Archives du mot-clé R Kelly

Snoop Dogg « Malice N Wonderland » @@½


Adieu le Snoop Dogg gangsta, bonjour le Snoop Dogg de marié trois enfants. Le chien errant des rues de Long Beach a drôlement été dressé depuis qu’il vit paisiblement en banlieue huppée. Depuis qu’il a quitté sa maison Geffen, il se promène sans laisse et ne commet plus aucun écart de conduite. Gentil toutou !

Dans sa niche de DoggyStyle Records, le boss Bigg Snoop est une bonne fois pour toute son propre maître. Paid Tha Cost To Be Da Boss a marqué une étape de son indépendance en tant qu’artiste, Malice N Wonderland est son premier album édité en indépendant en ne comptant plus que sur sa hype et sa popularité (vu que sa streetcred est au ras des pâquerettes) pour attirer de nouveaux fans, les anciens ayant lâché l’affaire après Last Meal.

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R Kelly « Untitled » @@@½


Hahaha, ce cher Robert Kelly… Il me fait rire. Bizarrement, depuis son histoire de pédophilie et la révélation de son syndrôme Lolita, on ne le voit plus du tout du même oeil… Avec une tonne de chefs d’inculpations sur le dos, il n’en est pas ressorti indemne de ses procès mais blanchi… par des taches de sperme krkrkrkr.

Sérieux Robert, tu es pathétique, tu as franchi la ligne jaune de ton jet d’urine ! Débarquer dans ce contexte sur des tapis rouges avec un masque de Zorro façon soirée orgiaque ou des cheveux blond platine dans un vidéoclip, krkrkrkr… et cette interview où tu t’es couvert de ridicule avec cette question culte « what you mean by a teenage girl? ». Krkrkr… c’est trop drôle.

Ce monument du r&b depuis 20 ans n’a plus que son immense talent et sa renommée pour sauver sa carrière en péril. C’est qu’il parvient tout de même à arrondir ses fins de mois en étant employé en freelance pour des refrains bling-bling et champagne par tel ou tel rappeur krkrkrkrkr. Il a du bol le Rob’. En dehors de ses apparitions, il s’est fait extrêmement discret depuis l’annulation de Twelve Play : Fourth Quarter [lire l’article]. A tel point qu’il n’a eu aucune promo et que son nouvel album n’a même pas de titre krkrkr… Je vais quand même essayer d’être pro dans ma critique mais je ne vous promets rien. Cette chronique vous est présentée par les produits Abena-Frantex krkrkrkr…

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50 Cent « Before I Self-Destruct » @@@


Alors alors – écris-je en me frottant les mains – j’ai quelque chose de très délicat à confier à mes lecteurs. Beaucoup de gens l’ont peut-être déjà remarqué quand je sévissais sur Rap2K, ces gens-là me reprochant un manque d’objectivité que je niais en réponse, et seules quelques connaissances sont au courant de ce mal qui m’habite depuis sept ans. J’en connais qui vont avoir un air moqueur en l’apprenant, d’autres qui hausseront les épaules mais il faut que ça sorte : je suis officiellement un ‘hater’ de 50 Cent.
Attendez deux secondes avant de me pendre sur la place publique, j’ai dit que je n’aimais pas la personne de 50 Cent mais nulle part que je déteste sa musique. Quand vous regarderez ma page ‘discrographie’, vous observerez que j’ai en ma possession l’édition limitée de The Massacre et Curtis. Et je pense mettre la main sur GRODT bientôt. Cette critique de Before I Self-destruct, qui comme celles de ses précédents albums fera débat, est l’occasion (rêvée ?) de poursuivre avec un malin plaisir mon analyse de la descente vertigineuse et prédite de 50 et son empire dans un premier temps, puis dans un second temps une chronique la plus objective possible de ce quatrième album.

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Whitney Houston « I Look To You » @@@@


Sortez les appareils photos, déroulez le tapis rouge, ceci est un événement de taille, une immense vedette est sur le point d’arriver : voici le come-back de la diva du r&b, Whitney Houston ! Fini les flashs des paparazzis, les violences conjugales ponctuées de visites au tribunal, l’enfer de la drogue et de l’alcool, Whitney a enfin tourné la page pour de bon depuis son divorce d’avec ce bourreau de Bobby Brown. Elle est de retour ! Alors s’il vous plaît mesdames Carey-Cannon et Knowles-Carter, faites place à cette grande dame de la musique.

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Twista « Category F5 » @@@


Le 14 Juillet 2009, c’était jour de Fête Nationale en France. Aux Etats-Unis, une tornade de catégorie 5 (intensité et dommages maximum) menaçait la Cité du Vent : le 5e album de Twista.

Comme on le sait tous, les prédictions météo ne sont pas une science exacte et il fallait vérifier par nous-mêmes, à nos risques et périls, la puissance destructrice de ce phénomène récurrent qui en 15 ans n’a cessé de souffler périodiquement des tourbillons de vent dans le rap game, mais dont la force diminuait au fil des ans depuis son passage dans le mainstream.

Plusieurs éléments ont fait que les spécialistes ont rehaussé le niveau d’alerte pour en arriver à la Category F5. Premièrement, le repêchage de Twista chez la major EMI après un bref passage chez Koch Records avec les Speedknot Mobstaz et son Get Money Gang. Deuxièmement, un retour aux sources avec la contribution des producteurs locaux Toxic et The Legendary Traxster. Quel est le bilan des dégâts à J+7 ?

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Nelly « Brass Knuckles » @@


Plus de 20 millions d’albums vendus rien qu’aux Etats-Unis, voilà ce qui fait le palmarès de Nelly. Même KRS-One le vantait d’être la raison pour laquelle le hip-hop vendait tant de disques dans le monde. Country Grammar était véritablement un album unique en son genre dans le paysage Midwest/Dirty South, et après ce succès phénoménal, c’est comme si Nelly a préféré devenir l’archétype du rappeur archi-commercial, au sens superficiel et commun du terme. Ceci étant, après quatre disques vendus comme petits pains (industriels), dont l’incroyable coup double Sweat/Suit (et de sa version album unique incluant « Grillz »), Nelly va devoir faire face à un défi de taille s’il veut perdurer dans le rap game : reconquérir l’intérêt de ses millions d’acheteurs potentiels. Les scores de vente de Brass Knuckles (Motown/Universal), son nouvel album, rendront compte de la popularité actuelle de Nelly.

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R Kelly « Twelve Play : 4th Quarter » (bootleg) @@@


Pour l’instant, appelons cela ‘un tas de chansons que vous n’avez jamais entendu auparavant’, pas le prochain album de R Kelly, 12 Play : 4th Quarter. 

Plus d’une douzaine de titre inédits de R Kelly ont été diffusés sur le net ces derniers jours, où R annonce la sortie de son prochain disque sur quelques unes d’entre elles, laissant l’auditeur croire qu’elles seront incluses dans l’opus. Les comptines sont plus dans une veine r&b, avec plus de parties chantées et moins de hip-hop que sur son dernier album, Double Up.

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Rick Ross « Trilla » @@@1/2


Souvenez-vous il y a environ deux-trois ans, Houston avait engrangé un buzz phénoménal. Devenue un temps la capitale du Dirty South, de nouvelles têtes originaires de cette ville ont profité de cette surexposition pour éclater au grand jour en surfant sur la mode du ‘screwed and chopped’ (Slim Thug, Mike Jones, Paul Wall, Chamillionnaire,…).

Puis les projecteurs se sont braqués vers la Floride, sur la ville cosmopolite de Miami, avec des artistes établis tels que Pitbull, Trick Daddy, Trina, l’assourdissant DJ Khaled… Miami est le carrefour caribéen idéal entre les Etats-Unis, Cuba, Porto Rico et les pays d’Amérique latine, une destination de rêve pour tout vacancier en quête d’exotisme, immigrés clandestins hispaniques et trafiquants de drogue.

Dans ce vivier de gros poissons en tout genre, communément surnommée Vice City, Rick Ross a propagé sa réputation depuis son Port of Miami en 2006, grâce à ses classiques « Hustlin’ » et « Push It ». Pour asseoir sa notoriété plus que quiconque, le rappeur fait part de son nouvel arrivage, Trilla, en référence au célébrissime Thriller de Michael Jackson.

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Twista « Adrenaline Rush 2007 » @@@


La Cité du Vent a tout balayé en 2004 avec la tornade qu’a provoquée Kamikaze de Twista, mais un an et demi après ce cataclysme rapologique, The Day After… ne souffla qu’une brise légère. Un pet de travers, une perte de vitesse, peu de rotations (en radio), une direction artistique surfant sur un courant Atlantic trop mainstream… bref, un cyclone de catégorie 1 qui a à peine frôlé les côtes. Le phénomène s’est totalement dissipé.

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Beanie Sigel « The Solution » @@@


Beanie Sigel

 La sortie de prison de Beanie Sigel au début 2005, en plus de la médiatisation du divorce entre Jay-Z (devenu président de Def Jam) et Damon Dash (qui l’a gardé sous son aile en créant immédiatement son éphémère label Dame Dash Music Group), avait favorisé le buzz pour son 3e album, The B.Coming, qui s’est soldé à l’époque par des chiffres effarants : plus 200 000 copies au compteur dès la première semaine de sa commercialisation. Mais le vent a très vite tourné pour B.Mack – comme il aime se surnommer – puisqu’il s’est retrouvé du jour au lendemain sans maison de disque après la faillite subite de DDMG (et celle de l’amour-propre de Dame Dash). C’est là que son mentor Jigga, dans un élan de charité, lui propose le jour de la fête son anniversaire (le 6 Mars 2007 pour être exact) de rejoindre l’écurie qui l’a vu, Roc A Fella Records pour y sortir son 4e LP. Prévu pour s’intituler Return of the Bad Guy, Beanie s’en est finalement tenu au traditionnel titre nominal, qui est cette fois The Solution. Beanie Sigel justifie ce titre en parlant d’un point de vue personnel comment il a vécu le déchirement du Roc fin 2004 et ce qui l’a poussé à redevenir le bras droit de Jigga (le gauche étant réservé à Memphis Bleek).

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Nas « Greatest Hits » @@@@


Maintenant que Nas a signé chez Def Jam, son ancienne maison de disque Columbia en profite pour sortir un Greatest Hits compilant l’essentiel des singles qui ont ponctué la première décennie de la carrière du prodige du Queens. On aurait pu craindre qu’il s’agisse d’un best-of lambda avec une foule de titres emblématiques et mythiques pris au hasard et mélangés aléatoirement. Loin de là, la sélection se veut pertinente, le mieux possible tout du moins, et les titres retenus, de son monument classé historique Illmatic jusqu’à son double-CD Street’s Disciple, sont placés chronologiquement dès la 3e piste jusqu’aux bonus tracks, les deux premières étant réservées à deux inédits : le très bon « Surviving The Times », où Nas fait sa propre rétrospective, et « Less Than A Hour », la collaboration avec Cee-Lo qui a servi pour les besoins de la bande originale du film Rush Hour 3

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R Kelly « Double Up » @@1/2


Soucieux de devoir rester assis sur son trône de King du R&B, R Kelly double la mise en 2007 avec Double Up. Deux fois mieux de R Kelly sur un seul disque ? Cela paraît insensé à la vue de sa prestigieuse discographie. Quoique, son avant-dernier opus en date, TP3 Reloaded, n’était franchement pas fameux. Dans l’alternative, il pourrait s’agir pourquoi pas d’un coup de bluff d’un artiste qui nourrit son égo grâce à sa renommée de classe internationale. D’où maintenant une question qui gêne : un chanteur de l’acabit de R Kelly peut-il dépérir sur le plan musical ?

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Ciara « The Evolution » @@@


La jeune et jolie Ciara poursuit son évolution artistique dans le monde du r&b de mode. Pour rester ultra-tendance et fashion, la chanteuse rendue célèbre avec « Goodies » a fait appel aux stylistes en vogue : son producteur Jazze Pha, Pharrell Williams des Neptunes, Lil Jon et Will.I.Am, le faiseur de tube du moment, pour que The Evolution transforme votre moquette (ou le carrelage) en dancefloor ou votre voiture en poste-radio ambulant. Pour le coup, il ne manquait que Akon sur la liste. Ces designers n’ont pas lésiné sur les outils technologiques pour créer un habillage faussement pseudo-futuriste, puisqu’il n’ont fait que recycler des vieux breakbeats en y ajoutant des synthés amélodiques et des rythmiques remises au goût du jour. « Make It Last Forever » et « Proceed » sont parmi les parfaites démonstrations de ce retour aux up-tempos qui ont fait les premiers pas de danse du Hip Hop. Ce qui dans le fond paraît une bonne initiative n’est que la poursuite de la mouvance actuelle ‘back to the basics’. Un comble pour un album qui arbore un tel titre. 
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Snoop Dogg « Tha Blue Carpet Treatment » @@@@


Bigg Snoop Dogg le boss a depuis peu entrepris la responsabilité de porte-parole de la côte ouest, un rôle qui lui tient à cœur depuis la Westcoast Conference de 2005, une rencontre au sommet qui avait pour but de revitaliser les troupes californiennes qui peinaient à se motiver depuis quelques années. Depuis cet événement majeur, les choses se sont améliorées puisque Kurupt et Daz ont fait la paix, The Game (parrainé par Dr Dre) est devenu double-platine avec The Documentary et Ice Cube, E-40 sont devenus disques d’or un an après. De son côté, Snoop Dogg a plaidé la cause de Tookie Williams (un des fondateurs du gang des Crips) avec « Real Soon » et « Real Talk », produit Cali Iz Active des Tha Dogg Pound et préparait le très attendu Tha Blue Carpet Treatment (DoggyStyle/Geffen/Barclay), son huitième album.

Chronique originale écrite le 16 Novembre 2006

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Ludacris « Release Therapy » @@@@


Depuis le debut de l’année 2006, bon nombre de rappeurs sudistes ont fait exploser les scores de ventes, comme Chamillionaire, Lil Wayne et T.I. qui sont tous trois disques de platines, et dans une moindre mesure Juvenile, Yung Joc et Rick Ross qui eux affichent leurs disques d’or (comme leurs dentiers). Bref le tsunami Dirty South ne finit pas de faire des dégâts considérables dans le rap game, et occulte littéralement les côtes ennemies est et ouest, dont les plans de reconquêtes n’aboutissent pas hélas malgré des très bonnes sorties. La faute peut-être aux majors et gros labels qui misent tout ce qui vient du sud pourvu que ça rentabilise, et à cet homme dont il est objet dans cette très longue chronique.

Chronique originale écrite le 20 Octobre 2006

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