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Blakroc @@@@


Non ce n’est pas l’image d’une carte postale délavée d’un hiver à Mourmansk que vous voyez à gauche, c’est la pochette de l’album éponyme Blakroc, qui n’est autre que le projet indépendant de l’année 2009. Prenez une poignée rappeurs américains, enfermez-les dans un studio avec de la musique blues-rock et voyez ce qu’il en ressort. C’est ça l’idée, celle de Damon Dash, l’ancien bras droit de Jay-Z à la grande époque de Roc-A-Fella et instigateur de Blakroc. Les Black Keys sont en charge des compositions et l’ingénieur du son Joel Hamilton, une légende des studios new-yorkais, à l’enregistrement.

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Jim Jones « Pray IV Reign » @@1/2


Au début, en 2002, Jimmy Jones n’était pas trop connu dans le rap cainri, c’était le plus nul de la bande des Diplomats. Quelques années plus tard, sa carrière a suivi une courbe croissante, avec comme point culminant son hit « We Fly High ». La hiérarchie au sein des Dipset en a subi quelques bouleversements depuis : Cam’Ron a effacé le numéro de portable de Juelz Santana et Jim, le Capo est aux yeux de tous devenu chef charismatique des Dipset.

Exit le flop cuisant de Harlem’s American Gangster (le contre-plan foireux au American Gangster de Jay-Z), dernier acte de son statut d’indépendant, rien n’a empêché l’ascension irrésistible de Jim Jones. Au top de sa notoriété en 2006, le self-made-man/hustler/rappeur/entrepreneur de Diplomat Records s’est vu offrir le poste de vice-président de Koch Records et une signature en tant qu’artiste chez la maison de disque Columbia, sous la tutelle de Rick Rubin. Sitôt fait, Jim est parti narguer Jay-Z genre « tralalère regarde je taffe avec tes potes, ça te la coupe hein? ».

Pour se lancer dans le grand bain, Jim Jones a fait appel à l’ancien ami de Jay-Z, Dame Dash, pour co-produire exécutivement son disque. La ligue des haters de Jigga au complet, décidément… Même si Jim avance que les Diplomats ont pu trouver un deal chez Roc A Fella grâce à Dame, Jay-Z y était aussi pour quelque chose dans leur réussite mais vous savez, quand deux ex-hustlers businessmen font la paire, avec un troisième qui s’en mêle pour manger la part du gâteau, ça créé des tensions internes qui ont abouti à la fin de la dynastie du ROC (c’est une des raisons du split). Néanmoins, Jim Capo et Dame ne suivent pas la règle du ‘business never personnal’ et ont commencé à faire des provocs envers Jigga leur fond de commerce. C’est bête.

Autre complément pour buzzer, des remixes affreux de « Day N Nite » de Kid Cudi et « Electric Feel » de MGMT, ainsi que le fameux « Jackin’ Swagga From Us » pour souffler sur les braises de son contentieux avec Jay-Z, qui de toute façon le considère que comme un vulgaire moucheron se noyant dans son verre de vin. À force de la ramener de la sorte, il faudra que Pray IV Reign frappe un grand coup. Que de la gueule!

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Lil Wayne « The Leak 6 » @@1/2


Je ne vais refaire une introduction récapitulative sur Lil Wayne, pas le courage, il n’y a qu’à relire ma chronique de Tha Carter III (cliquez ici pour rejoindre la page). J’ai juste à répéter que son buzz est toujours aussi faramineux et qu’il conserve son omniprésence en tant que featuring n°1, au point de dépasser le simple de stade de phénomène : trois milli-milli-millions d’albums vendus rien qu’aux States et même ses mixtapes officielles (comme Dedication III) ont pointé leurs nez dans le Billboard 200 ! Dans la seconde moitié des charts bien sûr mais quand même, voir une mixtape se vendre autant (26 000 copies sur quatre semaines si mes souvenirs sont bons) après un succès relativement colossal (des tas d’autres rappeurs avant lui ont fait beaucoup mieux que ça comme chiffres, ne l’oublions pas), c’est un indicateur fort du potentiel commercial de Weezy. 50 Cent a raison d’être jaloux. 

Quelques personnes vont sans doute alors ne pas comprendre pourquoi je chronique une mixtape de Lil Wayne, même si je leur dirai qu’elle était disponible gratuitement en téléchargement (sur HipHopSite.com). Honnêtement, j’étais curieux de connaître ses orientations artistiques futures, pour voir s’il continue dans son délire autotune qui me donne la chiasse (façon de parler) ou s’il va péter d’autres câbles et partir dans des trips inimaginables. Réponse avec The Leak 6. Mais une info m’a déjà mis la puce à l’oreille, car j’ai su le jour même que Rebirth allait être un album rock, ça fout la trouille (j’ai le sentiment d’avoir déjà dis ça quelque part…).

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Jim Jones & Byrdgang « M.O.B. – The Album » @@1/2


Le fameux Byrdgang, depuis le temps qu’on en parle sans trop jamais savoir c’est quoi, à moins de suivre assidûment leur mixtapographie (ce qui est loin d’être le cas pour moi). C’est l’occasion de se pencher sur la question maintenant que ce groupe, formé par Jim Jones en 2006 et affilié aux Dipset via Diplomats Records, vient de publier chez Asylum Records (filiale indépendante de Warner Music Group, NdR) leur premier album baptisé M.O.B.. ‘MOB’ est un acronyme mystérieux relatif aux gangs que l’on retrouve souvent dans le rap game sous diverses significations. Ici il signifie bêtement ‘Members Of Byrdgang’. Parmi les constituants de cette entité harlémite figurent, outre Jim Jones, Chink Santana, Mel Matrix, NOE, Sandman (à ne pas confondre avec le Sandman du Re-Up Gang) et Freekey Zeekey qui brille (une fois de plus) par son absence. Bon bah c’est parti pour un tour. 

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