Blockhead « Free Sweatpants » @@@@¼


J’avais perdu de vue Blockhead après l’incroyable Minutes After Midnight en 2012. Normal que les sorties suivantes ont eu un écho moindre, il a quitté peu après le label anglais Ninja Tune pour suivre une voie plus indépendante. La sortie de Free Sweatpants est l’occasion de voir le DJ/producteur new-yorkais en est. Avec encore un chef d’oeuvre à la clef?

Entre Minutes After Midnight et Free Sweatpants, le new-yorkais Blockhead a conçu trois albums à lui et quatre collaboratifs (dont 2 avec Mark Spekt ici présent) et malgré tout, ceux qui -comme moi- l’ont découvert avec les magnifiques Music By Cavelight et Downtown Science retrouveront son univers familier. C’est un peu comme revenir à un endroit plein de souvenirs après plusieurs années, comme une maison de famille longtemps inoccupée. Quoique, par rapport à ses précédents albums, Free Sweatpants est, comme le suggère l’artwork, plus politique. Mais une chose est sûre, Blockhead a bien conservé sa capacité inaltérable à nous transporter et laisser notre esprit s’évader avec ses collages musicaux, grâce à un édifiant travail sur les textures sonores et les patterns de boucles (il y a juste à écouter le splendide « Weeping Willow » pour s’en convaincre) qui lui semble tout à fait naturel chez lui. C’est ce côté désuet et magique qui donnent des visions d’espaces et de mélancolie, avec parfois des incursions soul/jazz, comme pour ce court passage ce Vic Spencer dans cette atmosphere seventies (« Favorite Chair« ).

Très simplement, c’est le genre d’album beau et riche pendant lequel il se passe tellement de choses que les mots manquent pour tenter de résumer les réactions de notre système auditif, c’est à nous rendre synesthète. Même rien que certains font réfléchir, comme « Tinder in the Time of Cholera » et le final sublime « Make America Gape Again« . Cool de voir son vieux pote de fac Aesop Rock sur « Kiss The Cook », mais aussi Open Mike Eagle (« Slippery Slope« ) et Homeboy Sandman (« Deeperstill« ).

S’il est encore un peu trop tôt pour qualifier cet opus de chef d’oeuvre, certaines compositions le sont indéniablement. Blockhead continue son bonhomme de chemin à parfaire son art en tant que véritable maestro d’abstract hip-hop.

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