Jim Jones & Byrdgang « M.O.B. – The Album » @@1/2


Le fameux Byrdgang, depuis le temps qu’on en parle sans trop jamais savoir c’est quoi, à moins de suivre assidûment leur mixtapographie (ce qui est loin d’être le cas pour moi). C’est l’occasion de se pencher sur la question maintenant que ce groupe, formé par Jim Jones en 2006 et affilié aux Dipset via Diplomats Records, vient de publier chez Asylum Records (filiale indépendante de Warner Music Group, NdR) leur premier album baptisé M.O.B.. ‘MOB’ est un acronyme mystérieux relatif aux gangs que l’on retrouve souvent dans le rap game sous diverses significations. Ici il signifie bêtement ‘Members Of Byrdgang’. Parmi les constituants de cette entité harlémite figurent, outre Jim Jones, Chink Santana, Mel Matrix, NOE, Sandman (à ne pas confondre avec le Sandman du Re-Up Gang) et Freekey Zeekey qui brille (une fois de plus) par son absence. Bon bah c’est parti pour un tour. 

 

Sans trop vouloir m’attarder sur le contenu, je passe directement sur les (mauvais) points qui m’ont le plus marqué, à commencer par le rappeur NOE, une copie ‘made in China’ de Jay-Z ! Incroyablement troublant au prima bord tellement la ressemblance est forte, mais on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, ce n’est qu’une imitation sans le comique de la chose. Sacré Jimmy, il inventera toujours n’importe quel prétexte pour essayer de narguer son ennemi juré Jigga. Après le flop de sa ‘supa-dupa-mixtape’ Harlem’s American Gangster sensée profiter du buzz d’American Gangster (le film et l’album) sous prétexte qu’il vient des bas-fonds de Harlem comme Frank Lucas, il continue de jouer à « qui mieux mieux » en nous envoyant l’alarme fatale NOE. Assez pitoyable, d’autant plus que les contrefaçons ne s’arrêtent pas là. Le clan des Diplomats est réputé pour avoir importé la trap muzik sudiste dans les faubourgs new-yorkais, on ne sera guère étonné de surprendre Jim pomper le délire de Young Jeezy : ad-libs tout azimut sur « I’m The Man », « Gizzang », etc. La même en pire en ce qui concerne certaines productions,  semblables à des maquettes d’instrus au Bontempi retrouvées dans les poubelles de Timbaland et Danjahandz (« Throwin Bg’s », « Money Right »). 

 

Hormis le single « Splash » featuring Juelz Santana, il subsiste tout de même des tracks écoutables du genre « Blasphemy », « We Flying » et accessoirement « So Cold » ou « She So Gangsta ». Les présences à titre posthume de Stack Bundles (tué l’année dernière) nous ramène à notre humilité la plus sincère. Mais cela ne change rien au fait que M.O.B. The Album est une espèce de street-album amélioré strictement réservé aux fans des Dipset, s’ils s’y reconnaissent dans ce produit de moyenne facture bourré de clichés. On attend de voir ce que va donner le premier album de Jim Jones en major à la rentrée. 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. baller38 dit :

    mouais ta tout dit. J’attend Jim en major. Par contre pour Noé, tu dit que « c’est une imitation sans le comique de la chose ». Son problême est la: il a le même flow que Jay, faut il néanmoins tjs le comparer à lui? Sachant que ça lui a déjà porter préjudice jusqu’à maintenant. En clair je suis pas sur qu’il cherche à imiter Jay-z.

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