Archives du mot-clé Rockwilder

Snoop Dogg « Coolaid » @@½


Ce n’était pas une promesse énoncée clairement, cependant le sous-entendu s’affichait devant nous comme une devanture en néon coloré qui s’allume par intermittence : avec COOLAID, ce bon vieux Snoop revenait en terre g-funk, celle de la grande ère Death Row. Dans un contexte actuel qui se prête effectivement à un retour aux sources du gangsta-rap californien – coucou YG & cie – Snoop Dogg avait une opportunité en or pour revenir régner en maître avec ce douxième, non treiz… hum quartorzième album studio. Hélas, on a eu beau retourner COOLAID dans tous les sens, il faut bien se résoudre à l’avouer : la superstar canine de Long Beach est à côté de ses Converse.

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Redman « presents… Reggie » @@½, « Pancake & Syrup » [mixtape] @@@½


Il n’a pas tort Redman, de critiquer la politique de Def Jam qui délaisse les artistes Hip-Hop au profits des plus bankables, de mélodies plus pop… Ce label (de moins en moins) hip-hop a beau être le plus puissant et le plus ancien créé, il a perdu beaucoup de son âme et les premiers à pâtir du manque de promo sont les vétérans. Platines autrefois, aux fonds des classements en ces jours, hot hier, légendes urbaines en perdition aujourd’hui. Conséquence de cette gestion désastreuse, artistique comme commerciale, Reggie est une déception, le Funk Doc n’est plus funky.

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50 Cent « Before I Self-Destruct » @@@


Alors alors – écris-je en me frottant les mains – j’ai quelque chose de très délicat à confier à mes lecteurs. Beaucoup de gens l’ont peut-être déjà remarqué quand je sévissais sur Rap2K, ces gens-là me reprochant un manque d’objectivité que je niais en réponse, et seules quelques connaissances sont au courant de ce mal qui m’habite depuis sept ans. J’en connais qui vont avoir un air moqueur en l’apprenant, d’autres qui hausseront les épaules mais il faut que ça sorte : je suis officiellement un ‘hater’ de 50 Cent.
Attendez deux secondes avant de me pendre sur la place publique, j’ai dit que je n’aimais pas la personne de 50 Cent mais nulle part que je déteste sa musique. Quand vous regarderez ma page ‘discrographie’, vous observerez que j’ai en ma possession l’édition limitée de The Massacre et Curtis. Et je pense mettre la main sur GRODT bientôt. Cette critique de Before I Self-destruct, qui comme celles de ses précédents albums fera débat, est l’occasion (rêvée ?) de poursuivre avec un malin plaisir mon analyse de la descente vertigineuse et prédite de 50 et son empire dans un premier temps, puis dans un second temps une chronique la plus objective possible de ce quatrième album.

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Method Man & Redman « Blackout! 2 » @@@@


Avant d’écrire quoi que ce soit, j’aimerai d’abord annoncer le premier anniversaire de mon blog : et oui,  j’ai créé Sagittarius Hip Hop Reviews le 31 Mai 2008, avec comme première chronique 8 Diagrams du Wu-Tang Clan ! Et en transitant habilement par le Wu, je passe à Method Man & Redman qui viennent de sortir le second volet de Blackout! chez Def Jam.

C’est évident que le contexte de cette sortie n’est plus du tout la même qu’il y a dix ans. Réunion explosive entre les deux plus gros fumeurs d’herbe de la planète, Blackout! est sans aucun doute considéré comme un album rap culte, dont sont extraits la tuerie inoxydable « Da Rockwilder » et leur célèbre hymne « How High » dans sa version originale, avec son refrain que tous les fans connaissent par coeur. Un titre incontournable qui a inspiré le film du même nom sorti en 2002 avec un scénario complètement loufoque. En ce temps pas si lointain, le Funk Doc et Mr Mef étaient ultra-hype et leurs aventures en solo cartonnaient bien.
Les choses ont évolué très vite dans le rap game en une décennie mais le charisme et le tempérament des Blunt Brothers demeurent intacts, les chanceux qui les ont vu ensemble sur scène peuvent en témoigner autant que moi. Blackout! 2 n’était pas aussi attendu que son illustre prédécesseur, cependant dans le genre « Machintruc ricain 2, le retour », c’est une bonne séquelle. Rallumez votre poste sur la fréquence WKYA, We Kickin’ Your Ass Radio!

Beanie Sigel « The Solution » @@@


Beanie Sigel

 La sortie de prison de Beanie Sigel au début 2005, en plus de la médiatisation du divorce entre Jay-Z (devenu président de Def Jam) et Damon Dash (qui l’a gardé sous son aile en créant immédiatement son éphémère label Dame Dash Music Group), avait favorisé le buzz pour son 3e album, The B.Coming, qui s’est soldé à l’époque par des chiffres effarants : plus 200 000 copies au compteur dès la première semaine de sa commercialisation. Mais le vent a très vite tourné pour B.Mack – comme il aime se surnommer – puisqu’il s’est retrouvé du jour au lendemain sans maison de disque après la faillite subite de DDMG (et celle de l’amour-propre de Dame Dash). C’est là que son mentor Jigga, dans un élan de charité, lui propose le jour de la fête son anniversaire (le 6 Mars 2007 pour être exact) de rejoindre l’écurie qui l’a vu, Roc A Fella Records pour y sortir son 4e LP. Prévu pour s’intituler Return of the Bad Guy, Beanie s’en est finalement tenu au traditionnel titre nominal, qui est cette fois The Solution. Beanie Sigel justifie ce titre en parlant d’un point de vue personnel comment il a vécu le déchirement du Roc fin 2004 et ce qui l’a poussé à redevenir le bras droit de Jigga (le gauche étant réservé à Memphis Bleek).

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Redman presents « Red Gone Wild: Theee Album » @@@@


Quatre ans De GestatiOn, c’est trOP. TrOP D’attente tue L’attente et ReDMan L’a aPPris à ses DéPends. À une éPOQue Où Le HiP HOP éVOLue sans cesse au MiLieu D’un MarcHé Du DisQue saturé, iL DeVient aLOrs PriMOrDiaL POur tOut artiste De saVOir cOntinueLLeMententretenir sOn Buzz aFin De rester DanLe cOuP, sinOn iLFinissent Par retOMBer Dans Des DiVisiOns inFérieures (inDé, MiXtaPes…), surtOut LOrsQu’On est Pas La PriOrité D’un LaBeL teQue DeF JaM.

C’est DésOrMais FinLe teMPs Où La siMPLe éVOcatiOn De La sOrtie iMMinentDu nOuVeL aLBuM D’un De nOs raPPeurs PréFérés suscitait un ViF enGOueMent, sitôtransFOrMé en cOnsécratiOn D’Or Ou De PLatine. Maintenant c’est une QuestiOn DePOPuLarité, et D’iMPOPuLarité… ReDMan est un MC tOujOurs autant aPPrécié, Mais DOnt La sOrtie MainteFOis rePOussée De RED GONE WILD a ternLeesPOirs DeFans. UnFâcHeuse situatiOn Qui L’a cOntraint De sOrtir une série De MiXtaPes (ILL At WiLL) aVant QuDeF JaM se raPPeLLe tarDiVeMent De cOMMerciaLiser sOn siXièMe aLBuM aPrès ces PrOLOnGatiOns à raLLOnGe. C’était teLLeMent inesPéré, Que ça Fait PLaisir MaLGré tOut. Reste à saVOir si ce DisQue a raisOn De nOtre Patience.

Chronique originale écrite en Avril 2007

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Nate Dogg « Nate Dogg LP » @@@½


Ce qui aurait dû être son 3e album solo, ‘Nate Dogg LP’ ne l’est pas spécialement. Malgré ses prestations remarquées à chacune de ses apparitions sur une chanson de n’importe quel artiste faisant appel à ses services, Nate Dogg porte un peu la poisse. Son premier double-album n’a jamais eu la reconnaissance méritée, seul ‘Music & Me’ en 2002 lui a permis de rallier le public international. Mais depuis plus rien. C’est presque dans un élan de charité que le label Atlantic propose de cet LP en format digital.

Note : je n’ai jamais fait attention si cet album est sorti en format physique… Dire que c’était le dernier album de Nate Dogg… Il était produit par Hi-Tek, DJ Quik, Timbaland, Bink!, Damizza et Scott Storch, évidemment.

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Method Man « Tical 0 : The Prequel » @@@


Après l’apocalypse de Tical 2000 – The Judgement Day, il était temps de reconstruire… Cela faisait environ depuis 2002 que le Meth’ nous promettait ce troisième opus solo, il faudra attendre deux ans de rumeurs. Le rappeur repartait de 0 avec The Prequel avec la promesse d’un album de pur Method Man. Seulement voilà, rien qu’en regardant la trackliste, le scepticisme est de rigueur, vu le nombre d’invités : environ un par morceau en moyenne. Chouette compilation ! So, how high?

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Kelis « Tasty » @@@@


À chaque album, une phase de la vie. Kaleidoscope représentait la mort de l’adolescence dans un déluge d’émotions, Wanderland l’entrée dans la vie adulte avec la découverte de l’indépendance, et sur Tasty, Kelis s’effeuille en une femme plus sexy, plus provocante, plus… épanouie et libre. Et ce troisième album, plus goûtu, une boîte de bonbons aux goûts et saveurs différentes. Miam!

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50 Cent « Get Rich or Die Tryin' » @@@@


50 Cent dans l’underground était un clasheur hors-pair, un petit taquin qui ne manquait de descendre quelques rappeurs entre deux tirs. Lorsqu’il a sorti ‘Power Of The Dollar’ et des tas d’autres albums bootleg tels que ‘Guess Who’s Back’, il n’était encore qu’un dealer sans véritable avenir. C’est aussi l’un des premiers rappeurs à avoir conquis la rue avec grâce aux mixtapes vendues comme des petits pains.

Mais ce buzz a été d’autant plus amplifié lorsque le bulldozer Shady/Aftermath conduit par Dr Dre et son padawan Eminem ont pris 50 Cent sous leur épaule. Fort de ce coup médiatique, Curtis Jackson (pour les intimes) est devenu la coqueluche de tout le rap game. Adulé, apprécié, catapulté par une très bonne crédibilité et inversement décrié, déprécié, et décridibilisé. On retiendra surtout qu’il est « l’homme qui s’est fait tirer 9 fois dessus », plutôt que le rappeur de SouthSide (Queens) qui a repris l’avatar d’un célèbre gangster local. Tous les projecteurs sont braqués sur lui du jour au lendemain.

(Retrospective écrite en Septembre 2004)

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DMX « Grand Champ » @@@@


« Grand Champion » est un terme utilisé dans des combats clandestins de chiens. Il est attribué à celui qui gagne cinq matches d’affilée. Initialement intitulé This Is Not A Game, Dark Man X a préféré la définition citée ci-dessus pour nommer son cinquième opus, qui comme les quatre précédents, cartonnent généralement lors de leur sortie. DMX était donc de retour après le boudé The Great Drepression (3 millions de ventes quand même), gardant ce rythme d’un album par an, et prouvait qu’il était encore à la hauteur dans le rap game avec ce cinquième succès consécutif.

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Jay-Z « The Dynasty : Roc La Familia » @@@@½


Théoriquement,  Jay-Z était censé prendre sa retraite après sa trilogie Life. Mais c’était plus fort que lui, il a besoin du game et le game a besoin de lui. Avec de nouvelles chansons inscrites dans les méandres de ses neurones, il sort à l’automne 2000 son cinquième album ‘The Dynasty‘ sous-titrée ‘Roc La Famila‘, le Roc que Jayhovah sous son bandana noir signifie manuellement de ce signe triangulaire. Comprenez par là que ce LP n’est pas proprement dit un album ‘solo’ de Jay-Z, plutôt celui de son crew de Roc A Fella 2000 : Amil des Major Coins, Memphis Bleek, Beanie Siegel, Clue. Son entreprise ne connaissait pas la crise.

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De La Soul « Art Official Intelligence : Mosaic Thump » @@@@½©


De La Soul (Tommy Boy Records)

-> spitkicker.com
//Art Official Intelligence
* Mosaïc Thump

plug_1: dave_west
plug_2: posdnuos
plug_3: maseo

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Xzibit « Restless » @@@@½


Un jour dans sa vie, un artiste confirmé a le mérite d’avoir le succès mérité. C’est le cas d’Xzibit : Deux premiers albums remarquables (At The Speed Of Life et 40 Dayz 40 Nights), des featurings remarqués (« Bitch Please » avec Snoop Dogg, « What’s The Difference » sur Chronic 2001), et un peu de ‘ghostwriting’ par ci par là… Ce qui a valu pour X To The Z le titre d’une des meilleures plumes de la côte ouest, bien qu’il soit parfois à cheval avec la Eastcoast. Un coup de baguette magique de Dr Dre plus tard, les disques d’or deviennent platine avec Restless. Explicitement parlant, cela veut bien dire que notre bon docteur a réalisé ce troisième album. Restless, mot qu’il s’est tatoué sur la nuque.

Retrospective écrite en Aout 2004 revue en Décembre 2015.

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Jay-Z « Vol. 3… Life and Times of S. Carter » @@@@½


Troisième et dernier volume de cette trilogie ‘Life‘ en beauté : Life & Times Of Shawn Carter. Si on considère In My Lifetime comme le passé, Hard Knock Life le présent, ce Volume 3 est indiscutablement le futur. (Note de l’auteur: cette idée de passé, présent, futur sera reprise pour la trilogie Blueprint). Une fois de plus, nous avons affaire là à l’un de ses albums les moins débattus mis à part les tubes qui en découlent. Pourtant, certains iront jusqu’à considérer cette conclusion comme son meilleur opus depuis Reasonable Doubt, sans faire l’unanimité sur la question de si cet album est un classique ou non dans la discographie de Jay-Z.  Une fois de plus, le MC brooklynite ne manquait pas d’idées et de ressources sur cet opus qui sera récompensé par une nouvelle victoire aux Grammy Awards en 2001, toujours en catégorie Best Rap Album.

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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