobby Milk co-écrite par moi le 24 Novembre 2006

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Obie Trice « Second Round’s On Me » @@@


Obie Trice, le rappeur le plus ‘normal’ de Shady Records, renfile les gants pour un second round. Pourtant produit conjointement par Eminem et JR Rotem, que l’on surnommait à l’époque le ‘Dr Dre blanc’, ce deuxième album d’Obie a manqué de passer la seconde. Par manque de préparation ou alors le niveau de l’album sophomore était-il trop élevé pour lui ?

D’après un commentaire publié le 12 Aout 2006

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Tha Dogg Pound « Cali iz active » @@@½


Chronique d’un retour annoncé. En 2005, Snoop Dogg avait rassemblé les troupes californiennes lors de la Westcoast Conference dans l’intention de consolider les liens entres les rappeurs, qu’ils soient Crips ou Bloods, et revigorer une côte ouest boudée par des majors préférant miser sur le Dirty South. L’un des points positif qui a suivi cette rencontre était la re-union officielle de Daz Dillinger et Kurupt sous la houpe de Snoop, un événement majeur qui a valu une couverture dans le numéro de The Source de Juin 2005. Les deux D.P.G. se sont réconciliés sur ‘Dillinger & Young Gotti II’ à la fin de l’année 2005 histoire d’enterrer la hache de guerre définitivement, Kurupt ayant été débauché de chez Death Row. Une nouvelle synonyme d’espoir qui a abouti à cet album des Tha Dogg Pound : et oui, ils ont peu récupérer leur appellation d’origine. Et comme leur classique ‘Dogg Food’ double platine aux States, ‘Cali iz active’ (DoggyStyle Records/ Koch Records/ Barclay) est supervisé par Snoop Dogg. La saga continue.

Chronique originale écrite le 3 Aout 2006

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Mobb Deep « Blood Money » @@@½


Autant être honnête avec ce disque (et avec moi-même), ça ne serait que du respect pour les Mobb Deep. Déjà, mon impression sur Blood Money, musicalement parlant, est meilleure que pour ‘Amerikaz Nightmare‘. Je pensais qu’ils avaient touché le fond avec cet album et qu’ils allaient continuer à râcler mais j’avoue avoir un bon feeling avec les productions en tout cas. Je kiffe bien « Daydreamin« , « Creep« , « Smoke It« , le joli « Pearly Gates » produit par Exile, « Put Them In Their Place« … ça reste du Mobb Deep c’est certain. Mais mini coup de gueule pour le morceau avec Mary J Blige (« It’s Alright« ) qui repompe le même sample (que je kiffe bien qd même) qu’Alchemist pour « Tick Tock » avec Nas et Prodigy. D’ailleurs Alchemist sur ce disque il me déçoit un poil avec « Infamous« , qui utilise un breakbeat maintes et maintes fois repris (Common & De La Soul, AZ…). En vrai, j’aime bien quand même ces deux morceaux, bien que réchauffés. Tout ça ne sonne pas ‘G Unit’ en tout cas mais jutement en parlant d’eux…

D’après un commentaire publié le 5 Juin 2006

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Proof « Searching for Jerry Garcia » @@@


Beaucoup de détracteurs arguaient que sans Eminem, les membres des Dirty Dozen ne valent pas un clou. Proof avait tout à prouver avec ce premier album officiel en solitaire, et pourtant il leur donne presque raison. Peut-être est-ce dû aux productions hasardeuses, à son flow trop régulier, ses textes qui manquent de punch. Ou au manque de promotion vu que Proof n’est pas un artiste signé sur Shady Records, le label de son mentor blondinet.

Note: c’est triste de savoir que de son vivant Proof n’a pas franchement convaincu en tant qu’artiste solo. Son meurtre nous a rendu compte de ce grand gâchis. J’ai dit premier album officiel, parce que I Missed the Hip Hop était davantage considéré comme un street-album.

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Nate Dogg « Nate Dogg LP » @@@½


Ce qui aurait dû être son 3e album solo, ‘Nate Dogg LP’ ne l’est pas spécialement. Malgré ses prestations remarquées à chacune de ses apparitions sur une chanson de n’importe quel artiste faisant appel à ses services, Nate Dogg porte un peu la poisse. Son premier double-album n’a jamais eu la reconnaissance méritée, seul ‘Music & Me’ en 2002 lui a permis de rallier le public international. Mais depuis plus rien. C’est presque dans un élan de charité que le label Atlantic propose de cet LP en format digital.

Note : je n’ai jamais fait attention si cet album est sorti en format physique… Dire que c’était le dernier album de Nate Dogg… Il était produit par Hi-Tek, DJ Quik, Timbaland, Bink!, Damizza et Scott Storch, évidemment.

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The Game « The Documentary » @@@@½


Rarement dans l’industrie du rap on avait vu un tel buzz pour un artiste qui n’avait pas sorti un seul disque de sa vie. Encore une fois, c’est Interscope qui se cache derrière tout ce remue-ménage, autour d’une jeune recrue au blase très emblématique : The Game, ou Jayceon Taylor de son vrai nom. Ce jeune rappeur originaire de Los Angeles et découvert par JT The Bigga Figga est devenue en deux temps trois mouvement la nouvelle recrue de Dr Dre, dont il ne manquait plus qu’un artiste natif de Compton (tout comme lui) à son roster. Pour des raisons marketing sans doute, The Game a été signé sur Aftermath/G Unit, ce qui ne fait pourtant pas lui le 4e homme de 50 Cent. Le jeune gangsta est entre de bonnes mains. Pour pimenter le tout, il s’est fait de nombreux copains dans le rap game : Memphis Bleek, Joe Budden et Yukmouth. Pour provoquer encore plus d’engouement, l’album originellement intitulé symboliquement ‘Nigga Wit Attude vol 1’, a été maintes fois repoussé toujours pour des raisons stratégiques. The Game robothug? Nous sommes le 17 Janvier et son album ‘The Documentary’ est arrivé dans les bacs et sans plus attendre, voyons voir ce que ça vaut.

Note : La chronique a été publiée peu après la sortie de l’album, en février 2005 il me semble. Bien que Documentary ait très bien vieilli, j’ai encore du mal à le considérer comme un classique… Un album toujours très solide en tout cas et mémorable.

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Daz Dillinger « Tha Dogg Pound Gangsta LP » @@@@


On disait Daz Dillinger en perdition depuis la déception provoquée par le brûlot anti-Death Row ‘DPGC – U Know What I’m Throwin Up’. À la trahison de Kurupt, reparti chez le label à la chaise électrique en 2003, son ex-moitié du D.P.G. a mis le baril sur le feu (avec le soutien de Snoop Dogg et Soopafly) au point d’en oublier de faire du bon son. Sa signature sur le label de Jermaine Dupri, So So Def, n’a pas trop arrangé les choses. Alors forcément beaucoup d’espoir comme de méfiance autour de ‘Tha Dogg Pound Gangsta LP’ (sorti en indépendant sur sa propre griffe DPG Recordz/Gangsta Advisory au début 2005), un titre lourd de signification, comme cette pression sur les épaules de Daz pour perpétuer l’esprit du DPG.

Chronique écrite en 2005 revue en 2016

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