Archives du mot-clé Omar

Omar « Love in Beats » @@@@


Ce cher Omar Lye-Fook, qu’on appelle communément et simplement par son nom de scène Omar, sort pour la St Valentin son second album sur la structure Freestyle Records, baptisé Love in Beats. Pourquoi pas, l’indépendance. Quand on réalise que Omar Lye Fooks a démarré sa carrière d’artiste voilà 27 ans, qu’il a côtoyé les meilleurs comme les plus grands artistes soul, r&b et hip-hop de la planète (Stevie Wonder, Common, Angie Stone, les français de Hocus Pocus, Guru des Gangstarr, Lamont Dozier…), plus une décoration en tant que que membre du Most Excellent Order of the British Empire, son statut de légende urbaine de la scène soul britannique lui suffit, tant que sa musique reste de la mousse au chocolat.

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Guru 8.0 « Lost & Found » @@


guru8.0De tous les rappeurs et groupes qui ont construit le hip-hop dans les années 80 et début des années 90, beaucoup sont considérés comme des icônes et paradoxalement, très peu d’entre eux sont parvenus à conserver leur place dans le rap game. Pratiquement tous ont la quarantaine passée et dans l’esprit du public rap et de l’industrie musicale, il y a comme un âge fatidique à ne pas dépasser sous peine d’être poussé à la retraite anticipée.

Ils ont beau posséder une discographie sacrée, lorsque ces rappeurs légendaires re-sortent un disque ancré dans leur style old school pour rester authentique, on dit d’eux qu’ils sont passés de mode et ringards, et à l’inverse lorsqu’ils essaient d’être à la mode, ils passent aussi pour des vieux ringards. Certains parviennent à trouver un juste milieu comme les EPMD et Public Enemy, tant mieux. Le cas de Guru est plus délicat à traiter…

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Hocus Pocus « Place 54 » @@@@1/2


Le paysage rap français n’offre pas réellement un hip-hop de qualité en cette année 2007, on a connu des millésimes bien plus intéressants. 2007 n’a vraiment pas été une bonne moisson. Le tsunami Dirty South inonde les ghettos, où de rares surprises sortent la tête de l’eau (SoFresh Squad), et tous les albums en major sonnent pareil. Le troisième album de Sinik est l’exemple incarné de cette stagnation, je dirai même stigmatisation, une uniformisation qui n’ose pas sortir du sempiternel schéma piano/violon (quand elle ne suit pas la tendance sudiste). La place de numéro 1 de LIM dans le top ifop contre un flop de Passi démontre bien que les jeunes préfèrent du rap sans hip-hop, sans passion, sans intérêt quoi. La vague sudiste s’empare du rap français mais aussi les beefs à profusion importés des Etats-Unis, des mecs des cités sans talent envahissent les bacs, c’en est désespérant et c’est vendeur. Il y en a marre, marre, marre.

Abd Al Malik disait qu’on ne peut pas continuer dans ce sens lorsqu’on donne le bâton avec lequel on tape, mais les clichés s’amplifient de plus en plus, comme ces rappeurs cagoulés armés qui passent à la télé. Les ‘antiquités’ IAM et MC Solaar s’en sortent dignement mais leurs retours en force ne dévient pas ce constat qui est le mien, plutôt pessimiste. Après, il faut surveiller de près les indépendants comme les sorties Just Like Vibes ou des producteurs internationaux comme Clutch Player et DJ Cam. C’est officiel, Skyrock a gangrené le rap en France et instauré une mentalité à la con. Les arguments de vente ne feront pas penser que le rap se porte bien simplement parce qu’il génère beaucoup d’argent. Il m’arrive de penser que si j’avais découvert le rap céfran à cette époque, je trouverais cette musique nullissime. Je suis aigri, je suis redevenu fâché avec le rap français, c’est un fait que j’assume pleinement, et je m’en contrefiche de passer pour un nostalgique de notre âge d’or, ceux qui ont vécu cette époque savent comme moi que tout est à refaire. Ou presque. 

Pour oublier mon vague à l’âme, je me mets à penser que j’assiste à l’établissement en France d’une mouvance hip-hop soulful et jazzy qui commence doucement à montrer quelques étincelles de lumière dans cette soupe matérialiste et commerciale (on pourrait croire que Diam’s a récupéré le public de Leslie et Lorie). Je pense à des petits artistes, des emcees comme Kwame et Réel Carter par exemple, le très classe concluant Lipopette Bar d’Oxmo Puccino, la reconnaissance du Slam avec Grand Corps Malade, Abd Al Malik et Rocé. On catalogue ça comme étant du rap intello, je répondrai à ces faux amateurs de hip-hop que le rap doit rester une musique intelligente qui nécessite plus de 30 de QI, pas de tourner en rond dans les playlists des radios et que ce n’est pas l’argent qui fait vivre un rap pauvret. Bref, j’en arrive au sujet après ce billet d’humeur avec Place 54, ce troisième opus des Hocus Pocus, avec cette fois un support de poids, la prestigieuse insigne Motown France (certes souillée par les palabres de Vitaa). La formation hip-hop/jazz nantaise orchestrée par le surdoué 20Syl a pour mission de nous offrir de la magie. Tour d’horizon de cette œuvre scintillante, riche en soul music. 

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Omar « Sing (if you want it) » @@@@


Sagittarius est fier de décerner ce

Certificat de qualité R&B/Soul

à l’artiste Omar, pour son 5e album ‘Sing (If you want it)’ sorti le 29 Mars 2006 chez Ether/Discograph. 

Par la présente, le rédacteur/ chroniqueur reconnaît et assume l’authenticité de cet album, impliquant ultérieurement un statut au rang de classique du genre cité sus-ditement.

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Common « Electric Circus » @@@@


Electric Circus est un album à part dans la discographie 4 étoiles de Common. Correction, un des albums à part, parce qu’il en a deux-trois comme ça qui sortent des sentiers battus. Ce successeur du chef d’oeuvre et best-seller Like Water For Chocolate (qui s’est écoulé à plus de 700 000 exemplaires) a quasiment marqué la fin de l’aventure Soulquarian sur une note relativement étrange et expérimentale, à l’image de Phrenology des Roots sorti quelques jours avant cette fin d’année 2002. Cette sortie coïncidait avec  la signification d’Erykah Badu de mettre un terme à leur relation tantrique. Electric Circus sera aussi le dernier album de Common chez la maison de disque Geffen/MCA.

Rétrospective écrite en Novembre 2016

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