DJ Khaled « Listennn… The Album » @@@


DJ Khaled alias Beat Novacane est un des représentants sur double-platines du Terror Squad. Son talent de producteur révélé au grand jour sur ‘All Or Nothing’ (« Temptation pt 1 & 2 ») de Fat Joe et son buzz important sur le biz des mixtapes lui a permis de décrocher un deal chez Koch Records. Pour son premier album, ou plutôt compilation sous forme de grosse mixtape officielle (vous allez vite comprendre pourquoi), Khaled a pris contact avec des grosses pointures du moment et autres rookies : Young Jeezy, Jadakiss, Beanie Sigel, Freeway, Clipse, Rick Ross, Pitbull, Kanye West, John Legend, Consequence, Twista, Bone Thugs N Harmony, Baby ‘Birdman’, Lil Wayne, Chamilionnaire, Trina, Slim Thug, T.I., Diaz Brothers, Lil Scrappy, Dre, Bun B, Styles P, Akon et puis Fat Joe évidemment. Ceci justifie déjà l’appellation ‘compilation’. Et tout de suite l’avis d’une superstar du forum : « dommage que ce soit autant south dans l’ensemble, ça manque un peu de diversité ».

Note : À l’époque j’ignorais qu’il avait longtemps traîné dans les bureaux de Cash Money et apparu anonymement sur quelques vidéos… Avec We The Best, son seul album valable.

Le côté mixtape, cela vient du fait que DJ Khaled ne produit que trois tracks dont l’intro, les autres instrumentaux étant signés en grosse partie par ses voisins de Miami, les Cool & Dre. Le Beat Novacane réalise la bombe « Problems » de Beanie, une attaque verbale qui fera taire bien des rumeurs (« I still fuck with State P/ Still fuck with Dame Dash and still fuck with Jay-Z »), et featuring Jadakiss qui rajoute de l’huile sur le feu à propos du beef avec Fifty. L’autre track, c’est encore avec un membre des State Property, Freeway, qui pose en compagnie des frangins les Clipse sur « Where You At ». Mis à part ces deux titres, DJ Khaled ne fait que lâcher quelques ‘shout out’ sur le reste du disque afin d’en revendiquer la paternité de ce projet. C’est plutôt dommage surtout lorsqu’il parlait d’un classique annoncé. D’ailleurs, notre ami RB a une remarque sur ce sujet : « quand il a annoncé un classique, il devait pas encore avoir produit l’album ». Pour continuer avec les artistes dit Eastcoast, Kanye West en compagnie de ses artistes John Legend et Consequence en place une pour son label G.O.O.D Music avec « Grammy Family », une exclusivité qui aurait pu être plus exceptionnelle. Styles P et Fat Joe, décidément très discret, se connectent avec la coqueluche R&B Akon pour un combo loin de marquer les esprits (« Watch Out »). « Y a que Khaled qui s’est déchiré, pis c’est pas inoubliable » ajoute RB. Pas vraiment de coup d’éclat non plus concernant les langues les plus rapides de la planète, à savoir les Bone Thugs et Twista (« Destroy Ya »).

Après, direction le Dirty South, qui reflète plus la couleur générale de ‘Listennn’. Très bon single déjà avec « Holla At Me » avec Lil Wayne, Fat Joe, Paul Wall qui s’occupe du refrain, Rick Ross et Pitbull. Mention bien pour Lil Scrappy qui se détache du lot avec un instrumental amusant de Mr Collipark. Lil Wayne se permet une échappée en solitaire avec « MIA », au même titre que Dre (des Cool & Dre) avec le médiocre « Movement ». Parmi les autres nouveautés made in Dirty South, quoiqu’un peu lassantes surtout en cette période, un trio 100% floridien avec Trick Daddy, Pitbull et Rick Ross (présent trois fois, c’est trop) sur « Born and Raised » et un second trio au deux tiers made in Houston avec une rencontre au sommet entre Slim Thug et Chamilionnaire (« Candy Paint »). Le reste ne rehausse pas le niveau, pas plus que ça, sauf peut être la performance du King of the South sur « Dip Slide Ride ». Dans l’ensemble, c’est « du vite fait, vite oublié » dixit notre humble ami, des bangers communs à la durée de vie limitée qui ont plus valeur d’inédits.

Si on devait résumer notre impression concernant ce faux mix de DJ Khaled, ‘Listennn’ c’est « c’est une compile pour l’été quoi, c’est consommable, comme la crème solaire, c’est de saison » et qui périme à la rentrée pour finir sa phrase. Vu le type de productions auxquelles nous a habitué Beat Novacone et le regard qu’il portait sur ce disque sans trop de recul, nous étions en droit de s’imaginer quelque chose de plus de ‘new yorkais’, surtout de la part d’un membre du Terror Squad. Mais son origine géographique a voulu que ce soit plus concentré en son sudiste, peut être parce qu’aussi, c’est la seule façon de faire vendre son album : suivre les modes et les tendances.

Contient des samples de discussions sur MSN avec Raging Bull

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