Archives du mot-clé Too Short

Sir Michael Rocks « Banco » @@@


Chuck Inglish a sorti son premier effort solo Convertibles, au tour de Sir Michael Rocks de se lancer avec un album pas loin d’être auto-produit. Un autre style, tout aussi cool.

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Tony Touch « The Piece Maker 3: Return of the 50 MC’s » @@@@


Revenons en arrière, autour des années 2000. Les mixtapes étaient encore des objets physiques rares et recherchés, sous forme de cassettes ou CDs, puis converti en mp3, disponible de manière pas très légale… Beaucoup de DJs, et de rappeurs (50 Cent en est le parfait exemple), ont profité de ce nouveau marché parallèle en forte expansion dans le rap game pour balancer de vraies exclus avant tout le monde. Ce produit self-made était…

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Too $hort « No Trespassing » @@@½


Vous avez devant vos yeux le rappeur en activité qui accuse de la meilleure longévité dans le rap game. Oui, autant qu’un LL Cool J ou KRS-One. Too Short, 45 ans, a sorti son premier album Don’t Stop Rappin’ en.. 1983 ! No Trespassing n’est que seulement son dix-neuvième album… Quel est son secret ? Le concernant, c’est d’être resté constamment fidèle à lui-même depuis si longtemps, plus à lui qu’aux femmes. Trente ans que ça dure !

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Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½


Après l’amère déception de Malice N Wonderland, je n’attendais rien de spécial de la part de Snoop avec the Doggumentary. Je m’étais mis dans la tête que seul sans producteur derrière lui pour le diriger, il était incapable de mener un projet sans s’éparpiller dans tous les sens. Et quand j’ai entendu le single « Wet », douloureuse tentative de travestissement eurodance (commandée par le Prince William pour son mariage) et sa participation sur le single de Katy Perry, j’ai campé sur ma position au point de ne pas jeter une oreille sur les extraits qu’il mettait en ligne à l’occasion de son opération #passpasstuesday. Jusqu’à ce que j’écoute ce 11e album du Bigg Snoop Dogg, plus westcoast qu’espéré. Je retire – en partie – ce que j’ai pu dire.

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Wiz Khalifa « Rollin’ Papers » @@@


Wiz Khalifa aurait pu connaître le sort d’un banal one-hit-wonder avec « Say Yeah » en 2006. Mais non, il n’a pas lâché l’affaire en sortant en 2009 son second album solo Deal or no Deal (lire la chronique) en indépendant et c’est à force de persévérer que Wiz a fini par avoir son nom en haut de l’affiche et des charts. Ceci grâce à un autre hit, monumental celui-là, « Black And Yellow », un hymne de stade vendu à des millions de copies physiques et digitales qui lui a permis de représenter sa contrée de Pittsburgh lors de la finale de SuperBowl.

Satellisé par ce over-buzz, backé par Atlantic pour la grosse promo et sollicité par des superstars du rap (de Diddy à Snoop), Rollin’ Papers est voué au succès. Pas de quoi en faire tout un fromage non plus.

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Strong Arm Steady « Arms & Hammers » @@@½


Vous pensiez que The Greatest Story Story Never Told de Saigon était l’un des disques de rap le plus anticipé après Detox? Ce n’est pas tout à fait vrai, c’était en oubliant Arms & Hammers du Strong Arm Steady dont les premières spéculations ont débuté en 2004. Les SAS sont alors menés par le MC Westcoast et présentateur de Pimp My Ride Xzibit, qui les expose sur son album Weapons of Mass Destruction.

Mais ne voyant aucun projet aboutir, Phil Da Agony, l’albinos Krondon et Mitchy Slick se séparent de Mr X to the Z en 2006. Il s’en est passé des choses depuis. En théorie ce devait être leur premier album, c’est en fait leur troisième (en suivant la chronologie de leur discographie en considérant le street-album Deep Hearted paru chez Nature Sounds en 2007). Et cet album n’aurait probablement pas vu le jour si Talib Kweli leur avait pas offert une seconde chance en signant le tiercé sur sa structure Blacksmith.

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Tha Dogg Pound « 100 Wayz » @@@@


Code 187 dans le 213, le DPG a frappé le 17/8 avec 100 Wayz. Fuck Koch Records, ici le deal c’est DoggyStyle Records que ça se passe. Daz, Young Gotti et toute la clique ont réuni la meute de cabots (RBX, Snoop Dogg, Soopafly…) avec un 7e album qui se veut inspiré de l’Ancien Testament de la Bible Westcoast The Chronic. Death Row, G-Funk, le Dogg Pound était dedans quand la West était à son apogée. Putain ces mecs ont une histoire derrière eux, des classiques, ce sont des légendes urbaines et pas qu’à LA. Et depuis que les deux partenaires se sont réconciliés, ils enchaînent projet sur projet sans relâche en indé. 100 Wayz marque la fin d’une décennie de hauts et de bas pour Kurupt et Daz, avec la volonté de faire briller le soleil californien comme dans les années 90, à l’ancienne.

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Fat Joe « The Darkside vol.1 » @@@½


Quelle daube c’était J.O.S.E. 2, rholala… Le Gros Joe avait touché le fond, et faut arrêter de dire que c’est la faute des prods. 50 Cent a beau le beefer, de toute façon la crédibilité du Don Cartagena était en lambeaux depuis qu’il promettait de sortir de bons disques. La donne a changé, il est loin le souvenir du Fat Joe présentateur de Pimp My Ride Europe en Hollande, en plus les majors l’ont lâché, euh… Même les D.I.T.C ont ressorti un album sans faire appel à ses services. Au bout d’un moment, quand le pire est passé, les choses finissent forcément par aller mieux.

Il suffisait pourtant de peu pour que Fat Joe redresse la tête, il fallait juste arrêter de penser renouer un jour avec le succès qu’il a vécu il y a dix ans. Point de départ d’une trilogie, Darkside vol.1 est potentiellement son meilleur album depuis le début du millénaire.

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Big Boi « Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty » @@@@½


S’ils n’avaient pas rencontré le chemin de Antonio ‘L.A.’ Reid, personne n’aurait connu l’un des meilleurs de groupe de hip-hop du monde : les OutKast. Si Big Boi n’avait pas recroisé le chemin d’Antonio ‘LA’ Reid seize ans après, son album solo n’aurait sans doute pas vu le jour avant un bon bout de temps, ou alors pas sous sa forme actuelle. Une rencontre providentielle.

Lorsque la moitié street des Outkast présente son album chez Jive Records, Sir Lucious Left Foot, son second opus solo (en comptant Speakerboxx qui était complété par l’album jumeau d’Andre 3000 The Love Below), les dirigeants de la maison de disque ne savent pas comment le marketer, car trop original? Frustré par la situation, Big Boi retrouve alors ‘LA’ Reid, l’homme qui avait signé les OutKast sur LaFace Records à leurs jeunes débuts. L’actuel dirigeant d’Island Def Jam écoute le fameux album et propose sans sourciller au rappeur de signer chez Def Jam. Parce que Sir Lucious Left Foot : The Son of Chico Dusty est une bombe atomique.

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UGK « UGK 4 Life » @@@@


II Trill de Bun B (lire la chronique) nous avait rassuré sur son état et sa détermination plus que jamais invincible de vouloir représenter les UGK jusqu’à la mort après la disparition brutale de Pimp C. Après cet album en or massif, Bun nous avait promis de faire reluire le blason des Underground Kingz une ultime fois, portant la devise UGK 4 Life. Chose promise, chose due.

Après le festival Underground Kingz au second semestre 2007 (lire la chronique), Bun B souhaitait revenir à la source pour dévoiler les derniers souvenirs de Pimp C, vers quelque chose de plus modeste et traditionnel, sans gros producteurs ni faire la course après les collaborations (pour reprendre ses propres propos). Juste Bun B et Pimp C. Pourtant il y en a du beau monde sur UGK 4 Life : E-40, B-Legit, 8Ball & MJG, Akon, Snoop Dogg, Too Short, Sleepy Brown, Raheem DeVaughn, Ron Isley et bien d’autres encore… et pas un seul rappeur de Houston pour des raisons qui nous échappent.

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B-Real « Smoke N Mirrors » @@@@


Bientôt vingt ans après les premiers tours de vinyls des légendaires Cypress Hill, leur frontman B-Real se lance en solo, enfin ! C’était prémédité dès le départ mais il aura fallu deux putains de décennies, quelques featurings épars, notamment sur les albums des D12 (le fameux « American Psycho » orchestré par Dr Dre) et le single « Vato » de Snoop Dogg, plus une trilogie de mixtapes The Gunslinger pour que le MC latino-californien saisisse l’opportunité de faire cavalier seul avec Smoke N Mirrors, accompagné d’une armada de soldats de la Côte Ouest : Xzibit, Snoop Dogg, Sen Dog, Kurupt, Too Short et j’en passe. La musique est une affaire de famille.

Et ce qui paraît dingue, c’est que ce poids lourds de B-Real n’a pas signé en major malgré un CV à l’argumentaire impressionnant, il a opté pour une signature en distribution en indé chez… Duck Down Records. Damn, Duck Down ! Le label de Buckshot et du Bootcamp Clik ! Preuve que le marché underground se porte en très bonne santé, idem pour ce premier album tant attendu qui montre bien que la Westcoast possède encore des ressources inestimables.

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Snoop Dogg « Ego Trippin' » @@@1/2


Il était temps que les amateurs de rap Westcoast acceptent une fois pour toute que Snoop Dogg ne concevra jamais un Doggystyle bis (ni une suite à son dernier classique certifié Tha Last Meal), la mode du G Funk appartient au siècle dernier même si des irréductibles la font perdurer localement. Mais Snoop n’a pas attendu l’avis des conservateurs pour poursuivre son évolution artistique. Après avoir joué les boss, il a vétu son costume de pimp en 2004 et scandalisé son fidèle public avec R&G The Masterpiece, à moitié produit par The Neptunes.

Pour Ego Trippin’, le rappeur de Long Beach tenait absolument – au départ – à réaliser un album sans aucun invité, très personnel, produit uniquement par The Neptunes (encore eux) et sur lequel il pourrait faire trembler sa luette comme il le sentait. Une démarche audacieuse, pour ne pas dire inquiétante, carrément à l’opposé de son Blue Carpet Treatment, un produit gangsta rap featuring la côte ouest au complet (Ice Cube, Dogg Pound, Nate Dogg, Soopafly, E-40, MC Eiht, etc…), plus des grands noms rap/r&b en tout genre (avec entre autre R Kelly, Akon, Jamie Foxx, D’Angelo, Stevie Wonder, Damian Marley et Raul Midon) et produit par les grands noms de la production (son mentor Dr Dre, Timbaland, Pharrell, Rick Rock et j’en passe).

À l’arrivée, le résultat n’a rien à voir avec ce qui était convenu initialement : quatre artistes (minimum) se sont greffés à ce projet supervisé par QDT Muzik… QDT ? kézako ? L’acronyme de Quik/Dogg/Teddy, plus précisément le trio inédit formé de Snoop donc, l’illustre producteur Westcoast DJ Quik (au mix et mastering de cet opus) et un Teddy Riley sur le retour, la légende urbaine qui a inventé le New Jack à la fin des années 80 et produit le Dangerous de Michael Jackson.

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Keyshia Cole « Just Like Me » @@@@


Keyshia Cole est entrée dans le carré des valeurs sûres du r&b par la grande porte, glorifiée par le platiné The Way It Is. Cette chanteuse californienne à tout pour plaire : une voix qui a du coffre, des textes qui ne laissent pas insensible, un chant maîtrisé reflétant ses émotions et des productions qui s’accordent à son caractère. Le virage de l’album sophomore n’allait pas se négocier dangereusement, Just Like You se place droit dans la continuité de son premier album, sur une autoroute mainstream élargie par une équipe de producteurs variée, allant de Bryan-Michael Cox, Scott Torch et The Runners… au légendaire Pete Rock ! Un an après sa commercialisation, ce second opus a réalisé des chiffres de ventes proche de son premier essai, si ce n’est mieux. 

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UGK « Underground Kingz » @@@@½


En quinze années de carrière, jamais la popularité des UGK n’a décru. Au contraire, leur cote n’a eu de cesse de grimper en notoriété en partie grâce à Bun B qui a bravement porté l’étendard pendant que son ami Pimp C était incarcéré depuis 2001. Libéré sur parole fin Décembre 2005, Pimp C a revêtu son manteau de fourrure et ses chaînes en platine pour enregistrer son double-album Pimpalation en 2006, tandis que Bun B poursuivait sans interruption ses apparitions en featuring. On se souvient bien aussi du coup de gueule de Pimp C sur Hot 97, quand il en a foutu plein la tronche aux Lil Flip, Ne-Yo, Russell Simmons, Ne-Yo, Pharrell, Mike Jones, Young Jeezy,… allant jusqu’à considérer qu’Atlanta ne fait pas partie du Dirty South sous prétexte que la ville n’est pas sur le même fuseau horaire que Houston. Bien que les réactions à chaud furent vives, les victimes concernées n’ont pas osé lui répondre tellement il est « vrai », rendu intouchable par le respect sans faille qu’il inspire. Dans cette lancée, un nouvel album des UGK, le premier depuis Dirty Money en 2001, s’annonçait comme inévitable et colossale, une réunion au sommet de la gloire. Pour ce faire, les UGK ont mis les bouchées doubles pour réaliser une œuvre à la mesure de leur réputation, à la hauteur de leur statut de légendes vivantes de Houston, le double-album Underground Kingz.

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Tha Dogg Pound « Dogg Chit » @@@@


Jamais deux sans trois. Un an et demi après leur reformation inespérée, les D.P.G. semblent rattraper le coup pour faire oublier ce proche passé orageux entre Daz Dillinger et Kurupt. Après le sponsoring de Snoop sur Cali iz active, sorti cet été sur Doggystyle Records, la saga continue et les deux confrères profitent de leur statut d’indépendant pour proliférer dans les bacs (au rayon import le plus souvent maintenant) avec en ce début de Printemps un Dogg Chit plein de promesses. Cette défection canine – si l’on puit dire – arrive après treize ans de digestion de leur pâtée Dogg Food, venue tout droit des couloirs de la mort en ce temps-là. Un disque plein de promesses, dont certains détails prêtent à croire qu’il s’agit vraiment de l’authentique successeur du classique de Tha Dogg Pound, comme l’artwork de la pochette et surtout la patte de Daz (assisté par Ivan Johnson) à la production, ce qui n’était pas le cas sur Cali iz active.

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