Archives du mot-clé Devin the Dude

Mistah F.A.B. « Son of a Pimp, part 2 » @@@@


Voici la suite que personne n’attendait de Son of a Pimp qui a fait connaître il y a onze ans ce cher Mistah FAB comme un représentant majeur de la Bay Area, mais sans doute que certains se rappellent mieux de notre ballplayer son Baydestrian en 2007 en plein boom du mouvement Hyphy. Depuis le rappeur d’Oakland n’a pas quitté le milieu, proposant sur le marché local plusieurs mixtapes par an pour ne pas perdre la main, et finalement nous sommes heureux de son retour sur les devants de la scène. Il arrive des come-backs comme ça qui font bien plaisir, et celui-ci est particulièrement réussi, un vrai festival vu la pléthore de guests et plus d’1h20 de musique.

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Pimp C « Long Live the Pimp » @@@½


Comme celle de 2Pac, la discographie de Pimp C compte désormais plus de disques posthumes que d’albums solo parus de son vivant. Ce troisième opus posthume Long Live The Pimp arrive sept ans jour pour jour après sa disparition soudaine.

[Flashback] Le 4 Décembre, Chad Butler alias Pimp C, grande figure du rap texan et incarnation du swag comme nul autre rappeur, est mort subitement d’une crise cardiaque dans un hôtel de West Hollwyood. Son destin fut brisé à l’âge de 34 ans, alors que sa carrière redécollait après Pimpalation en 2006 (qui a suivi sa sortie de prison après avoir enduré 3 ans ferme) le succès triomphant du double-album Underground King, l’album tant espéré des UGK.

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Big K.R.I.T. « Cadillactica » @@@@


Le natif du Mississippi a négocié avec brio le virage du second album nous dirigeant vers l’univers d’où il vient, Cadillactica. On peut d’ailleurs faire le parallèle entre ce passage et celui de Southernplayalisticadillacmuzik au classique ATLiens des Outkast. Il semblerait que le destin de Big K.R.I.T. soit en train de se réaliser.

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Bun B « Trill O.G. : The Epilogue » @@@@


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Bernard Freeman alias Bun B représente pas loin de 25 ans de carrière avec le duo légendaire des Underground Kings de Houston, qu’il perpétue encore fièrement aujourd’hui même après la disparition soudaine de Pimp C. Bun B a connu en parallèle une honorable carrière solo avec une pléthore (centaine?) de featurings et une trill-ogie qui a démarré en 2005 avec un Trill mainstream, un II Trill détonant trois ans après qui a fait suite au décès de son comparse et un troisième volet en demie-teinte sorti en 2010. Pour parachever sa discographie avec un brin d’éclat, le rappeur nous livre un épilogue généreux.

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Too $hort « No Trespassing » @@@½


Vous avez devant vos yeux le rappeur en activité qui accuse de la meilleure longévité dans le rap game. Oui, autant qu’un LL Cool J ou KRS-One. Too Short, 45 ans, a sorti son premier album Don’t Stop Rappin’ en.. 1983 ! No Trespassing n’est que seulement son dix-neuvième album… Quel est son secret ? Le concernant, c’est d’être resté constamment fidèle à lui-même depuis si longtemps, plus à lui qu’aux femmes. Trente ans que ça dure !

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Young Jeezy « TM:103 Hustlerz Ambition » [Deluxe edition] @@@


Avec la trainée de street-singles que Jeezy a laissé derrière lui (dans le désordre « Ballin’« , « Shake Life« , « Jizzle« , « Lose My Mind« …), sans revenir sur sa passe d’armes avec Rozay, il était temps que Hustlerz Ambition, troisième volet de Thug Motivation sorte. Et ça tombe bien parce qu’en cette période hivernale exceptionnellement douce, la neige poudreuse d’Atlanta que nous envoie le Snowman n’est pas de trop.

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Snoop Dogg « Doggumentary » @@@½


Après l’amère déception de Malice N Wonderland, je n’attendais rien de spécial de la part de Snoop avec the Doggumentary. Je m’étais mis dans la tête que seul sans producteur derrière lui pour le diriger, il était incapable de mener un projet sans s’éparpiller dans tous les sens. Et quand j’ai entendu le single « Wet », douloureuse tentative de travestissement eurodance (commandée par le Prince William pour son mariage) et sa participation sur le single de Katy Perry, j’ai campé sur ma position au point de ne pas jeter une oreille sur les extraits qu’il mettait en ligne à l’occasion de son opération #passpasstuesday. Jusqu’à ce que j’écoute ce 11e album du Bigg Snoop Dogg, plus westcoast qu’espéré. Je retire – en partie – ce que j’ai pu dire.

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Saigon « The Greatest Story Never Told » @@@@½


Et dire que The Greatest Story Never Told n’a failli jamais voir le jour… Enregistré entre 2005 et 2007 et repoussé de multiples fois par Atlantic Records, ce premier album de Saigon aurait pu (du?) connaître un sort funeste. À force de persévérance, lui et Just Blaze ont pu mettre un terme définitif à cinq longues années d’attente, en livrant cet album – et c’est très rare pour être cité – presque dans la version prévue à l’origine. La vérité peut enfin être révélée. Lire la suite Saigon « The Greatest Story Never Told » @@@@½

Slim Thug « Tha Thug Show » @@@


A mesure d’observations parfois anodines de ce qui se passe dans le rap game, j’ai fini par échafauder une drôle de théorie, selon laquelle les rappeurs qui rasent leurs dreads perdent en créativité. Comme tout processus scientifique, cette théorie demande une démonstration et un échantillon d’individus représentatifs. Pour l’instant, j’ai évalué deux exemples concrets : Busta Rhymes a perdu de sa folie depuis The Big Bang, et Ludacris sa loufoquerie à partir de Release Therapy. Maintenant que Slim Thug s’est lui aussi coupé les dreads, vérifions cette théorie hasardeuse avec Tha Thug Show.

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Stat Quo « Statlanta » @@@½


Statlanta, un album que l’on n’attendait plus… C’est la malheureuse histoire d’un album qui marinait depuis 2003, quand Stat Quo était la seconde signature Shady/Aftermath avec 50 Cent. Laissé pour compte toutes ces années, normal que sa sortie soit passée quasi inaperçue avec tout ce long processus de retour à l’anonymat, sans avoir eu son tour de briller. Si ce n’est des apparitions publiques sur Encore et la mixtape The Re-Up d’Eminem.

Ce trop long début de carrière en statu quo (quelle ironie!), parcellée de singles qui ne terminaient pas assez haut dans les charts et de street-albums, a enfin concrétisé ce mois de Juillet 2010 dans la discrétion la plus totale grâce à un mécène, Sha Money XL, ex-manageur et producteur des G-Unit, qui l’a signé sur sa structure Dream Big Records. Moi-même je n’étais pas au courant de la sortie de Statlanta jusqu’à ce que des reviews soient publiées sur des sites américains. Chronique d’un LP sorti six ans trop tard ? Pas tout à fait.

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Big K.R.I.T. « KRIT wuz here » [mixtape] @@@@


krit wuz here
C’est vrai que la pochette ne donne pas envie. C’est à force de voir son nom me revenir plusieurs fois à la figure sur Twitter que j’ai fini par me dire que si je ne téléchargeais pas librement cet album (cliquez sur ce lien), dont je ne connaissais absolument rien, j’allais traîner derrière moi ce regret d’avoir raté quelque chose et être hors du coup. Finalement j’ai eu raison de tester KRIT wuz here pour les raisons que je vais développer dans cet article.

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Gucci Mane « The State vs Radric Davis » @@@


La prison est la résidence secondaire des rappeurs. Qu’ils soient multimillionnaires ou underground, personne n’y réchappe pour des délits anodins (aux States…) comme un port d’arme illégal, détention de substances illicites, infraction au code de la route, agressions ou tentatives de meurtre, et pire, pour homicide volontaire ou non (Cool C, Krumbsnatcha, Saigon). Certains sont des locataires réguliers (comme DMX, Beanie Siegel, T.I.), d’autres viennent de perdre leur pucelage (Game y a fait un court séjour en 2008, Lil Wayne a pris un an) ou purgent actuellement de longues sentences (Prodigy, Shyne vient tout juste d’être libéré après neuf ans d’incarcération). Même de célèbres rappeuses bitchy ont fini au trou (Lil Kim, Foxy Brown, Remy Ma…). Pour beaucoup de rappeurs ou chanteurs, le milieu carcéral est leur fond de commerce, une manière de se rendre crédible et de se vendre quand on n’a pas de talent (Tony Yayo, Akon le mytho…). Le rap possède un casier judiciaire excessivement lourd. Hip Hop vs Justice Américaine, un combat permanent.

C’est dans ces circonstances que Gucci Mane a vu son nom apparaître dans les fanzines de rap et colonnes des sites internet, et manifestement ça lui a servi. Ce rappeur d’Atlanta (de Decatur pour être précis) spécialisé dans la trap muzik tente de percer en 2004 quand arrive son plus gros titre en 2005 : il est inculpé pour avoir flingué un homme qui serait venu l’agresser chez lui. Arguant la légitime défense et faute de preuves, il est relaxé quand la justice le rappelle pour une précédente affaire d’agression. Il prend six mois. Il sort son premier skeud Back to tha Trap House fin 2007, puis retourne en prison en Septembre 2008 (une peine d’un an raccourcie à six mois) pour violation de probation car ce feignant n’a réalisé que 25 heures de service communautaire sur les 600. A sa sortie, il reprend du service dans le rap game en comptabilisant 17 apparitions sur de nombreux remixes et featurings (Mariah Carey, Wale,…) et de nombreuses mixtapes. 2009 l’année des bonnes résolutions ? Que nenni, son second album The State vs Radric Davis est sorti un mois après qu’il soit retourné en zonzon pour violation de sa probation… Douze mois ferme.

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Slim Thug « Boss of all Bosses » @@@1/2


Bigg Snoop Dogg est le boss de la Westcoast, Rick Ross le boss de Miami et moi j’ai la bosse des Maths. Mais un rappeur se dresse au dessus tout le monde, le boss des boss, Slim Thug. Depuis que ce géant (des pieds à la tête) s’est affranchi de Jimmy Iovine, le grand boss de Interscope, et des prods sophistiquées des Neptunes – et tant pis pour le disque d’or de Already Platinum -, il roule tranquille dans les rues de Houston en zigzaguant sur la bande centrale avec son groupe les Boss Hogg Outlawz, avec qui il a reçu un succès certain (plutôt qu’un certain succès) en indépendant grâce à leurs deux albums.
Sa fame, c’est à sa street credibilité de thug dans le hood qu’il le doit. Avec Big Ad, on dit souvent de lui et de Chamillionaire qu’ils représentent l’avenir du rap texan dans « l’après UGK ». Et l’avenir est déjà en marche avec ce Boss of all Bosses, un second opus qui asseoit fortement la notoriété de Slim Thug dans les sud des Etats-Unis. Surtout qu’avec une situation en indépendant (chez E1 Music), ça signifie pour lui plus de benefs, plus de contrôle, plus de mérite, plus de pouvoir (d’achat haha!).

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Zion I « The Takeover » @@@


 zion-i-the-takeover-cd-cover-album-artIl arrive toujours un moment dans la carrière d’un artiste ou d’un groupe de vouloir rassembler un public plus large en ‘mainstreamisant’ leur son. On n’est pas là pour critiquer ce choix que l’on espère mûrement réfléchi, je pense qu’une personne est consciente des risques qu’elle prend lorsqu’elle change d’orientation. Le mieux c’est de ne pas se poser de questions et de faire fi des on-dit. Mais doucement quand même parce que ça peut être casse-gueule. Les californiens Zion I n’ont jamais rien fait comme les autres et The TakeOver (Gold Dust Media) appartient à ce moment décisif où un groupe veut s’ouvrir vers des horizons plus radieux en faisant un saut… périlleux.

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DJ Drama « Gangsta Grillz : The Album » @@@1/2


Une compilation officielle de mixtape DJs contenant une foule de rappeurs n’est pas une invention tombée de la dernière pluie. Nombreux sont les DJs qui depuis dix ans maintenant sortent un album en signe de réussite sur ce marché parallèle qu’est le circuit des mixtapes. DJ Clue? est un peu le précurseur de ce genre de compil’, premier DJ à être passé au format CD, ringardisant la vieille K7, et préférant parler fort dans les tours de passe-passe pour éviter de scratcher. En gros, avec sa série The Professionnal, le DJ officiel du Roc A Fella a ouvert un boulevard dans lequel ont foncé quantité de DJs peu habiles sur le plan technique. Des célèbres l’ont copié, comme Funkmaster Flex, DJ Kayslay,… jusqu’à DJ Khaled. Le facteur qui détermine le taux de succès de ce genre d’album est la hype du DJ, sa notoriété dans le hood et le nombre de rappeurs ou producteurs enregistrés sur son téléphone portable. Tant pis pour les phases de scratches parfois spectaculaires et les mixes inédits, l’heure est à la nouveauté, celui qui comptera le plus de bangers sur son disque.

Avec sa série de Gangsta Grillz, DJ Drama est devenu au fil du temps le DJ le plus en vue du Dirty South. Ses mixtapes sont pour la plupart de bonne qualité et les artistes mainstreams se l’arrachent. T.I. parvient à le faire signer sur son label Grand Hustle, et quelques semaines et coups de cellphone plus tard, son album débarque dans les bacs avec un coup de pub inattendu. Les jours précédant sa sortie, Drama est victime d’une arrestation musclée spectaculaire digne d’une intervention du GIGN, pour… violation de droits d’auteur. Cette persécution est-elle un avertissement de la RIAA ? 

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