Archives pour la catégorie – 2000-2005

Mary J Blige « The Breakthrough » @@@@


L’année 2005 fut courronnée en beauté par le nouveau disque de la Reine du Hip-Hop Soul, ‘The Breakthrough’. Après deux opus un peu boudés (‘No More Drama’ et ‘Love & Life’ produit par Diddy), Mary J Blige revient à un style qui lui correspond nettement mieux et qui lui permet de s’exprimer pleinement. Et les scores de ventes significatifs aux Etats Unis (plus de 700 000 disques vendus la semaine de sa sortie) témoignent bien de la satisfaction des fans de la belle.

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Fort Minor « The Rising Tied » @@@@


Lorsque Mike Shinoda a invité Jay-Z pour mixer ses chansons avec celles des Linkin Park, cela avait aboutit à l’EP ‘Collision Course’, qui fut une très mauvaise blague. Ce n’est pas sans appréhension que lorsque le rappeur/ guitariste du groupe de néométal a annoncé la sortie d’un album solo sous le nom de Fort Minor, qui plus est supervisé par Shawn Carter en personne, on se dit la bonne blague ! Certes Mike a tout à prouver en tant que grand amateur de hip hop tant bien au niveau lyrical que musical et ce n’est pas chose facile lorsque l’on part du mauvais pied. Ne considérons pas quand même trop vite ‘The Rising Tied’ comme un side-project cross-over, car ce serait une grossière erreur de partir avec autant d’à priori. Pour les plus sceptiques, vous pouvez cesser lecture de cette chronique dès maintenant et retrouver une activité normale. Les plus curieux…

Note : après avoir sorti un tel album, on aurait pu se voir profiler une belle carrière solo pour Mike. Mais bon, l’aventure Linkin Park a continué…

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Jamie Foxx « Unpredictable » @@@


En étant chanteur, imitateur et acteur, Jamie Foxx a pu décrocher l’Oscar du Meilleur Acteur (le 2e afro-américain après Denzel Washinghton) pour son interprétation presque authentique de Ray Charles dans ‘Ray’. Ce qui ne l’a pas empêché de se faire non plus un nom dans le rap et r&b en se présentant aux côtés de Kanye West (sur « Slow Jamz » et « Gold Digger »), 50 Cent (« Build You Up »), Twista, etc… 2005 fut son année, et celle de son deuxième album solo, qu’il co-produit, intitulé ‘Unpredictable’ (pour “imprévisible”).

Chronique originale écrite le 13 Février 2006

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Wu-Tang meets the Indie Culture @@@@


Dreddy Krueger s’est inspiré du slogan de la firme Apple ce projet avec ‘Think Differently Music’, dont l’emblême est le signe du W aux couleurs arc-en-ciel. Le concept de ‘Wu-Tang Meets The Indie Culture’ est alléchant pour ne pas dire excitant et n’a rien d’une compilation anodine: associer des membres du Wu-Tang Clan, et autres affiliés du Wu, avec la crême des rappeurs undergrounds et indépendants pour en faire des combinaisons redoutables (comme ci-dessus sur le sondage), le tout sur des instrumentaux signés par le maître RZA et son disciple Mathematics. Bien que la majeure partie du Wu-Tang n’ait pas répondu présente (Raekwon, Method Man, Ghostface, Masta Killa et Inspectah Deck out), ce qui importe c’est de voir quel mélange de couleurs rendra le meilleur contraste.

Note: probablement le side-project le plus intéressant du Wu encore à ce jour.

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Black Rob « The Black Rob Report » @@@@½


Cela faisait presque cinq ans que l’on avait plus de nouvelles de Black Rob. Après le succès de ‘Life Story’ et sa consécration de platine, BR s’est enfoncé dans la luxure et la stupre, et commença à vider son compte en banque à 200 à l’heure. S’ensuivit une longue et glissante descente aux abysses de l’enfer, sombrant dans la drogue, l’alcool, les dettes, les problèmes de santé, les cures de desintoxication, les petits séjours en prison lorsque ce n’est pas dans des chambres d’hôtels miteux des quartiers. C’était ça la vie de Black Rob, profiter à l’excès jusqu’à de sombres extrémités au point de presque finir SDF. Contrairement à beaucoup de rappeurs dans le milieu, Rob n’est pas du genre à renier ses origines et ses vieilles habitudes de mauvais garçon comme sa petite histoire en noir et blanc nous montre. Jusqu’à ce qu’il se resaisisse et revienne frapper à la porte de Bad Boy Records, avec un Diddy qui lui a ouvert les bras en lui laissant une seconde chance. Black Rob est de retour, et plus affamé que jamais.

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Public Enemy « New Whirl Odor » @@@@


Les Public Enemy venaient de passer un long passage à blanc après leur 5e disque sorti en 1994 (‘Muse Sick N Hour Mess Age’). Nous avons eu droit à la B.O. de ‘He Got Game’ et ‘There’s a Poison Goin On’ (1999) annonçant un pseudo-retour avant que Chuck D, très visionnaire, décide de laisser des exclusivités en libre téléchargement légal sur son site Internet. Mais faute de rentabilité, il est en revenu à un format plus matériel en revenant au début du 3e millénaire avec ‘Revolverlution’ (2002). Sans grands échos.

Dans le contexte actuel que nous connaissons trop bien et l’anti-américanisme palpable dans notre vieille Europe à cause d’un George “double V” qui terrorise la planète entière, Chuck D, Flava Flav, Professor Griff et DJ Lord redébarquent en cette année 2005 avec un plan qui en plusieurs étapes. La première fut d’abord de sortir un nouveau best of de morceaux indispensables (‘Power To The People & The Beats – Public Enemy’s Greatest Hits’), histoire de remettre dans le bain les amateurs de hip hop qui veulent revivre les plus gros cartons des PE du siècle dernier. La seconde étape est d’entamer une trilogie qui commence avec cet album ‘New Whil Odor’, qui sera suivi du fameux ‘Rebirth Of A Nation’ sur la label de Paris (Guerrilla Funk) en Janvier 2006 et puis plus tard ‘How You Sell Soul To a Souless People Who Sold Their Soul ?’ prévu pour l’été 2007.

Note: les Public Enemy ont réalisé un retour fracassant en indépendant avec ce premier volet de leur trilogie. Pour cet album, ils sont même passés chez Ardisson pour leur promo française. Leur trilogie a scrupuleusement suivi leur calendrier prévisionnel.

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Twista « The Day After » @@@


En dépassant la barre convoitée du million d’albums vendus avec ‘Kamikaze’, Twista a troqué son dentier en or contre un nouveau en platine pour ‘The Day After’ (Atlantic/ Warner). Il est vrai que le succès du précédent opus est significativement et indiscutablement dû, osons le dire, à l’apport de Kanye West avec les deux singles « Slow Jamz » et « Celebrity Overnight », sans compter « So Sexy » feat R Kelly. Mais pour ‘The Day After’, ça se fera sans Kanye, d’une part.

Note: cet album de Twista aurait mérité une pire note si on en restait sur des critères purement rap mais les morceaux r&b sont bons… Plus une tempête tropicale qu’une tornade.

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Danger Doom « The Mouse and the Mask » @@@@½


Dangerdoom, c’est la rencontre entre deux bonshommes : d’un côté le génial DJ producteur Danger Mouse (‘The Grey Album’ de Jay-Z sur des instrumentaux des Beatles) et le MC/producteur au masque de métal, moitié de KMD, l’ultraprolifique MF Doom (‘Madvillainy’, ‘MM Food‘, la série ‘Special Herbs’…). Ces deux personnalités, reconnues et très appréciées dans l’underground Hip Hop et par la presse privilégiant l’expérimental, se sont rencontrées sur le second album des Gorillaz (‘Demon Days’ co-produit par Danger Mouse inutile de le rappeler) sur le morceau « November Has Come ». Cela tombe bien parce que ce mois de Novembre 2005 est arrivé avec ‘The Mouse & The Mask’ dans les bacs !

Note : Danger Mouse est depuis devenu encore plus génial et Doom moins prolifique. Chronique écrite en 2005 repostée en 2012 et revue en 2016.

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Blackalicious « The Craft » @@@@


Pour ceux qui vont découvrir les Blackalicious avec cette chronique, apprenez déjà que ‘The Craft’ est leur cinquième disque, le dernier en date étant le fameux ‘Blazing Arrow’ et son fameux « Can You Feel That Way ». Ce groupe californien est composé de deux excellents MC : Gift of Gab et Chief X-Cel. Avec eux, inutile de parler d’instrumentaux, de productions ou de lyrics, il serait plus convenable de parler de compositions souvent originales et pour les textes, de poésies, de jeux de mots, de récits intelligemment structurés. Pour ce dernier point, on peut suggérer ce petit plaisir qu’est l’abécédaire « Rythm Sticks ». Blackalicious frôle les frontières du Hip Hop qui les lient au funk, au jazz, rock et new wave pour donner un résultat quelque peu expérimental mais très plaisant à l’oreille.

Note : j’ai retiré quelques phrases hors-sujet par rapport à la chronique originale.

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Miri Ben-Ari « The Hip-Hop Violinist » @@@@


Le violon, cet instrument de musique classique très noble et bourgeois qui a accompagné les plus grandes symphonies jamais composées, en passant par Mozart, Beethoven jusqu’aux Quatre Saisons de Vivaldi, traversant plus de trois siècles d’histoire de la Renaissance à notre Ere Contemporaine. Quant on croise ce bijou d’orfèvrerie avec notre chère musique urbaine qu’est le Hip Hop, c’est un peu le choc des cultures, la rencontre de deux mondes radicalement opposés. Mais c’est le pari qu’a osé la très ravissante Miri Ben Ari, métisse d’origine israélienne et virtuose de l’instrument à corde. Vous avez sûrement pu déjà écouter ses talents de violoniste sur ‘College Dropout’, le premier album de Kanye West, ou l’apercevoir dans le clip de Twista, « Celebrity Overnight ». C’est pourquoi Jay-Z et Wyclef Jean l’ont surnommée – à juste titre – The Hip Hop Violonist.

Note : et en plus elle est trop belle. Un ‘volume II’ était prévu pour 2008 mais il n’y a jamais eu de suite…

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Cage « Hell’s Winter » @@@@½


Bienvenue dans le monde merdique et glauque de Cage, ou que se passe-t-il dans la tête de ce maniaco-dépressif dont la blancheur de peau n’empêche en rien d’avoir un humour noir amer à 99%. C’est cette vie et ce monde qu’il déteste tant qui été le sang empoisonné qui coule dans ‘Hell’s Winter’, ce liquide vital qui pourtant provoque des sueurs froides à l’écoute de ses textes torturés. Pour la mise en forme sonore, le membre de Definitive Jux s’est entouré des brillants El-P, Blockhead et RJD2, ainsi que d’autres surprises.

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Rev Run « Distortion » @@@


Run DMC, ça évoque la marque Adidas, les chapeaux noirs, des vétérans du Hip Hop débutant leur carrière au début des années 80,… Hélas le temps passe, les papys font la résistance, ils deviennent “has been”, comme leur retour raté avec ‘Crown Royal’ en 2001. Puis le drame survenu en 2003 et qui a secoué le Hip Hop, le meurtre de Jam Master Jay dont les causes restent encore un mystère. Et pour couronner le tout, DMC est en proie à des extinctions de voix chroniques. Reste Rev Run, alias Joseph Simmons (le frère de Russell Simmons qui n’est autre que l’un des fondateur de Def Jam), qui après 25 ans de carrière sur sous ses pieds sort enfin son premier album solo : ‘Distortion’.

Note: après quoi, Rev Run est devenue une star du petit écran avec sa sitcom de télé-réalité. Son fils Diggy Simmons est bien parti pour suivre ses pas.

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Bun B « Trill » @@@@


Il semblerait que la ville de Houston (Texas) semble vivre un second souffle par les temps qui courent, notamment grâce à des personnalités comme Lil Flip et la clique de chez Swisha House. La démocratisation du type “screwed & chopped” fait partie des facteurs à l’origine de la réémergence de la scène rap de H-Town. Cette figure emblématique qui se plait d’être considérée comme le President of The South, a participé à un nombre incalculables d’apparitions sur divers albums de Beanie Sigel à Chamillionnaire en passant par Lil Kim, histoire d’imposer au mieux sa présence dans le rap game. C’est pourquoi le Underground King Bun B, moitié du groupe mythique des UGK, profite de ce tremplin pour lancer sa première aventure solo, ‘Trill’ (chez Rap-A-Lot), la première depuis quinze ans de carrière au moins.

Note : Le membre des UGK Bun B clôt une année 2005 riche en sorties en provenance de Houston avec Paul Wall, Chamillionaire, Slim Thug et Mike Jones. Tout un symbôle, à double titre. C’est lui d’ailleurs qui a démocratisé le terme ‘trill’ avec ce premier volet de sa trilogie. Peut-être à force de représenter en cumulant un nombre important de featurings… sans s’arrêter  jusqu’à aujourd’hui !

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AZ « A*W*O*L » @@@@


Fausse alerte l’été 2004 : ‘Final Call’ de AZ ne sortira pas. Les raisons ? Deux hypothèses à cela : la première, ce sont les critiques assez vives de la presse hip hop, qualifiant, ce disque de cross-over et décevant. À titre informatif, le magasine XXL l’avait marqué d’un ‘M’ pour ‘medium’ ; la deuxième : des actes de pirateries qui ont eu pour conséquence de retrouver cet album sur Internet quelques semaines avant sa sortie. Donc on efface l’ardoise et on recommence.

Mais tout n’est pas perdu sur ‘A*W*O*L’ sur la treizième plage bonus, vous trouverez les trois meilleurs extraits de ‘Final Call’, c’est-à-dire « Live Wire » sur une production de Buckwild, le très bon « Magic Hour » avec CL Smooth et le franc parlé « The Truth ».

Note : comme d’autres rappeurs avant lui (Slim Thug, Talib Kweli), son album a fini bootlegué sur le net ce qui n’était pas courant à l’époque. AZ a dû tout réenregistrer, quitte à refaire un nouveau disque. Pour resituer un peu le contexte morose, AZ était aussi en froid avec Nas en 2005.

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Kanye West « Late Registration » @@@@@


BULLETIN DE NOTES

Élève: rappeur/producteur Kanye West
Album: Late Registration
Producteurs: Kanye West, Jon Brion et The Carter Administration
Label: Roc A Fella/Def Jam
Date de sortie: 30 Août 2005

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