Nicolay & The Hot At Nights « Glaciers » @@@@


La Hollande, le centre-ville de Tokyo, Johannesburg,… Le producteur Nicolay aime nous faire voyager de manière immobile, parce que c’est magique (notez la référence à Hocus Pocus). Pour les amateurs de musique ambient, c’est le pied de traverser des paysages que l’on imagine grâce à ses compositions instrumentales. L’expérience de Shibuya en 2009 a laissé un très grand souvenir tellement on s’y croyait. Pour son nouvel ouvrage en compagnie de The Hot At Nights, il joue avec la météo sur Glaciers.

Il n’est pas trop tard pour découvrir la musique de la moitié des Foreign Exchange, duo que Nicolay forme avec Phonte depuis 2004 avec le projet très acclamé par la critique, Connected. Pour la petite histoire, que certains connaissent très bien, les deux hommes se sont connectés via le forum du site Okayplayer au début des années 2000 et ont créé leur premier album ensemble en échangeant sur le Net. Puis Nicolay a fini par déménager en Caroline du Nord à côté de chez son pote Tigallo. Foreign Exchange est devenu un vrai groupe qui compte aujourd’hui cinq opus et au sein duquel de nouveaux membres se sont intégrés au fil du temps (Zo! notamment). FE est aussi, et surtout, un label, sur lequel Phonte a sorti ses deux albums solos. C’est une affaire qui marche et leur bromance est toujours au beau fixe en 2018.

Bref, que vous découvrez Nicolay avec Glaciers, par hasard ou en lisant cette chronique, ou que vous le connaissez déjà, ça n’a franchement pas d’importance car à chaque nouveau projet il nous émerveille, c’est une autre exploration. Ces neuf compositions instrumentales conservent une base fusion électro et jazz qui possèdent une douceur parfois champêtre, naïve, jamais triste ou sombre. C’est le style ambient feel-good auquel on identifie Nicolay du premier coup d’oreille, un style qui fait la jonction entre Europe et l’Amérique du Nord. Toujours très inspiré, la collaboration de notre expat’ Hollandais avec The Hot At Nights rend ses créations plus vivifiantes, atmosphériques et organiques, comme respirer du bon air face à ces différents panoramas sonores. Plutôt habitués aux machines, entendre sur ses prods des solos de guitare électrique (comme sur « Pioneer 11« ) et de saxophones, ça surprend! C’est extrêmement agréable, et mieux, zen, même lorsqu’ils apportent une pointe de funk sur « Saturn« , une once de pop sur « Victory of the People« .

Par endroit, Glaciers rappelle le très méconnu N.E.W.S, un album instrumental de Prince paru après Rainbow ChildrenN.E.W.S était composé de 4 pistes, d’une douzaine de minutes chacune, à l’ambiance jazz qui variait selon les points cardinaux (« north », « east », « west », « south ») et décrivant de manière très musicale le rythme d’une journée du lever au petit matin jusqu’à la nuit. C’est le seul point de comparaison que j’ai pu trouver avec ce nouvel album de Nicolay et les Hot At Nights. Et comme d’habitude, c’est que du bonheur. On espère qu’un volume 4 de sa série City Lights verra le jour prochainement.

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