Archives du mot-clé YG

Lil Yachty « Teenage Emotions » @@½


Parmi les Power Rangers de la trap, ou plutôt la bande Mumble Trappers, comptez sur force jaune (Young Thug), bleu (Lil Uzi Vert) et rouge/violet avec Lil Yachty. Il y a deux ans encore, personne ne murmurait le nom de ce dernier et en deux EP seulement, cet original originaire d’Atlanta a fini signé chez Motown à 18ans, tandis qu’il était décrié pour son zéro pointé en matière de Hip Hop. Vous avez bien lu Motown, label ô combien légendaire qui a depuis plusieurs années perdu de son excellence, sans vouloir jouer le vieux qui rouspète. Je n’ai pas parié un seul kopeck sur Yachty mais je m’étais dis « pourquoi pas… »

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Mike WiLL Made-it « Ransom 2 » @@@


Future, ScHoolboy Q, Rick Ross, Mariah Carey, 2 Chainz, Juicy J, Miley Cyrus, Jeezy, Ludacris, Gucci Mane, Puff Daddy et même Jay-Z et Beyoncé, tous ces artistes ont en commun d’avoir fait appel à celui dont les beats sont précédés du fameux slogan « Mike Will made it ». Bien qu’il ait cette capacité de jouer les caméléons en mettant les pieds aussi bien dans le r&b ou la pop, Mike Will est reconnu pour être un acteur devenu incontournable de la trap music, au point d’avoir une réputation de tueur, au même titre que des Zaytoven ou plus récemment le jeune Metro Boomin’ (qui commence peu à peu à lui faire de l’ombre). Ransom 2 est le premier album portant sa signature.

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DJ Mustard « Cold Summer » @@½


DJ Mustard n’avait pas du tout créé la surprise il y a deux ans avec 10 Summers. D’ailleurs ce fut un vrai bide. Fin de l’été, le producteur responsable des hits westcoast les plus beaufs de ces derniers mois remet ça avec Cold Summer, toujours chez Roc Nation. Et comme DJ Khaled, c’est toujours pareil. Si vous avez du temps à perdre, lisez ça ou écoutez-le.

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Ty Dolla $ign « Campaign » [mixtape] @@@½


Il y a les albums digitaux gratuits… et les mixtapes digitales payantes. Ce n’est pas un concept nouveau, la vente de mixtapes existe depuis sa création sur format K7 dans les années 80. Seulement, depuis que les pays industrialisés ont démocratisé Internet dans les foyers, le support physique a été naturellement supplanté, sans être voué à disparaître, parce cela nécessitait de copier des cassettes, presser des vinyles ou graver des CDs (investissement matériel et temporel), que ça prenait de la place pour stocker, etc… Pour les producteurs de mixtapes, que ce soient des DJs ou des rappeurs, simplement convertir ses oeuvres en mp3 sur un site ou une plateforme accessible à tous, que ce soit de téléchargement ou de streaming, c’est devenu tout bénef, d’autant plus que ce marché parallèle était à l’époque trop limité géographiquement, alors passer de l’échelle locale (ville) à partout sur la planète où l’on peut taper « www »…

De nombreux rêves allaient se concrétiser à condition de sortir de la mêlée, comme toujours dans le rap, car avec la dématérialisation de la musique conjugué à l’avènement du home-studio, n’importe qui peut techniquement faire parler de lui. Conséquence, le nombre de mixtapes a explosé exponentiellement sur le Net et le marché est devenu over-saturé. Pour sortir la tête de l’eau dans cet océan, il faut y croire et avoir un coup de main providentiel, par un autre rappeur confirmé, un producteur avisé, un blog/site spé… Dans le fond, rien n’a vraiment changé, chacun veut se battre pour devenir populaire par tous les moyens possibles, juste que les paramètres ont changé : plus de facilité et rapidité de création, mais une compétition proportionnellement plus féroce.

Dès lors que les artistes hip-hop/rap se sont mis à privilégier le format numérique pour faire connaître leur musique partout dans le monde, phénomène qui s’est généralisé vers la fin des années 2000, pour nous, les auditeurs accolés nos ordinateurs, iPod ou smartphones, confortablement habitué au téléchargement gratuit, c’était cadeau puisque ça ne coutait rien de découvrir de nouvelles choses. À vrai dire depuis Napster, Kazaa, Emule, Mediafire, Wetransfer et compagnie. Sauf qu’il y a quinze ans la première « génération digitale » était considérée comme de vilains pirates, traitée de voleurs par des gens trop vite doublés par la vitesse de cette musique numérique et incapable de s’y adapter. Le fait que des artistes en herbe, ou parfois même des poids lourds -qui entre nous faisait partie de cette génération de consommateurs hors-la-loi- ont saisi l’intérêt de faire parvenir des projets gratuits, que ce soit des mixtapes ou mieux, des albums (Dom Kennedy, Nipsey Hussle, 50 Cent et Run The Jewels restent de très bons exemples), quitte à ne savoir plus quoi écouter tellement c’est inondé, un verrou a comme sauté. Légal et pas besoin de voir débiter un compte en banque souvent dans le rouge à la fin du mois, et profitable pour l’artiste ou le groupe en terme de notoriété et de buzz.

2016, la norme est au streaming, vive la musique en libre accès. Mais si vous voulez vous procurer un album, ça ne change pas il faut sortir les $$$ et vous avez le choix entre iTunes & Cie, le CD, le vinyle… Pareil pour certaines catégories de mixtapes « haut de gamme », redevenues ‘payantes’. Et ça peut être agaçant, comme devoir payer une taxe après avoir profité d’une exonération. Nous revoilà a point de départ de ce petit laïus, c’était pour introduire cette nouvelle mixtape de Ty Dolla $ign, Campaign, qui arrive en plein affrontement entre Trump et Hillary Clinton, mais cette campagne-là n’a rien à voir avec la politique.

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DJ Khaled « Major Key » @@@


Plutôt de faire des copier-coller depuis 4-5 albums déjà, parce que sa liste de contacts ne s’est jamais vraiment renouvelée, DJ Khaled a trouvé un hobby super chouette : devenir le roi de Snapchat. Entre séquences  ridicules et surréalistes assimilées à du second degré involontaires et conseils positifs comme touchants, notre patapouf préféré est devenue une sorte de JCVD du rap game. Ses clefs du bonheur et du succès sont devenus des gif, des memes, cultes. Et sa méthode Coué a visiblement bien fonctionné puisque Roc Nation le manage désormais et lui ouvre la clef des champs, en réalité augmenté comme sur la pochette. Son meilleur effort de gestion depuis Listenn… The Album et We The Best.

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YG « Still Brazy » @@@@


Comme on passe de Compton à Bompton, Still Crazy devient logiquement Still Brazy. Dire que cette séquelle de My Krazy Life était attendue avec impatience tient de l’euphémisme, tellement ce premier album  de YG avait créé la surprise à sa sortie au point de s’installer parmi les immanquables de 2014.

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Macklemore & Ryan Lewis « The Unruly Mess I’ve Made » @@@@


Le succès de The Heist a connu un processus exponentiel. 2011, les premiers singles sont sortis; dernier trimestre 2012, sortie du premier album auto-produit du duo; 2013, leur entêtant quatrième simple « Thrift Shop » devient pandémique menant l’album aux critiques globalement positives au disque d’or à la mi-année puis à la certification de platine en Décembre (avant le comptage du streaming!!); 2014, pinacle de cette ascension inarrêtable, le Grammy Award du meilleur album rap face à Good Kid, m.A.A.d. City de Kendrick Lamar.

Et quand un artiste ou groupe rencontre une victoire aussi grande, des vestes se tournent, le doute s’installe dans les esprits, les réactions mêlent suspicions et consternation voilées. Particulièrement quand on est un groupe de rap blanc.

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Ty Dolla $ign « Free TC » @@@@


Rae Sremmurd, Kid Ink, Demrick, Fashawn, Kendrick Lamar, Young Thug, Snoop Dogg, Gucci Mane, Dom Kennedy, Tyga, Future (avec ou sans Drake), migos, Warren G, Dr Dre, Dam-Funk, Travi$ Scott, Jay Rock, Fetty Wap, Casey Veggies, Bryson Tiller, The Game deux fois, Ras Kass avec Semi-Hendrix, Serial Killers, Jeezy… Ouais, l’année 2015 est Westcoast, et un peu trap, à l’image de ce premier album de Ty Dolla $ign.

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The Game « The Documentary 2.5 » @@@@


The Game avais juré ceci : The Documentary 2 sortira en 2015. Il l’a fait, et il a sorti une semaine après le 2.5. Explication. Plutôt que de sortir un double-album, le rappeur de Compton a préféré le scinder en deux parties séparées avec une semaine d’intervalle. Stratégie commerciale ? Peu importe, l’idée n’est pas mauvaise. La crainte que l’on peut légitimement avoir avec cette seconde partie, c’est qu’elle ne contienne que des left-off de la première, or il s’avère que The Documentary 2.5 pèse autant que le 2, voire plus. Normal, avec 700 morceaux enregistrés (Game est un peu marseillais sur les bords), il était compliqué de se tromper.

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Casey Veggies « Live & Grow » @@@½


Une courte biographie du jeune homme. Casey Veggies faisait longtemps partie de ce vaste réservoir d’espoirs du rap Westcoast. Quand il sort ses premières mixtapes à l’âge de 16 ans, il ne se rend pas compte qu’il contribuera plus tard à l’émergence des Odd Future dont il est l’un des fondateurs avant de s’en éloigner pour poursuivre sa propre voie.

Il reste malgré tout pote avec la bande à Tyler et sort un album indépendant Sleeping in Class à seulement 18 ans. Les choses s’accélèrent ensuite en fréquentant Mac Miller, les Pac Div, Dom Kennedy et Earl Sweatshirt alors que sa très appréciée mixtape Life Changes lui donne son ticket d’entrée en major chez Epic au début de l’année 2013. Life & Grow répond-il aux promesses?

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YG « Blame it on the streets » [soundtrack] @@½


Entre le moment où j’ai écouté cette soundtrack et le moment où j’ai commencé à taper ces mots, il s’est passé un truc incroyable : YG et DJ Mustard, qui ont tous deux été mutuellement à l’origine du succès de My Krazy Life (un des albums rap les plus marquants de 2014) et de leurs carrières respectives, se sont ouvertement clashés sur les réseaux sociaux pour une sombre histoire d’impayés, mutuels aussi. En attendant de savoir si l’auteur du gimmick « Mustard on da beat hoe » et le producteur-phare-du-moment-prochainement-has-been en sont venus aux mains, voici ce que je pense de la BO de Blame it on the Streets.

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DJ Mustard « 10 Summers » @@½


Tout le monde ne parle que de ce producteur depuis des mois, et son nom va bien finir par nous monter au nez. Et pour cause. DJ Mustard est le producteur westcoast « qui fait le buzz ».

Dijon McFarlane (Dijon, moutarde… vous l’avez?) est à l’origine de hits comme « Rack City » de Tyga, « Or Nah » de Ty Dollar $ign, il possède dans son annuaire perso des noms comme -au pif- Dom Kennedy, will.i.am… Mais c’est surtout son implication sur l’album My Krazy Life du rookie YG qui le mettre en avant. Soutenu par Roc Nation, le label de Jay-Z, le jeune beatmaker tient à capitaliser ce succès soudain en publiant ce qui devait être l’album rap de l’été, 10 Summers.

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YG « My Krazy Life » @@@½


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A force de voir cet album apparaître souvent sur ma timeline de Twitter, j’ai fini par céder à la curiosité. J’ai donc écouté My Krazy Life de YG, ça, c’est fait. C’était loin d’être gagné. Sans m’enflammer, je comprends cependant qu’on puisse kiffer ce disque de gangsta rap à la sauce californienne.

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Young Money « Rise of an Empire » @@½


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Le label Young Money vient de publier ce mois de Mars son nouveau catalogue, Rise of an Empire. On se souvient de We Are Young Money paru cinq ans plus tôt, en prévision de l’invasion à venir avec ses têtes d’affiche Lil Wayne, Drake, Tyga et Nicki Minaj. Cette compilation-ci, succédant à la bouillasse radioactive Rich Gang paru l’été dernier, ne contient que très peu de nouveautés.

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