Common « Electric Circus » @@@@


Electric Circus est un album à part dans la discographie 4 étoiles de Common. Correction, un des albums à part, parce qu’il en a deux-trois comme ça qui sortent des sentiers battus. Ce successeur du chef d’oeuvre et best-seller Like Water For Chocolate (qui s’est écoulé à plus de 700 000 exemplaires) a quasiment marqué la fin de l’aventure Soulquarian sur une note relativement étrange et expérimentale, à l’image de Phrenology des Roots sorti quelques jours avant cette fin d’année 2002. Cette sortie coïncidait avec  la signification d’Erykah Badu de mettre un terme à leur relation tantrique. Electric Circus sera aussi le dernier album de Common chez la maison de disque Geffen/MCA.

Rétrospective écrite en Novembre 2016

Attifé comme un néo-babacool, sûrement à cause de l’influence de son envoûtante ex-compagne Erykah Badu qui l’a converti en hippy post-moderne, Common a convié pour la production ?uestlove, J Dilla, James Poyser et un dénommé Pino Palladino, un musicien blues-rock, pour créer un son soul hop aux nettes influences rock psychédélique, Jimi Hendrix en tête. D’ailleurs il ne s’en cache, il en a écrit la chanson « Jimi Was a Rock Star », avec Erykah Badu à ses côtés. Les guitares électriques sont de sorties, que ce soit sur « I Got a Right Ta » produit par les Neptunes ou encore sur « Electric Wire Hustle Flower » avec Sonny Sandoval du groupe rock P.O.D.. Electric Circus est un album qui se veut très spirituel (le mystique « Soul Power« ) et sans doute qu’avec quelques substances, on se sentirait au dessus des nuages à l’écoute d' »Aquarius » et cette « New Wave » qui nous emporte dans une spirale colorée et florale avec ces orgues très seventies.

Les artefacts des Native Tongues ne sont jamais loins, comme la pochette de l’album affichant un collage de visages influents inspirée de Midnight Marauders des Tribe Called Quest, bien qu’en fait cet artwork a plus à voir avec Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles. Beaucoup de chanteurs nusoul prestigieux figurent au programme, pratiquement un à deux par titres, comme Jill Scott (sur « I Am Music« ), Erykah Badu, Bilal assez omniprésent, Omar impeccable sur « The Hustle« , Cee-Lo Green et la reine hip-hop/Soul elle-même, Mary J Blige. Sans oublier Vinia Mojica, Laetitia Sadier, Marie Daulne…

Ce cinquième album de Common était l’occasion d’entamer de nouvelles collaborations et les Neptunes, les producteurs les plus hype des années 2000 étaient en haut de la liste. Le MC de Chicago  cligne de l’oeil aux Clipse sur « I Got a Right Ta » en mentionnant leur super-tube « Grindin’« . Les ‘Tunes signeront un des titres les plus importants d’Electric Circle, le superbe et unique single « Come Closer » avec une MJB au top. Une très belle chanson d’amour qui se termine par une demande en mariage. On n’oubliera pas d’ailleurs plus tard le remix ultra-soulful de J Dilla qui sample « Daylight » de Ramp (« Bonita Applebum« !) en conviant Q-Tip, dame Badu et Pharrell au rap. En parlant de Dilla, la magie de sa touche électro-soul se ressent fortement sur « The Hustle » (avec le chanteur britannique Omar), et plus enivrante encore sur l’érotique « Star 69 (PS with Love)« , marquée par une outro très 80s avec… Prince, non-crédité, aux claviers !

Tous les invités majeurs d’Electric Circus (Mary J Blige, Erykah Badu , Cee-Lo Green, Omar et Jill Scott) se réunissent une ultime fois sur « Heaven Somewhere« , un rite vers la transcendance, ponctué par le désormais traditionnel spoken-word de Pops Lynn. Le bouquet final de la mouvance Soulquarian en quelque sorte…

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