Archives du mot-clé Teyana Taylor

Meek Mill « Wins & Losses » @@@


Il aura fallu que le rappeur le plus doux de la planète, Drake pour ne pas le nommer, balance le petit diss « Back To Back » pour que Meek Mill, destinataire de cette pichenette, montre enfin de quel bois il se chauffe vraiment. Blessé dans son égo comme un gamin qui vient se faire crever le pneu de son vélo, il a remonté son slip en mode « on touche pas à ma nana », parce qu’évidemment sa meuf de l’époque Nicki Minaj est au centre de l’histoire, il décide de renvoyer Drake dans les jupes de sa mère avec sa mixtape DC4.

La conclusion de cette affaire est que Nicki lui a dit bye bye et tant qu’à faire, Meek est allé envoyer son entourage soulever l’ex de son ex (Safaree). Ces événements derrière lui, c’est le moment de vérité avec Wins & Losses.

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Teyana Taylor « VII » [deluxe edition] @@@@


Vous ne connaissez pas Teyana Taylor? Googlez-là et vous verrez que cette jeune chanteuse harlémite n’est pas née de la dernière pluie. Elle n’a qu’à peine 16-17 ans quand elle signe chez Star Trak et débute avec le single « Google Me » au début de l’année 2008, qui n’était pas aussi viral qu’attendu. N’étant donc pas dans les priorités de chez Interscope, Teyana passe au petit et au grand écran (Stomp The Yard 1 et 2) et sort en parallèle de sa carrière d’actrice une mixtape en 2009 From a Planet Called Harlem, histoire de rappeler à sa major que -allooooo- elle est aussi chanteuse de r&b.

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Vince Staples « Hell Can Wait » [EP] @@@@


Vince Staples est un rappeur que tout le monde s’arrache. Anciennement affilié au collectif Odd Future, le talent de ce jeune californien affiché sur mixtape a tapé dans l’oreille de Talib Kweli, le producteur No I.D. et les dirigeants de Def Jam. Du coup, il est signé à la fois sur Blacksmith, ARTium Recordings et le label trentenaire, tant qu’à faire.

Cette fois c’est le début des choses sérieuses pour Vince. Laissant de côté les cassettes digitales et les featurings à droite à gauche pour Earl Sweatshirt (sur Doris) ou Common (le single « Kingdom« ), il franchit une étape intermédiaire, entre une mixtape et un premier album, avec cet EP Hell Can Wait soutenu physiquement par Def Jam Recordings.

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G.O.O.D. Music « Cruel Summer » @@½


Tout le monde le sait, du moins tout le monde le saura maintenant, G.O.O.D. Music (G.O.O.D. pour ‘Gettin’ Out Our Dreams’) est le label de la diva superstar du rap Kanye West a/k/a Louis Vuitton Don, le mec qui invente toutes les semaines une nouvelle façon de se fringuer (avec un budget de 1000 euros minimum). Il fut fondé la même année que la sortie de son premier album The College Dropout, soit l’an de grâce 2004, et a permis l’émergence d’artistes comme Consequence, John Legend, Kid CuDi et Big Sean. Kanye y a également signé Common, le MC le plus emblématique de Chicago qui a longtemps collaboré avec son mentor No I.D., Mos Def et Pusha T, la moitié des Clipse.

Les années et les albums passent, l’idée d’une compilation fait son chemin, d’abord par des spéculations, des rumeurs, puis des informations au compte-goutte plus ou moins officielles, via la presse ou les artistes eux-mêmes participants à ce projet. Surprise lors du Festival de Cannes 2012, Kanye présente son court-métrage Cruel Summer, et dont il n’y a eu que de faibles échos. Ce film jamais diffusé auprès des petites gens que nous sommes est le point de départ du buzz autour de cette fameuse compilation, qui aura connu de nombreux reports et dont le mystère fut bien gardé jusqu’au bout. Ses singles promotionnels (« Mercy« , « New God Flow« , « Don’t Like remix« …) ont attisé notre curiosité, quelques infos comme l’implication du producteur prodige Hit-Boy et le fait que Kanye a finalisé l’album à Hawaï. Quel mystère insoutenable dites donc! Tout comme l’écoute et la large déception qui m’attendaient…

La déesse aux gros lolos qui orne la pochette a l’air de me dire que je vais me faire baiser. D’un certain point de vue, c’est le cas. Chronique cruelle de ce début d’Automne pourrait-on ainsi dire.

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Kanye West « My Beautiful Dark Twisted Fantasy » @@@@½


« Et l’album Hip-Hop de l’année 2010 est décerné à Big Boi avec… » Stop, attendez une minute, je me permets d’intervenir brusquement. Je suis très content pour lui, mais Kanye West a réalisé l’un des meilleurs albums de rap de tous les temps. Je dois admettre, malgré ma réticence à vouloir suivre l’unanimité, que My Beautiful Dark Twisted Fantasy est LA sortie rap majeure de cette fin de décennie.

Ce cinquième album du natif de Chicago a été réceptionné par des critiques très élogieuses, dont un XXL de la part du mag US de référence, et des chiffres de ventes impressionnants. Impensable quand on s’aperçoit que les trois-quarts du tracklisting définitif sont des morceaux qu’il a offert gratuitement par Internet (sous-entendus non inédits) chaque vendredi via la vaste opération des GOOD Friday. J’imagine la suite, le même cérémonial que pour ses quatre premiers albums : Grammy Awards, MTV Awards, BET Awards, etc… sous les applaudissements révérencieux.

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