Archives du mot-clé Jim Jones

Papoose « The Nacirema Dream » @@½


Hé bien c’est qu’on a failli l’oublier, ce disque, depuis six ans qu’il était annoncé. Nacirema Dream devait permettre à Papoose de confirmer les espoirs que lui conférait son statut de favori new-yorkais… en 2007. Tous les éléments jouaient en sa faveur pour construire sa réussite : du buzz grâce à sa ses mixtapes, un deal en major, l’appui de l’influent DJ KaySlay et la participation non-négligeable de Busta Rhymes sur ce projet naissant, ce qui avait d’ailleurs lancé des spéculations sur de possibles productions de Dr Dre dessus. Or par un concours de circonstances malheureuses et une mauvaise conjoncture, rien de tout cela n’est arrivé. Toutefois, Papoose aurait pu être le dernier à rêver que cet album existe un jour.

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Jim Jones « Capo » @@


Ça m’a fait doucement rire de voir cette grande gueule de Jim Jones flopper avec son Pray IV Reign sorti en major. Retour à la case indépendant chez E1 Entertainement (anciennement Koch Records, label pour lequel il officiait en tant que DA) pour son cinquième album titré Capo, histoire de rappeler sa hiérarchie au sein des Diplomats. Mais représente-il encore Harlem?

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Raekwon « Shaolin vs Wu-Tang » @@@@


Le concept de cet album a germé dans la tête de Raekwon juste avant la sorti de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan : produire un album estampillé Wu-Tang SANS RZA, à qui on lui reprochait de trop asseoir son contrôle sur la troupe de guerriers de Staten Island. Par ce crime de lèse-majesté, Raekwon est par conséquent devenu le chef de la rébellion Shaolin en se soulevant contre l’Abbé du Clan.

Depuis cet affront, la réputation de Rae ne s’est que consolidée ces dernières années par ses multiples sollicitations dans le rap game (jusqu’à figurer sur le remix de Justin hum Bieber…) et son nouveau classique Only Built 4 Cuban Linx 2. Le moment était propice pour lancer son attaque avec Shaolin vs Wu-Tang.

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DJ Skee & Funkmaster Flex presents Game « Purp & Patron » [double-mixtape] @@@½


Game a beau sortir single sur single, rien n’y fait, la mayonnaise ne prend pas. Son autre solution pour combler copieusement la sortie de RED Album, dont le délai ne cesse d’accroître (une habitude chez Aftermah Records), sortir des mixtapes de plus en plus fat. Avec Purp & Patron il a carrément mis les bouchées double : une double-mixtape, avec deux DJs (DJ Skee et Funkmaster Flex), des gros noms de la prod dont une double dose de Dr Dre et les Neptunes (principaux producteurs annoncés du RED Album) et deux fois trop de guests (Lil Wayne, Wiz Khalifa, Fabolous, Rick Ross, Pharrell, Snoop…). Quand on boit trop d’alcool, on voit double.

> Télécharger The Game – Purp & Patron (2 Disc)

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Ghostface Killah « Apollo Kids » @@@@


Plus les années passent, plus Ghostface Killah se raccroche à ses racines underground. Paradoxal de la part d’un rappeur signé chez Def Jam ? Pas tout à fait car si on veut sortir un album strictement hip-hop dessus (autrement dit sans aucun single radio), la condition est de devoir tourner le dos à toute promotion associée.

C’est le choix qu’a opté Ghostface s’il voulait conserver son intégrité en tant que MC et s’il a décidé que Apollo Kids (titre repris d’un des standards de Supreme Clientele) aborde un retour aux sources du son Wu-Tang sans l’aide de RZA, qu’il en soit ainsi. Connaissant son caractère bien trempé, mieux vaut ne pas chercher à négocier. Le plus important est que ça plaise aux supporters de la première heure.

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Game & DJ Skee « The Red Room » (mixtape) @@@½


Game (sans le ‘the’) a définitivement réalisé la meilleure opération de l’année de 2010 : en plus de publier son prochain album chez Star Trak, le MC de Compton a renouvelé son ordonnance chez Aftermath. Le RED Album sera produit par les Neptunes et Dr Dre, de quoi rendre jaloux tous ses haters, parmi eux 50 Cent dont Before I Self Destruct n’est toujours pas disque d’or six mois après sa sortie (alors qu’il a fallu trente fois moins de temps pour ses trois premiers LPs). Tant pis aussi pour Bishop Lamont qui aura passé sa carrière dans la salle d’attente du docteur mais quand on s’appelle Game et qu’on est un Blood, on passe en urgences.

Et comme ce gigantesque buzz ne suffisait pas, DJ Skee et Game offrent généreusement cette net-tape gratuite, The Red Room, avec en prime un nouveau mix de son méga-freestyle de vingt minutes (!!!) « 400 Barz » et d’autres exclusivités. Qui peut le stopper maintenant ?

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DJ Khaled « Victory » @@


Faire le vide dans sa tête est fortement conseillé si l’on entreprend d’écouter un disque de DJ Khaled. Surtout quand il nous réchauffe la même soupe pour la troisième fois et qu’il nous chauffe littéralement les oreilles avec ses gimmicks insoutenables.

Simulant sa propre gloire et celles des ghettos (de Miami plus exactement), le voilà qu’il se met à crier Victory (We The Best Music Group/Terror Squad/ E1 Entertainment) à qui l’entend. Tous ses potes de Blackberry sont là pour le supporter, nous avec, mais pas dans le sens où il l’entend. Il y a des fois où l’on aimerait être sourd à notre guise. Quand même, on va pas se forcer à l’aimer…

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Blakroc @@@@


Non ce n’est pas l’image d’une carte postale délavée d’un hiver à Mourmansk que vous voyez à gauche, c’est la pochette de l’album éponyme Blakroc, qui n’est autre que le projet indépendant de l’année 2009. Prenez une poignée rappeurs américains, enfermez-les dans un studio avec de la musique blues-rock et voyez ce qu’il en ressort. C’est ça l’idée, celle de Damon Dash, l’ancien bras droit de Jay-Z à la grande époque de Roc-A-Fella et instigateur de Blakroc. Les Black Keys sont en charge des compositions et l’ingénieur du son Joel Hamilton, une légende des studios new-yorkais, à l’enregistrement.

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U-God « Dopium » @@@


Je me rappelle quand j’ai vu U-God, c’était dans un hôtel parisien, à la rentrée 2007. Le Wu-Tang entamait leur tournée européenne pendant laquelle ils commençaient la promo de leur cinquième album 8 Diagrams. On attendait à l’entrée, les journalistes des divers magasines, de choper les grosses têtes de files du Wu pour une interview juteuse. Sauf Method Man qui a loupé son avion, ni Raekwon qui a mystérieusement disparu après l’appel des journalistes hip-hop. Certains chanceux ont pu avoir RZA, Ghostface, GZA ou Inspectah Deck.

Et personne n’a demandé U-God. Parce que c’était le vilain petit canard du groupe ? Toujours est-il que je garde en mémoire cette image de lui, en train de manger un bout tout seul dans le salon de l’hôtel, sans que personne y prête attention, comme un parfait inconnu. Sauf pour moi bien entendu. Parmi tous les membres du Wu-Tang Clan, U-God a sûrement la plus mauvaise discographie. Quand Mathieu (alias Raging Bull) m’avait fait écouter « Jenny », tiré de son second album : affreux de chez affreux cet espère de morceau bâtard qui ressemblait à de l’électro-pop de cave.

C’est avec méfiance – je crains les otites – que j’ai été écouté Dopium (Frank Radio/ Babygrande) mais c’est presque en rigolant que je vous dirai que ce disque est relativement bon ! La troisième c’est la bonne, c’est écoutable et même mieux, appréciable. Sérieux !

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Jim Jones « Pray IV Reign » @@1/2


Au début, en 2002, Jimmy Jones n’était pas trop connu dans le rap cainri, c’était le plus nul de la bande des Diplomats. Quelques années plus tard, sa carrière a suivi une courbe croissante, avec comme point culminant son hit « We Fly High ». La hiérarchie au sein des Dipset en a subi quelques bouleversements depuis : Cam’Ron a effacé le numéro de portable de Juelz Santana et Jim, le Capo est aux yeux de tous devenu chef charismatique des Dipset.

Exit le flop cuisant de Harlem’s American Gangster (le contre-plan foireux au American Gangster de Jay-Z), dernier acte de son statut d’indépendant, rien n’a empêché l’ascension irrésistible de Jim Jones. Au top de sa notoriété en 2006, le self-made-man/hustler/rappeur/entrepreneur de Diplomat Records s’est vu offrir le poste de vice-président de Koch Records et une signature en tant qu’artiste chez la maison de disque Columbia, sous la tutelle de Rick Rubin. Sitôt fait, Jim est parti narguer Jay-Z genre « tralalère regarde je taffe avec tes potes, ça te la coupe hein? ».

Pour se lancer dans le grand bain, Jim Jones a fait appel à l’ancien ami de Jay-Z, Dame Dash, pour co-produire exécutivement son disque. La ligue des haters de Jigga au complet, décidément… Même si Jim avance que les Diplomats ont pu trouver un deal chez Roc A Fella grâce à Dame, Jay-Z y était aussi pour quelque chose dans leur réussite mais vous savez, quand deux ex-hustlers businessmen font la paire, avec un troisième qui s’en mêle pour manger la part du gâteau, ça créé des tensions internes qui ont abouti à la fin de la dynastie du ROC (c’est une des raisons du split). Néanmoins, Jim Capo et Dame ne suivent pas la règle du ‘business never personnal’ et ont commencé à faire des provocs envers Jigga leur fond de commerce. C’est bête.

Autre complément pour buzzer, des remixes affreux de « Day N Nite » de Kid Cudi et « Electric Feel » de MGMT, ainsi que le fameux « Jackin’ Swagga From Us » pour souffler sur les braises de son contentieux avec Jay-Z, qui de toute façon le considère que comme un vulgaire moucheron se noyant dans son verre de vin. À force de la ramener de la sorte, il faudra que Pray IV Reign frappe un grand coup. Que de la gueule!

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Lil Wayne « The Leak 6 » @@1/2


Je ne vais refaire une introduction récapitulative sur Lil Wayne, pas le courage, il n’y a qu’à relire ma chronique de Tha Carter III (cliquez ici pour rejoindre la page). J’ai juste à répéter que son buzz est toujours aussi faramineux et qu’il conserve son omniprésence en tant que featuring n°1, au point de dépasser le simple de stade de phénomène : trois milli-milli-millions d’albums vendus rien qu’aux States et même ses mixtapes officielles (comme Dedication III) ont pointé leurs nez dans le Billboard 200 ! Dans la seconde moitié des charts bien sûr mais quand même, voir une mixtape se vendre autant (26 000 copies sur quatre semaines si mes souvenirs sont bons) après un succès relativement colossal (des tas d’autres rappeurs avant lui ont fait beaucoup mieux que ça comme chiffres, ne l’oublions pas), c’est un indicateur fort du potentiel commercial de Weezy. 50 Cent a raison d’être jaloux. 

Quelques personnes vont sans doute alors ne pas comprendre pourquoi je chronique une mixtape de Lil Wayne, même si je leur dirai qu’elle était disponible gratuitement en téléchargement (sur HipHopSite.com). Honnêtement, j’étais curieux de connaître ses orientations artistiques futures, pour voir s’il continue dans son délire autotune qui me donne la chiasse (façon de parler) ou s’il va péter d’autres câbles et partir dans des trips inimaginables. Réponse avec The Leak 6. Mais une info m’a déjà mis la puce à l’oreille, car j’ai su le jour même que Rebirth allait être un album rock, ça fout la trouille (j’ai le sentiment d’avoir déjà dis ça quelque part…).

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David Banner « The Greatest Story Ever Told » @@@1/2


L’incroyable David Banner est de tour après un hiatus de trois ans, et ça fait plaisir de le revoir. C’est vrai qu’il s’est effacé pas mal de temps par rapport sa carrière de rappeur/producteur et que The Greatest Story Ever Told était annoncé pour l’été 2007. À la place, il s’était consacré au cinéma et à la création d’une association humanitaire afin de venir en aide aux victimes de l’ouragan Katrina qui a dévasté une partie du Mississippi et de la Louisiane. Mais c’est alors qu’il entrait dans la phase de préparation de ce quatrième opus que sont survenus de tragiques événements en plus de graves problèmes de santé qui ont reconduit la sortie de ce disque pour une échéance ultérieure. Effectivement, Lavell Crump (de son vrai nom) a perdu son père, mort d’un cancer le jour de la Fête des Pères, et il apprend par la suite qu’il souffre de diabète, ce qui explique sa perte de poids considérable. Mais comme dit le dicton, « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » 

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Jim Jones & Byrdgang « M.O.B. – The Album » @@1/2


Le fameux Byrdgang, depuis le temps qu’on en parle sans trop jamais savoir c’est quoi, à moins de suivre assidûment leur mixtapographie (ce qui est loin d’être le cas pour moi). C’est l’occasion de se pencher sur la question maintenant que ce groupe, formé par Jim Jones en 2006 et affilié aux Dipset via Diplomats Records, vient de publier chez Asylum Records (filiale indépendante de Warner Music Group, NdR) leur premier album baptisé M.O.B.. ‘MOB’ est un acronyme mystérieux relatif aux gangs que l’on retrouve souvent dans le rap game sous diverses significations. Ici il signifie bêtement ‘Members Of Byrdgang’. Parmi les constituants de cette entité harlémite figurent, outre Jim Jones, Chink Santana, Mel Matrix, NOE, Sandman (à ne pas confondre avec le Sandman du Re-Up Gang) et Freekey Zeekey qui brille (une fois de plus) par son absence. Bon bah c’est parti pour un tour. 

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Pete Rock « NY’s Finest » @@@


Rien qu’avec un titre comme NY’s Finest (Nature Sounds), une liste de featurings alléchante et cette pochette typée Blaxploitation (inspirée de celle de Hell de James Brown), beaucoup de puristes attendaient de pied ferme un retour en bonne et due forme de Pete Rock, tel un messie venant raviver la flamme du Hip Hop (dira-t-on d’un air théâtral). « New-York n’a pas eu un album comme ça depuis trop longtemps », avait-il déclaré sur cette prometteuse sortie. Mais à l’arrivée, nos espérances s’ébranlent : c’est la désillusion, la magie s’est comme dissipée…

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Sheek Louch « Silverback Gorilla » @@@1/2


Faire partie d’un crew en nette perte de vitesse n’est jamais une mince affaire. Entre 2003 et 2005, les D-Block régnaient dans les rues de New-York, se partageant le territoire avec les Dipset avec un objectif étroitement commun : faire front au G Unit. Le vent a vite tourné depuis pour Jadakiss et Styles P, quittant le géant Interscope pour respectivement Roc A Fella et le label indépendant Koch Records. Pour couronner le tout, leur quatrième homme Jae Hood finit par se sentir lésé et quitte violemment le collectif. Résultat des courses, D-Block et The Lox, c’est devenu bonnet blanc et blanc bonnet.

Seul Sheek Louch n’a pas eu à subir ce jeu des chaises musicales, mais lui va devoir poursuivre son effort avec son troisième disque. Et vu le flop de son confrère avec Supa Gangsta, Extraordinary Gentleman au dernier trimestre 2007, ce Silverback Gorilla allait difficilement échapper à cette épidémie de baisse de régime.  Lire la suite Sheek Louch « Silverback Gorilla » @@@1/2