Archives du mot-clé Wu member album

Method Man « The Meth Lab » @@@


J’avais encore des cheveux la dernière fois que Method Man avait sorti un album solo. C’était à la rentrée 2006, entre Game Theory de The Roots et Food & Liquor de Lupe Fiasco était sorti 4:21 The Day After chez Def Jam, peut-être le 2e meilleur album de sa carrière.

Considéré à l’époque comme le rappeur préféré du Wu-Tang par plein de monde, Meth a depuis perdu quelques places au classement, doublé par Raekwon qui occupait l’espace dans le rap game avec ses innombrables featurings plus le gigantesque Only Built 4 Cuban Linx 2 et Ghostface qui a empilé très bon projet sur très bon projet (indé ou non). L’activité de Method Man a été moindre même s’il s’est attelé à la suite Blackout! 2 avec Redman et des apparitions plus ou moins remarquées lors des dernières réunions désorganisées du Wu-Tang Clan.

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Raekwon « Fly International Luxurious Art (F.I.L.A.) » @@½


Le nom de Raekwon incite respect de plus total et unanime, celui que l’on doit au ‘chef’ du Wu-Tang Clan et auteur du classique Only Built 4 Cuban Linx et sa séquelle qui devrait acquérir ce statut, si ce n’est déjà le cas. D’une certaine manière, il a été aussi l’uns des initiateurs de ce qu’on appelle parfois le cocain rap.

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Ghostface Killah « 36 Seasons » @@@@½


Ghostface Killah s’en était excellemment bien tiré de ses histoires macabres avec la familia DeLucas sur le chef d’oeuvre Twelve Reasons To Die. Le super-rappeur du Wu est maintenant de retour dans les quartiers de Staten Island, New-York, avec son nouvel album conceptuel 36 Seasons paru sur le légendaire label Tommy Boy et qui comme son prédécesseur est vendu en package avec Comics, T-Shirt et disque vinyle.

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U-God « Keynote Speaker » @@@½


Pendant très longtemps U-God était perçu comme le vilain petit canard du Wu-Tang : deux premiers LPs solos honteux, critique envers RZA, personnalité en retrait par rapport à ses camarades… Il se requinque en 2009 avec l’effort honorable Dopium pour conjurer le sort et enfonce le clou avec ce Keynote Speaker, facilement son meilleur album.

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Masta Killa « Sellin’ My Soul » @@½


L’un des personnages les plus discrets du Wu-Tang sort de la pénombre. Masta Killa vient d’acter sa présence dans les bacs avec une modeste galette, Sellin’ My Soul (Nature Sounds). Vu que la note attribuée à cet album fera froncer les sourcils ou les relever selon vos réactions, autant expliquer pourquoi sans le sempiternel cérémonial du paragraphe introductif.

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Raekwon « Shaolin vs Wu-Tang » @@@@


Le concept de cet album a germé dans la tête de Raekwon juste avant la sorti de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan : produire un album estampillé Wu-Tang SANS RZA, à qui on lui reprochait de trop asseoir son contrôle sur la troupe de guerriers de Staten Island. Par ce crime de lèse-majesté, Raekwon est par conséquent devenu le chef de la rébellion Shaolin en se soulevant contre l’Abbé du Clan.

Depuis cet affront, la réputation de Rae ne s’est que consolidée ces dernières années par ses multiples sollicitations dans le rap game (jusqu’à figurer sur le remix de Justin hum Bieber…) et son nouveau classique Only Built 4 Cuban Linx 2. Le moment était propice pour lancer son attaque avec Shaolin vs Wu-Tang.

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Ghostface Killah « Apollo Kids » @@@@


Plus les années passent, plus Ghostface Killah se raccroche à ses racines underground. Paradoxal de la part d’un rappeur signé chez Def Jam ? Pas tout à fait car si on veut sortir un album strictement hip-hop dessus (autrement dit sans aucun single radio), la condition est de devoir tourner le dos à toute promotion associée.

C’est le choix qu’a opté Ghostface s’il voulait conserver son intégrité en tant que MC et s’il a décidé que Apollo Kids (titre repris d’un des standards de Supreme Clientele) aborde un retour aux sources du son Wu-Tang sans l’aide de RZA, qu’il en soit ainsi. Connaissant son caractère bien trempé, mieux vaut ne pas chercher à négocier. Le plus important est que ça plaise aux supporters de la première heure.

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Inspectah Deck « Manifesto » @@@


C’est toujours un événement en soi lorsqu’un des piliers du Wu-Tang débarque dans les bacs, même lorsqu’on évoque le nom d’Inspectah Deck. Brillant au sein du Wu (son légendaire couplet qui débute « Triumph »), en featuring (since 1998) et sur les derniers projets de ses semblables (notamment sur Chamber Music et le monumental « House of the Flying Daggers »), sa discographie demeure en demie-teinte, excepté The Movement que la plupart des Wu-listeners considèrent comme son meilleur à ce jour.

Au départ conçu pour être la suite de Resident Patient (davantage considéré comme un street-album), Manifesto (Traffic Entertainment) rattrape quatre années d’attente avec une vingtaine de tracks inégales. A prendre ou à laisser.

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Meth●Ghost●Rae « Wu-Massacre » @@@½


Juste après la sortie de Only Built 4 Cuban Linx 2, Raekwon avait confirmé qu’un album en commun avec Method Man et Ghostface Killah était sur les rails. On en voit des tonnes chaque années des annonces sur des improbables collaborations qui n’en restent qu’au stade spéculatif (T-Wayne, Juelz Santana & Lil Wayne, CRS avec Pharrell, Kanye et Lupe Fiasco, etc…).

Toutefois, le Chef Raekwon n’a qu’une seule parole dont personne n’oserait mettre en doute. Il a promis un classique (comme un tas d’autres rappeurs qui ne savent plus quoi inventer pour vendre leurs disques), il en a sorti un pour de vrai, lui, alors s’il dit qu’il y aura un disque de Rae/Ghost/Meth, il y en aura un. C’est dit, c’est fait, c’est sorti ! Pas dans de bonnes conditions, puisque Wu-Massacre souffre d’une certaine ambiguité, sur le fond et sur la forme.

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Ghostface Killah presents Ghostdini « The Wizard of Poetry in Emerald City » @@@@


Hey yo, what up son ? Alors qu’on vient tout juste de quitter Tony Starks en featuring sur Only Built 4 Cuban Linx 2, on retrouve Ghostface sous son autre blase de Ghostdeini sur son nouvel LP chez Def Jam, Wizard of Poetry in Emerald City (le titre en version longue). En version courte, ça donne Wizard of Poetry, un album conceptuel qui se veut tendancieusement r&b soulful. Le long de sa carrière, Ghost a bien souvent relaté ses relations avec la gente féminine en les traitant comme il se doit. De là à leur consacrer douze tracks, cette galanterie paraît toute naturelle.

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Raekwon the Chef featuring Tony Starks a.k.a. Ghostface Killah « Only Built 4 Cuban Linx… pt II » @@@@½


J’aurais pu vous raconter une histoire sur Only Built 4 Cuban Linx pt 2, néanmoins cette idée était plus compliquée à réaliser que je le pensais. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je ne suis pas romancier, je ne sais pas écrire de polars. L’histoire que je voulais écrire racontait le retour de Chef Raekwon (a/k/a Lex Diamond), l’homme aux 8 millions d’histoires, et son partenaire de rime Tony Starks (a/k/a Ghostface Killah) dans la banlieue de Staten Island et comment, après avoir fait acte de son expertise en criminologie et vendu ce qu’il appelait des ice-creams dans les années 90, il a su reconquérir les rues New-York en rouvrant son réseau Cuban Linx. Voilà dans les grandes lignes ce que ce chef d’oeuvre m’inspirait, un retour au tier-quar, back to business… Sans métaphores, cette suite la plus anticipée du rap game n’est pas une chimère : elle succède dignement et fidèlement le premier volet considéré par tous comme un classique Eastcoast.

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U-God « Dopium » @@@


Je me rappelle quand j’ai vu U-God, c’était dans un hôtel parisien, à la rentrée 2007. Le Wu-Tang entamait leur tournée européenne pendant laquelle ils commençaient la promo de leur cinquième album 8 Diagrams. On attendait à l’entrée, les journalistes des divers magasines, de choper les grosses têtes de files du Wu pour une interview juteuse. Sauf Method Man qui a loupé son avion, ni Raekwon qui a mystérieusement disparu après l’appel des journalistes hip-hop. Certains chanceux ont pu avoir RZA, Ghostface, GZA ou Inspectah Deck.

Et personne n’a demandé U-God. Parce que c’était le vilain petit canard du groupe ? Toujours est-il que je garde en mémoire cette image de lui, en train de manger un bout tout seul dans le salon de l’hôtel, sans que personne y prête attention, comme un parfait inconnu. Sauf pour moi bien entendu. Parmi tous les membres du Wu-Tang Clan, U-God a sûrement la plus mauvaise discographie. Quand Mathieu (alias Raging Bull) m’avait fait écouter « Jenny », tiré de son second album : affreux de chez affreux cet espère de morceau bâtard qui ressemblait à de l’électro-pop de cave.

C’est avec méfiance – je crains les otites – que j’ai été écouté Dopium (Frank Radio/ Babygrande) mais c’est presque en rigolant que je vous dirai que ce disque est relativement bon ! La troisième c’est la bonne, c’est écoutable et même mieux, appréciable. Sérieux !

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GZA/Genius « Pro Tools » @@@@


Dans le cercle très fermé des lyricistes d’exception, GZA the Genius fait partie d’une élite de plus en plus écartée du commun du rap. Surtout que pendant 8 Diagrams, réunification tristement ratée du Wu-Tang, je lui avais principalement reproché d’avoir été trop discret par rapport au reste du groupe, dans lequel Ghostface, Method Man et Raekwon ont littéralement crevé les enceintes. Pro Tools (Liquid Swords Entertainment/ Babygrande) est le nom de son cinquième album solo, supervisé par Dreddy Krueger (fondateur du label Think Differently Music), et fait suite à Grandmasters, son face-à-face aux échecs avec DJ Muggs. Protools est aussi le nom du logiciel préféré des producteurs grâce à sa facilité d’utilisation. Or la signification est toute autre lorsqu’on fait référence à GZA. En décortiquant soigneusement ce nom ‘pro tools’ (‘outils [de] professionnels’ en français), cela évoque quelque chose d’artisanal, de très pointu, destiné à de véritables initiés, si possible des inconditionnels du Wu. Si vous avez pour habitude d’écouter un album de rap américain seulement pour les prods et le flow, vous n’êtes pas prêts pour l’excellence lyricale de GZA. 

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RZA « Digi Snax » @@@1/2


RZArza digi snaxL’architecte sonore du Wu-Tang Clan, le Abbot ou encore Bobby Digital, il existe une multitude d’appellations pour ce personnage énigmatique qu’est RZA, le MC/producteur qui cumule plus de quinze années de carrière en tant que tête pensante du Wu et une aura qui englobe maintenant le monde du cinéma (les BO de Ghost Dog, Kill Bill, Dérapages et son second rôle dans American Gangster de Ridley Scott) et de l’animation (Afro Samuraï). Malheureusement pour lui, ses frères Raekwon et Ghostface se sont rebellés contre lui peu avant la sortie de 8 Diagrams en Décembre, en crachant littéralement sur le fantastique travail qu’il a fourni à la réalisation du 5e opus du Wu-Tang (lire la chronique de 8 Diagrams du Wu-Tang). Six mois après ce fiasco, le RZA revient revanchard avec Digi Snax, son 3e album sous son alter-ego Bobby Digital et son premier disque depuis Birth of a Prince en 2003, qui avait laissé des impressions mitigées entre mince inspiration et éclairs de génie. 

Comme à chaque fois que RZA sort un album, c’est la grande inconnue, on ne sait jamais à quoi s’attendre en dehors du fait qu’il est le garant de l’esprit musical du Wu. D’autant plus que là, on est supposé avoir affaire à un album de Bobby Digital, or le ‘as Bobby Digital’ ne figure pas sur l’intitulé. On nage un peu dans le flou avec cette schizophrénie sans trop savoir si sur tel ou tel titre il s’agit du RZA ou de Bobby, mais des indices laissent croire que son visage masqué gonflé d’ego prédomine. A vrai dire, des éléments nous permettaient de le prévoir déjà sur la BO d’Afro Samuraï, les cinq dernières pistes étaient réservées à des track inédites sous le pseudonyme Bobby Digital. 

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Ghostface Killah « The Big Doe Rehab » @@@@½


Comme Amy Winehouse, Ghostface Killah part en cure, mais une cure un peu spéciale : une cure d’oseille. En réalité, The Big Doe Rehab narre l’histoire d’un rêve de grandeur, celle d’un mec de la banlieue de Staten Island qui possède le temps d’un séjour surréaliste le succès et la célébrité, les liasses de billets verts, les nanas canons,… Imaginez le glorieux délire. Triple chaînes en or autour du cou, poing américain ‘Ghost’ en diamant incrusté, costar blanc immaculé, parka en fourrure, bref la panoplie vestimentaire est des plus clinquantes. L’épate rejoint l’égo lorsque Ghostface se permet de faire décaler la sortie de 8 Diagrams du Wu-Tang Clan qu’il juge merdique. Grosse tête, publicité, coup de gueule ou affaire de goût ? Personne ne sait vraiment. Pendant tout ce remue-ménage, le légendaire Kid Capri ouvre les hostilités avec « We Celebrate », une ôde au Hip Hop festif en reprenant une boucle ultra-connue des Rare Earth.

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