Archives du mot-clé The Runners

Future « Honest » @@@


Difficile de ne pas s’intéresser à un cas comme celui de Future. Ce rappeur d’Atlanta a littéralement contaminé le rap game ces dernières années avec ces refrains efficaces marinés dans l’autotune et un premier album, Pluto, truffé de featurings de marque qui a rencontré un certain succès, avec des singles comme « Tony Montana« , au point d’être réédité en version « 3D ». Evidemment son usage de l’autotune est quelque peu critiquable, enfin, ça a surtout déplu à T-Pain dont la notoriété s’est tristement émiettée depuis le bide de Revolver. Un argument qui joue en la faveur de Future et qui peut interpeller les amoureux de rap made in Atlanta : il s’agit du cousin de Rico Wade, connu pour être un des membres des Organized Noise, producteurs pour Outkast et Goodie Mob.

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Young Money « Rise of an Empire » @@½


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Le label Young Money vient de publier ce mois de Mars son nouveau catalogue, Rise of an Empire. On se souvient de We Are Young Money paru cinq ans plus tôt, en prévision de l’invasion à venir avec ses têtes d’affiche Lil Wayne, Drake, Tyga et Nicki Minaj. Cette compilation-ci, succédant à la bouillasse radioactive Rich Gang paru l’été dernier, ne contient que très peu de nouveautés.

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Kid Ink « My Own Lane » @@


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Quand un rappeur vend des dizaines de milliers de disques en major et fait le buzz sans envahir l’espace par divers featurings, évidemment, on s’interroge, on se dit qu’il a un truc, ou qu’il y a un truc… Il est doué à ce point ? Il a vendu des singles catchys? On a raté l’ascension fulgurante d’un rookie plein de promesses? En gros, qu’a-t-il de spécial pour qu’il fasse parler de lui ?

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John Legend « Love in the Future » @@@@


John Stephens n’avait pas publié d’album solo depuis cinq ans, ça commençait sérieusement à faire long. A 34 ans, le chanteur signé chez G.O.O.D. Music a pris son temps pour écrire de nouvelles chansons et les habiller d’une musique soul plus classique dans le style, comme semble le décrire la pochette arborant des oeillets rouges en toute sobriété, sans perdre son préfixe « néo ». Avec Love in the Future, John Legend a gagné en sagesse.

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Rich Gang @½


Rich Gang est le nom de cette super-compilation regroupant les artistes Cash Money Records actuels ainsi que le roster de Young Money, son sous-label (ce terme est ambigü n’est-ce pas). Avec bien entendu leur son YMCMB actuel, c’est-à-dire de la soupe pop-rap industrielle bourrée d’émulsifiants, colorants et édulcorants.

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Lupe Fiasco « Food & Liquor II: The Great American Rap Album part 1 » @@@


Essayons de faire comme si Lupe Fiasco n’avait jamais sorti Lasers. Mmh facile à dire, le mal est fait et ancré profondément. Alors faisons comme si nous ne l’avions jamais écouté? Bah trop tard… Espérons que Food & Liquor II le remette dans le droit chemin alors. Car cette [je-ne-trouve-pas-les-mots-pour-exprimer-cette-infâmie] que fut Lasers a fait passer Lupe de rappeur modèle, qu’il est très vite devenu avec Food & Liquor puis The Cool, à un celui d’un banal rappeur ultra-commercial du même acabit qu’un Flo Rida. Ce nouvel album a un véritable enjeux : reconquérir sa fanbase et de ce fait, récupérer la place qu’il a perdu, celle du rappeur rebel-intello-visionnaire et extrêmement doué avec une conscience politico-sociale. C’est faisable. Cependant sous-titrer Food & Liquor 2e du nom avec The Great American Rap Album c’est exagéré non? Chronique du ‘black album’ de Lupe Fiasco….

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DJ Khaled « Kiss the Ring » @@½


Prenez un banc gros poissons du rap game, plein de rappeurs du Sud, deux-trois figures emblématiques voire légendaires du mouvement hip-hop sans oublier les dernières sensations qui vont écrire l’avenir du rap, plus ou deux chanteurs de reggae/ragga, combinez-les par pertinence, proposez-leur des instrus principalement sudistes, une douzaine environ, servis les producteurs à la mode, ajoutez une dose d’autotune, des gimmicks insupportables de DJ Khaled, et tadaaaaaaam, vous aurez un album de DJ Khaled. On ne change pas une formule qui marche, Kiss the Ring ne fera pas exception.

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DJ Khaled « We The Best Forever » @½


Rentrons dans le (gros) tas. We The Best Forever est un concentré hautement toxique de ses quatre précédents LP : même format douze-titres, mêmes hitmakers, les mêmes featurings qui reviennent, idem pour les thèmes (hood, succès et tout le toutim), quelques nouveaux noms en plus et Khaled ne produit aucun instru.

Et le plus dingue, c’est que le style demeure invariable. On a l’impression d’entendre le même disque qui ressemblait au disque précédent, qui lui-même ressemblait au disque précédent, qui lui-même aussi ressemblait au disque précédent, etc… c’est pas compliqué d’entuber les gens en faisait du copier/coller, il suffit simplement de mettre une autre cover. D’ailleurs, la pochette ressemble étrangement à celle de L’Palais de Justice de Freeman. Je dis ça, je dis rien… Bref, rien n’a changé, sauf son label qui s’appelle Cash Money Records maintenant.

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Nelly  » 5.0  » [deluxe edition] @½


Y a-t-il vraiment un quelconque intérêt à écouter un nouvel album de Nelly, franchement. Il y a eu en 2000 Country Grammar, considéré comme un classique du genre, avec des sonorités qui aurait pu être développée par la suite mais ce ne fut pas le cas. Son successeur Nellyville a connu un gros succès commercial, après c’en était fini des prods de Jay E et le rappeur de St Louis n’avait plus rien d’autre à parler que de son compte en banque et des nanas. Une fois ça va, deux fois ça saoule, 5.0 c’en est trop. C’est à se demander à quoi ça lui sert de sortir des albums, même si la réponse paraît évidente. Ecouté vite fait, aussitôt oublié.

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Rick Ross « The Albert Anastasia EP » (free album) @@@


Le boss Rick Ross, le hustler en puissance, patron du Maybach Music Group, s’est trouvé un nouveau blase bien costaud : le Teflon Don. Un nom qui sera aussi l’intitulé de son quatrième album à venir cet été chez Def Jam. Pour l’annoncer officiellement, c’est son nouveau manager, Diddy en personne qui s’en charge sur l’intro de cet EP, un prequel qui porte un autre de ses surnoms, très comique celui-là pour le coup : Albert Anastasia. Un EP gros… comme son tour de bide, 13 tracks en tout. Et tout aussi lourd ?

Microlien : http://bit.ly/bOyg5b

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Usher « Raymond V Raymond » @@


Ce qui a accompagné la sortie de ce 6e album d’Usher, c’était le flot de commentaires négatifs qui a déferlé sur Twitter. De partout ça criait à la catastrophe, pire que 2012 ! Les premiers singles sont affreux, c’est un fait, et tous ces gens en détresse sur ma timeline qui ont regretté d’avoir écouté l’albuma vant sa sortie ont manifesté pour le boycotter. La colère n’est manifestement pas retombée.

De mon côté, puisque la première tentative de collision géante du CERN a échoué, pour je ne sais quelle raison, un coup de folie m’a pris : je me suis lancé, sacrifié même, dans un twittlive track by track de Raymond V Raymond. Tant qu’à faire, pourquoi pas les copier/coller avec quelques notes supplémentaires, puisqu’une prochaine écoute, il n’y en aura jamais.

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Ludacris « Battle of the sexes » @@@ [+bonus]


Battle of the Sexes de Ludacris abordait la question de l’égalité des sexes. On entend souvent dire que le rap c’est misogyne et ça dégrade l’image de la femme, etc, etc… Le concept développé ici par Luda visait de donner la parole aux femmes, à des rappeuses ou ‘femcees’ comme on dit, et c’est ce que j’ai décidé de faire : ce sont Candice, Claire, Hana, Wadji et Natalie qui vont donner leur avis sur cet album et son thème, parce qu’il n’y a qu’elles pour juger si le rappeur d’Atlanta est un vrai gentleman. Ou pas.

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DJ Khaled « Victory » @@


Faire le vide dans sa tête est fortement conseillé si l’on entreprend d’écouter un disque de DJ Khaled. Surtout quand il nous réchauffe la même soupe pour la troisième fois et qu’il nous chauffe littéralement les oreilles avec ses gimmicks insoutenables.

Simulant sa propre gloire et celles des ghettos (de Miami plus exactement), le voilà qu’il se met à crier Victory (We The Best Music Group/Terror Squad/ E1 Entertainment) à qui l’entend. Tous ses potes de Blackberry sont là pour le supporter, nous avec, mais pas dans le sens où il l’entend. Il y a des fois où l’on aimerait être sourd à notre guise. Quand même, on va pas se forcer à l’aimer…

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Mary J Blige « Stronger with each tear » @@@@


Deux ans après Growing Pains, cette grande dame de la Black Music, celle par qui les drames arrivent comme des gifles et repartent d’un simple coup de mouchoir, la même qui a chanté lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama en Janvier dernier, revient avec Stronger with each tear (qui prête son nom au single officiel de More Than A Game), son neuvième album studio. R comme Reine incontestée et B comme Blige, Mary J Blige clôt une année R&B 2009 pleines de promesses pour le futur , la chanteuse est plus que jamais résolue pour 2010 a sécher ses larmes et positiver. Car derrière cette somptueuse photo, beau portrait couleur ébène sur fond noir, se cache un album plus éblouissant qu’on ne l’imagine. Je profite que cette chronique soit publiée le 11 Janvier pour lui souhaiter un bon anniversaire (39 ans).

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Chris Brown « Graffiti » @@@½


Comment démarrer la présentation de cette chronique sans s’attarder un temps soit peu sur la « dispute violente » avec sa petite copine de chanteuse. Stupeur dans le monde de la musique : Chris Brown, surnommé le nouveau Michael Jackson, son idôle absolue, est devenu le fils spirituel d’Ike Turner.

Pour résumer ses derniers mois en quelques mots : presse à scandale, mea-culpa, procès médiatisé, évocation de son passé trouble, service communautaire (un éboueur modèle selon les colonnes de potins), interviews au compte-goutte, insultes de la part de ses fans, « blackboulage » par sa maison de disque, fermeture du compte Twitter… Dure la vie d’artiste quand on est à ce point humilié. Les conséquences de ces quelques secondes d’excès de sang sur sa (jeune) carrière sont désastreuses, à moins qu’il sauve les meubles avec Graffiti, son troisième album.

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