Archives du mot-clé Common album

August Greene (Common, Karriem Riggins, Robert Glasper) @@@½


C’est un trio qui, sur le papier, a de quoi faire rêver. Common, légendaire Chicago MC, l’extraordinaire batteur-producteur Karriem Riggins et le compositeur soul/jazz de renom Robert Glasper, ensemble pour former ce nouveau groupe baptisé August Greene et donner vie à ce projet commun portant leur nom. Sorti d’abord en exclusivité le 9 mars sur Amazon, voilà enfin cet album disponible sur les autres plateformes de streaming. Il était temps.

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Common « Black America Again » @@@@½


Les élections américains du 8 novembre 2016 ont été annonciatrices de lendemains difficiles pour les communautés noires et hispaniques aux Etats-Unis. Barack Obama, premier président noir, donnera son siège du bureau ovale à un milliardaire septuagénaire xénophobe et sexiste, pro-arme, pro-vie, adoubé par le KKK, désavoué par son propre camp républicain et sans expérience du monde politique. Certains artistes, comme A Tribe Called Quest qui fait son grand retour, ont senti le vent tourner dans la mauvaise direction. Common, le vétéran de Chicago, ne faillit pas à l’appel et se dresse avec un onzième album plus soul et revendicatif que jamais.

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Common « Nobody’s Smiling » @@@


Et de dix pour Common. Et comme il y a vingt ans avec son classique Resurrection, cet opus est produit par No I.D.. Mais les temps ont bien changé depuis l’âge d’or du hip-hop, et le rappeur/acteur de Chicago a toujours su s’adapter à toutes les périodes. Il y a eu la mouvance Soulquarian avec les chanteurs de Nusoul, J Dilla et les Roots, l’ère G.O.O.D. Music avec les productions de Kanye West, élève de No I.D. (simple rappel), et les Neptunes.

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Common « The Dreamer / The Believer » @@@@½


Dans les années 90, Common Sense et No I.D. vivaient d’amour pour le Hip Hop. Le MC de Chicago et le mentor de Kanye West avaient réalisé de très belles choses ensemble, le classique Resurrection et sa suite One Day It’ll All Make Sense tout aussi magnifique. Leurs chemins se sont ensuite séparés, Common a vécu plusieurs périodes (Soulquarian, G.O.O.D. Music, le cinéma…) avant de retrouver son ami de longue date plus d’une décennie plus tard. Le projet Cocaine 80 fut le prélude de ces retrouvailles, The Dreamer / The Believer en est l’éclatante expression.

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Common « Universal Mind Control » @@@½


Je me souviens… quand MC Solaar rappait « Les temps changent », comme si c’était hier. Parce que je me dis tout le temps que tout évolue continuellement. Comme les êtres vivants, les genres musicaux sont en constante évolution : ils se différencient en sous-genres, s’hybrident parfois entre eux (de façon contre-nature dans certains cas), se conforment à ce qui réussit en termes de vente, sont en voie d’extinction à cause des pressions de sélections,… J’avoue être un peu darwiniste sur les bords (en plus d’être un brin taoïste dans l’âme), je fais souvent ce rapport entre la nature et la musique, la bonne musique, la good music, comme le label fondé par Kanye West.

2008 est l’année du changement et les artistes affiliés au Louis Vuitton Don l’ont bien compris : John Legend sort un 3e disque au titre franchement évocateur, Evolver, Kanye est parti dans un délire autotune avec 808s & Heartbreak, il supervise de même The Death of Adam de 88Keys, un OVNI dans le hip-hop indie, et voilà que Common réalise un album à contre-courant et ultra-moderne, intégralement produit par les Neptunes et Mr DJ (producteur pour les Outkast). Méga-overbooké à cause de sa tournée et ses sollicitations un peu partout, Kanye West n’a pas eu quelques secondes à consacrer à Common et ils ont donc mis en stand-by l’enregistrement de The Believer. Du coup, le emcee pionnier de Chicago a préparé Invicible Summer qui devait être un EP, et qui en fin de compte est devenu un huitième album nommé Universal Mind Control. Quand je disais que les temps changent, ils peuvent changer plus vite qu’on ne le pense, rien n’est forcément fixé dès le départ.

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Common « Finding Forever » @@@@½


Pourquoi Common peut-il prétendre être une légende de Chi-town après quinze années d’activisme Hip Hop ? Premièrement, parce qu’il fait partie des pionniers de la scène de Chicago : Il figurait parmi les Unsigned Hype en 1991. Deuxièmement, le MC a su s’entourer durant sa brillante carrière des meilleurs artistes et producteurs hip-hop/soul, et une discographie remarquable décrite par une progression constante qui n’a fait que consolider ce statut au fil des années, tout en restant proche du ghetto et pas loin du mainstream. Troisième et dernièrement, simplement parce qu’en plus d’être un excellent MC, tant sur le plan de l’écriture que du flow, l’aura de Common inspire l’authenticité, l’humilité et surtout l’humanité.

Chaque étape de sa carrière musicale s’est effectuée par palier, avant d’entamer une évolution artistique dans chacun des habillages qu’il a arboré. Je m’explique : à son classique Resurrection a succédé l’introspectif One Day It’ll All Make Sense, le très apprécié hybride Hip Hop/Nusoul Like Water For Chocolate de sa période Soulquarian a évolué vers un Electric Circus à l’univers psychédélique et rock/soul, et maintenant ce Finding Forever qui s’épanouit dans la continuité de Be, en poursuivant son édifiante collaboration avec Kanye West. Le nom de baptême de ce nouveau chef d’œuvre (n’ayons pas peur des mots) est une désignation pour ‘quête de perfection’, et celle de vouloir laisser son empreinte à jamais dans l’histoire du Hip Hop. Pour reprendre les propos de Common, c’est aussi une manière de rendre hommage à son ami J Dilla aka Jay Dee : son souvenir et sa musique resteront toujours dans nos mémoires.

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Common « Be » @@@@@


Il y a eu Common Sense avant (‘One Day It’ll Make More Sense’, le classique ‘Resurrection’), le Common pendant (le nusoul ‘Like Water For Chocolate’ et l’expérimental ‘Electric Circus’) et le Common après Erykah Badu, le Common qui conjugue maintenant ‘Be’ au présent. ‘Be’ pour « sois », un nom simple et universel pour baptiser son nouveau classique. Après un « XXL » pour le magazine XXL, « 4,5 mics » pour The Source, « @@@@@ » pour Hiphopsite.com et « ***** » sur Allhiphop.com, je me devais de confirmer cette authentification face à toutes les critiques élogieuses réservées par la presse spécialisée américaine.

Note: maintenant l’album possède un @@@@@ parce qu’il a très bien vieilli, un grand cru classé.

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Common « Electric Circus » @@@@


Electric Circus est un album à part dans la discographie 4 étoiles de Common. Correction, un des albums à part, parce qu’il en a deux-trois comme ça qui sortent des sentiers battus. Ce successeur du chef d’oeuvre et best-seller Like Water For Chocolate (qui s’est écoulé à plus de 700 000 exemplaires) a quasiment marqué la fin de l’aventure Soulquarian sur une note relativement étrange et expérimentale, à l’image de Phrenology des Roots sorti quelques jours avant cette fin d’année 2002. Cette sortie coïncidait avec  la signification d’Erykah Badu de mettre un terme à leur relation tantrique. Electric Circus sera aussi le dernier album de Common chez la maison de disque Geffen/MCA.

Rétrospective écrite en Novembre 2016

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Common « Like Water For Chocolate » @@@@@


A l’aube du 3e millénaire, Common a pris un tournant dans sa carrière. De rappeur ‘hungry’ (affamé) avec son classique Resurrection et ses collaborations avec No ID (qui deviendra plus tard le mentor de Kanye West), le rappeur de Chi-town s’est grandement assagit et s’est rapproché du collectif des Soulquarians, rassemblait des figures du hip-hop et de la nusoul (James Poyser, ?uestlove, Roy Hargrove, Jay Dee, Badu, Bilal…). Imaginez déjà un fond d’instrumentaux jazzys et gavés de soul contemporaine pour accompagner le flow clair et la force des mots de Common Sense.

Chronique réécrite le 26 Juillet 2014

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Common « One Day It’ll All Make Sense » @@@@½


Pendant les deux ans et neuf mois qui ont suivi Resurrection, Common a perdu son Sense, son deuxième album a été élevé au rang de classique et il a résolu à l’amiable son conflit avec Ice Cube. Mais les changements qui ont bouleversé la vie de Lonnie Rashid Lynn ne sont pas forcément ceux visibles, One Day It’ll All Make Sense est une thérapie, l’histoire d’une remise en question sur sa propre existence avant de poursuivre sa maturité en tant qu’adulte responsable. Cet album n’a pas été très sollicité par le public, parce qu’il ignore certainement que ce troisième opus est la mémoire de Common, l’album photo souvenir comme le confère la pochette qui le présente lui enfant avec sa mère disparue.

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Common « Resurrection » @@@@@©


Ce très grand album restera toujours chéri, bien rangé sur l’étagère d’un passionné de rap averti, ne serait-ce parce qu’il est très important. Important d’abord de nous rappeler que Common a été un pionnier du rap de Chicago, en lui offrant avec Resurrection son premier classique, et lequel! complétant ainsi une année 94 très riche en classiques rap.

Rétrospective écrite en Octobre 2016

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