Jeezy « Pressure » @@@


Pour les nombreux d’entre vous qui ce 15 Décembre 2017 ont été terriblement déçus par Revival d’Eminem et le retour des N*E*R*D, il y avait moyen, au milieu de ce tumulte, de se rabattre sur la sortie de Pressure, nom de ce huitième album en major de (Young) Jeezy chez Def Jam. Avec une motivation intacte depuis plus d’une douzaine d’années, le rappeur d’Atlanta avait de quoi séduire grâce à son casting all-star. Ben pas de pot…

Contrairement à ce que l’intitulé indique, Pressure (‘pression’, NdT) est nettement moins dense qu’à l’accoutumée, parce qu’il ne dure que trois quart d’heure et qu’il s’écarte de cette constante par son aspect dégrossi, avec moins de gros noms à la prod (on connaît par ci ou par là les noms Frank Dukes, Cardiak, D. Rich, le reste…). N’en reste de cette pochette qu’une notion de géologie : la pression du manteau terrestre permet la formation de cristaux de carbone, autrement dit, de diamants. Fin de la parenthèse.

D’habitude ses albums démarrent généralement par une grosse moitié trap music massive et homogène avant d’amener des convives et varier un peu de directions. La première grosse moitié, jusque « Respect« , est on ne peut plus générique, trop classique en terme de trap, avec un 2 Chainz qui paraît transparent sur « A Floor Seat » alors que se révèle Payroll Giovanni sur « In a Major Way« . Le modeste hymne à la réussite « Bottles Up » sort légèrement du lot, un lourd downtempo sur lequel Jeezy réduit ses lyrics à quelques syllabes (comme Lil Uzi Vert sur « 444+222« ). Sur ce titre, Puff Daddy (et non pas BrotherLove haha) ne sert qu’à gueuler en fond avec son porte-voix, une vieille habitude qui vaut pour performance plus symbolique qu’autre chose (Jeezy a été son employé sous Bad Boy avec les Boyz N Da Hood et le multi-millionnaire Diddy est l’image-même de la gloire). Mais une apparition qui lui vaut tout de même d’être crédité comme featuring ainsi que sur son compte en banque.

L’autre moitié concentre en effet la majorité des featurings et vogue dans divers styles, à commencer par le morceau titre « Pressure« . L’ouverture se fait dans deux directions, avec des synthés westcoast et des cowbells pour le côté sudiste, et deux invités, un californien, YG (qui est signé chez CTE il n’est pas inutile de le rappeler), et l’autre sudiste, Kodak Black. La voix de Tory Lanez sur « Like Them » peut en revanche être un imprévoyable répulsif, au point que même Rick Ross se dépêche de poser ses 8 et replie bagage aussi sec. Les choses s’arrangent heureusement sur « The Life » (avec WizKid et Trey Songz) et surtout « American Dream » qui réunit deux grands de la nouvelle génération, ceux dont on rêve de voir sur un projet commun, à savoir Kendrick Lamar et J.Cole. C’est single d’appel qui a d’ailleurs garni nos esprits d’espoir pour cet album. Enfin, « Snow Season » qui ponctue Pressure rappelle que nous sommes bel et bien en Hiver.

Sûr que Jeezy nous a été bien plus généreux par le passé, même avec ses albums que j’ai le moins apprécié. Dans les faits, ça se traduit par un bilan comptable insuffisant puisque ce tout nouvel opus réalise le moins bon démarrage de toute sa carr½ière. Et pour cause, Pressure est objectivement un petit album de Jeezy sauvé par quelques gros featurings et une petite poignée de titres au dessus de la moyenne.

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