Archives du mot-clé Koch Records

Trick Trick « The Villain » @@@1/2


Le Northside (ou Midwest si vous voulez à condition de regarder au nord…) actuellement, c’est « ze place to be ». Chicago est devenue malgré elle l’un des berceaux de ce qu’on appelle les hipsters (Lupe Fiasco, les Cool Kids, Kidz in the Hall, etc…) grâce à ses stars influentes Kanye West et Common, eux aussi en pleine actualité, tandis que Detroit bat au rythme des beats de Black Milk et J Dilla (forever…) avec entre autres les sorties de Phat Kat, Elzhi, Guilty Simpson, Illa J, en attendant l’avènement du 5e album d’Eminem et une nouvelle boucherie de Royce Da 5’9 (produit par Primo !) pour 2009.

En cet automne crisant, Trick Trick rapporte un peu de givre et de misère de sa cité industrielle qui traverse une crise sans précédent depuis que General Motors et Ford ont les compteurs dans le rouge. Il avait lancé son extrait « Let’s Work !!! » qui ne manquait pourtant pas de vitalité en révisant le beat de « We Will Rock You » à la TR808. Mais le givre a ramené le verglas avec lui et The Villain n’a pas du tout pointé son nez dans le Billboard 200 aux US. 

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DJ Khaled « We Global » @@


On change tout sans rien changer, telle est la formule que nous sert DJ Khaled pour la deuxième fois depuis Listenn : une Nième compilation made in Miami avec un tas de hot singles (éphémères, pléonasme) et des combinaisons de rappeurs mainstreams. On retrouve bien entendu sur We Global (We The Best Music Group/Terror Squad/ Koch Records) la houlette de producteurs floridiens habituels, comme les Cool & Dre, The Runners, les Diaz Brothers, plus Danjahandz, des gros clients présents depuis le début comme Rick Ross, Flo Rida, Trick Daddy, Trey Songz, Bun B, Birdman, Pitbull, Akon, Fat Joe (l’unique membre originel du Terror Squad) avec au milieu de tout ça, le petit protégé Ace Hood (signé sur Def Jam), Kanye West, The Game et pour la première fois Nas, Sean Paul, Busta Rhymes et Missy Elliott. Excusez du peu encore une fois.

Oh, tiens donc ! Voyez-vous ça, il manque Lil Wayne dans les featurings, mais ce n’est pas comme s’il nous manquait, on le trouvera probablement dans le prochain album qu’on écoutera… Par ailleurs, DJ Khaled ne cache plus ses ambitions, il en veut encore et toujours plus de succès et de thunes. Comme il est dit dans l’intro « Standing to the Moutain Top », où Ace Hood termine essouflé par l’up-tempo : « I know it makes you sick, guess what, you make me rich. » Pas besoin de traduire, qu’on le supporte (difficilement) ou pas, on l’a dans le cul pour la troisième fois. On va devoir le subir encore, lui et ses abrutissants « we the best », « we takin’ over », « this for the ghetto » en rajoutant des nouveaux gimmicks du genre « we run this rap game », « we international now », blablabla… (*soupir*) Bon sinon, et à part ça ? 

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Skillz « The Million Dollar Backpack » @@@1/2


Question à un million de dollars : pour qui Skillz ghostwrite-t-il ? Pas de réponse. J’ai le regret de vous informer que jamais il nous l’avouera ouvertement, ses employeurs occasionnels également ont des clauses de confidentialités. N’essayez pas d’éplucher les livrets d’album hip-hop ou r&b tel un rat de bibliothèque des années durant, vous ne trouverez nulle part son nom en tant que parolier ‘fantôme’ inscrit autre part que sur ses disques ou lors de ses featurings. Le ghostwriter à temps partiel le plus célèbre de la planète gardera son secret jusqu’à la tombe. Skillz préfère mettre ses compétences de lyriciste option punchliner à son propre compte.

Et dire qu’avec tout le beau monde avec qui il a collaboré le long de sa carrière, il aurait encore pu être plus médiatisé que ça. À l’époque de From Where ?!?, où il se surnommait Mad Skillz, il côtoyait le collectif Da Basement, à savoir Timbaland, Missy Elliott et Magoo, il aurait pu ensuite embrasser une brillante carrière comme Mos Def au sein du label Rawkus, il aurait pu faire mieux avec Confessions of a Ghostwriter qui récupérait des morceaux du bootleg I Ain’t Mad No More (qui a suivi l’avortement de son contrat avec Rawkus Records), Skillz aurait pu capitaliser son rapprochement avec les Roots et Jazzy Jeff, il aurait pu faire un très bon éditorialiste avec rétrospectives annuelles The Rap-Up 200-something, mais il a préféré opter pour une ligne de conduite personnelle et suivre son propre chemin, avec sur le dos son Million Dollar Backpack (Koch Records). 

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The Clipse presents The Re-Up Gang @@@1/2


Le développement du Re-Up Gang a été un long processus qui s’est échelonné en étapes progressives sur quatre années. Les Clipse ont lancé le mouvement par le biais de leur série de mixtapes We Got It 4 Cheap début 2004, jusqu’au troisième volume gratuit sorti en Février 2008 (hosté par DJ Drama), avec entre deux des formations remarquées sur le super-dope Hell Hath No Fury. Fin Avril 2008 est sorti en support physique et numérique The Saga Continues, une sorte de best-of de ces trois tapes contenant notamment leurs maxis « Pussy » et « Stuntin’ Y’all ». Maintenant, voici venir The Clipse presents the Re-Up Gang édité chez Koch Records, étape intermédiaire précédant le saut dans le grand bain avec l’album officiel du Re-Up et ‘Till The Basket Drops, le troisième album des Clipse, tous deux prévus pour 2009 chez la major Columbia. 

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Dwele « Sketches of a Man » @@@@


« What is a sketch ? Some kind of subjects… » La transition entre ses deux précédents opus chez Virgin et l’album 3 tient en une ligne manuscrite. Libéré de son contrat en major, Dwele signe chez le grossiste indépendant Koch Records afin de voler de ses propres ailes par ses propres moyens. Avec son savoir-faire de musicien/auteur/compositeur/interprète, bercé par les grands classiques de la Tamla Motown durant son enfance, le chanteur originaire de Detroit possède la panoplie complète de l’artiste Nusoul. Il avait d’ailleurs réalisé une apparition remarquée sur le single « Flashing Lights » de Kanye West et nominé cette année aux Grammy Awards pour sa reprise de « That’s a Way of the World ». Au sommet de son art, Dwele livre à 30 ans Sketches of a Man, son album le plus mature à ce jour. 

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AZ « Undeniable » @@@1/2


 

Avec toutes les opportunités qui se sont présentées à lui durant son parcours musical, AZ aurait pu caresser une glorieuse carrière dans le rap. Découvert sur le classique « Life’s a Bitch » de Nas, membre du groupe mort-né The Firm produit par Dr Dre, ce talentueux MC originaire de Brooklyn méritait mieux qu’une discographie majoritairement en indépendant. À vrai dire, il a plutôt l’air de s’être accommodé de cette situation. Aujourd’hui arrivant à son septième album, AZ démontre avec Undeniable que l’on peut être un rappeur underground et livrer un produit commercial.

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Sheek Louch « Silverback Gorilla » @@@1/2


Faire partie d’un crew en nette perte de vitesse n’est jamais une mince affaire. Entre 2003 et 2005, les D-Block régnaient dans les rues de New-York, se partageant le territoire avec les Dipset avec un objectif étroitement commun : faire front au G Unit. Le vent a vite tourné depuis pour Jadakiss et Styles P, quittant le géant Interscope pour respectivement Roc A Fella et le label indépendant Koch Records. Pour couronner le tout, leur quatrième homme Jae Hood finit par se sentir lésé et quitte violemment le collectif. Résultat des courses, D-Block et The Lox, c’est devenu bonnet blanc et blanc bonnet.

Seul Sheek Louch n’a pas eu à subir ce jeu des chaises musicales, mais lui va devoir poursuivre son effort avec son troisième disque. Et vu le flop de son confrère avec Supa Gangsta, Extraordinary Gentleman au dernier trimestre 2007, ce Silverback Gorilla allait difficilement échapper à cette épidémie de baisse de régime.  Lire la suite Sheek Louch « Silverback Gorilla » @@@1/2

Styles P « Super Gangster (Extraordinary Gentleman) » @@1/2


Le délai de sortie moult fois rallongé de Time Is Money (près d’un an après son annonce) n’a pas permis à cet album de chatouiller les six chiffres chez Nielsen-Soundscan, la maison de comptabilité de l’ogre Interscope. Voyez-là l’exemple type de la technique de licenciement du grand manitou Jimmy Iovine (l’équivalent américain de Pascal Nègre et Laurent Bouneau en une personne) et son conseiller artistique 50 Cent. Tant pis, comme son confrère Sheek Louch, il aborde une carrière en indépendant chez l’indépendant Koch Records avec à la clé un 3e album au titre vendeur, Super Gangster (Extraordinary Gentleman), évoquant une suite logique de son premier album nommé A Gangster and a Gentleman. Est-ce le cas du contenu ? Vous le saurez soit en l’écoutant, soit en lisant prudemment les lignes qui vont suivre.

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Keith Murray « Rap-Murr-Phobia » @@@


Une semaine après la sortie de He’s Keith Murray en 2003, son auteur se faisait virer de chez Def Jam. Motif : manque de tact envers les dirigeants. Coup dur. Une punition, un silence radio de quatre ans, un avis de recherche, une signature en indépendant sur Koch Records… Voici le résumé typique d’un artiste rappeur en perdition. C’est triste à dire mais c’est malheureusement la réalité de Keith Murray. Malgré la situation, il reste le genre de MC à jurer fidélité à la vie à la mort à sa passion, le Hip Hop, preuve en est avec Rap-Murr-Phobia (qui se traduit par la ‘peur du vrai hip-hop’). Un retour qui fait beaucoup plaisir à tous les puristes, néanmoins – soyons honnêtes avec nous-même – qui ne risque pas hélas de relancer sa carrière, juste lui laisser un sursis…

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KRS-One and Marley Marl « Hip Hop Lives » @@@@


Les beefs et les diss sont devenus un phénomène de mode mettant au défi la crédibilité des rappeurs à travers des scoops médiatiques qui se propagent à vitesse grand V sur Internet. Si les concernés parlent de compétition pour alimenter leur réputation et maintenir leur statut, leurs conséquences au sein du rap game ont provoqué une régression de la qualité de cette musique et un désintérêt croissant des hip hopeurs. Comprenez maintenant pourquoi Nas a clamé que le Hip Hop est mort…Un petit historique s’impose avant la chronique.

Bien avant la querelle entre Nas et Jay-Z en 2001, le beef mortel entre 2Pac et Notorious BIG au milieu des années 90, s’est déroulé en 1987 un duel de titans : le Juice Crew de Marley Marl (Big Daddy Kane, Masta Ace, Kool G Rap,…) contre le Boogie Down Productions (KRS One et Scott LaRock).Un clash historique qui ne rivalisait pas seulement les MCs des deux groupes protagonistes mais deux banlieues new-yorkaises, le Bronx (le lieu de naissance du Hip Hop) et Queensbridge. Vingt ans plus tard, les deux légendes vivantes KRS One et Marley Marl se réconcilient pour le meilleur : faire ressusciter le Hip Hop avec un album en commun qui s’annonce déjà comme un classique avant l’heure, Hip Hop Lives. Plus qu’un pont symbolique entre le South Bronx et le Queens, un message fort à toutes les générations d’amateurs de Hip Hop. You know what time it is !
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DJ Khaled « We The Best » @@@


« DJ KHALEEED !!! WE TAKIN OVER !! WE THE BEEEST !! THIS FOR THE HOOOD !! THIS FOR THE GHETTO !!! LISTENNN ! » Mais putain tu vas la fermer ta putain de gueule !!! Bon sang, il est insupportable ce type, une vraie plaie. On a vite compris que DJ Khaled était un pro de la méthode Coué dans le street-marketing de masse. Et le pire, c’est que ça marche. 

We The Best (Terror Squad/Koch Records) en chiffres : 12 titres seulement avec  l’intro et un skit ‘skippable’ (sans compter les trois bonus iTunes), 24 groupes/MCs et 6 producteurs/team producers différents (dont DJ Khaled). Dans le classement du nombre d’apparitions, ce n’est pas Lil Wayne qui figure en tête de liste (non, sans blague) en en cumulant ‘que’ trois contre cinq pour Rick Ross. À égalité avec Lil Wayne, il y a Trick Daddy, Fat Joe puis les rappeurs présents deux fois, ex-aequo Jadakiss, Birdman et Dre. Côté production, les Cool & Dre produisent quatre morceaux, les Runners deux, comme DJ Khaled dont on se demande à quoi sert ce gros fainéant, à part hurler sur les toutes les pistes de sa compilation (peut-on sincèrement parler d’album ?). La track qui contient le plus de featurings est « Bitch I’m From Dade County » avec sept invités au total, c’est moins que le remix de « I’m So Hood » qui en réunit neuf (!) en rajoutant Big Boi, Ludacris et Busta Rhymes au compteur. Pour en finir avec les chiffres, We The Best s’est écoulé à plus de 350 000 disques aux US (avec un contrat en indépendant, je vous laisse estimer les royalties obtenues), ainsi qu’un disque d’or pour les 500 000 sonneries « We Takin’ Over » téléchargées.

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Tha Dogg Pound « Dogg Chit » @@@@


Jamais deux sans trois. Un an et demi après leur reformation inespérée, les D.P.G. semblent rattraper le coup pour faire oublier ce proche passé orageux entre Daz Dillinger et Kurupt. Après le sponsoring de Snoop sur Cali iz active, sorti cet été sur Doggystyle Records, la saga continue et les deux confrères profitent de leur statut d’indépendant pour proliférer dans les bacs (au rayon import le plus souvent maintenant) avec en ce début de Printemps un Dogg Chit plein de promesses. Cette défection canine – si l’on puit dire – arrive après treize ans de digestion de leur pâtée Dogg Food, venue tout droit des couloirs de la mort en ce temps-là. Un disque plein de promesses, dont certains détails prêtent à croire qu’il s’agit vraiment de l’authentique successeur du classique de Tha Dogg Pound, comme l’artwork de la pochette et surtout la patte de Daz (assisté par Ivan Johnson) à la production, ce qui n’était pas le cas sur Cali iz active.

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Xzibit « Full Circle » @@½


Libéré de son contrat en major, Xzibit publie son sixième Full Circle en indépendant chez Koch Records. Est-ce que le rappeur hardcore a capitalisé grâce au succès de son émission Pimp My Ride sur MTV ? Rien n’est moins sûr… Le retour à case départ est douloureux pour mister X to the Z.

D’après un commentaire publié le 6 Décembre 2006

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DJ Khaled « Listennn… The Album » @@@


DJ Khaled alias Beat Novacane est un des représentants sur double-platines du Terror Squad. Son talent de producteur révélé au grand jour sur ‘All Or Nothing’ (« Temptation pt 1 & 2 ») de Fat Joe et son buzz important sur le biz des mixtapes lui a permis de décrocher un deal chez Koch Records. Pour son premier album, ou plutôt compilation sous forme de grosse mixtape officielle (vous allez vite comprendre pourquoi), Khaled a pris contact avec des grosses pointures du moment et autres rookies : Young Jeezy, Jadakiss, Beanie Sigel, Freeway, Clipse, Rick Ross, Pitbull, Kanye West, John Legend, Consequence, Twista, Bone Thugs N Harmony, Baby ‘Birdman’, Lil Wayne, Chamilionnaire, Trina, Slim Thug, T.I., Diaz Brothers, Lil Scrappy, Dre, Bun B, Styles P, Akon et puis Fat Joe évidemment. Ceci justifie déjà l’appellation ‘compilation’. Et tout de suite l’avis d’une superstar du forum : « dommage que ce soit autant south dans l’ensemble, ça manque un peu de diversité ».

Note : À l’époque j’ignorais qu’il avait longtemps traîné dans les bureaux de Cash Money et apparu anonymement sur quelques vidéos… Avec We The Best, son seul album valable.

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Kurupt « Against Tha Grain » @@½


Celà faisait au moins depuis 2002… 2003(?) que des bootlegs de ‘Against Tha Grain’ trainaillaient sur des réseaux pirates d’Internet. Les premières réactions avant l’heure H étaient mitigées, surtout que, pour resituer le contexte, Kurupt avait rompu tous les liens avec les membres du DPGC (Daz Dillinger, Snoop Dogg, Soopafly,…). C’était l’orage, un coup de théâtre : Kurupt était retourné chez Death Row Records en tant qu’artiste et vice-président du label alors Suge Knight fumait ses cigares en prison. C’est sur la structure indépendante Koch Records qu’est finalement paru à la rentrée 2005 cette dernière version finale (?) de ‘Against Tha Grain‘, quatrième solo de Kurupt, alors qu’il était sur le point de -coup théâtre (bis)- se réconcilier avec l’ami Daz.

Chronique écrite en 2005 revue en 2016

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