Ariana Grande « sweetener » @@@@


Avant sweetener, je ne connaissais absolument rien de la discographie d’Ariana Grande, je m’en fichais comme de ma première couche culotte. À mes yeux, elle incarnait le cliché de la popstar américaine bien sous tout rapport, et qui aimait bien les rappeurs. C’est par hasard sur Dark Sky Paradise de Big Sean, qu’elle fréquenta un temps, que je l’ai découverte en featuring, sur « Research« . Je fus très agréablement surpris, wow.

Puis une seconde fois surpris par la beauté de sa voix sur « My Favorite Part » de Mac Miller, avec qui elle a eu une sérieuse relation amoureuse et dont elle s’est séparée récemment. Mac Miller qui nous a subitement quitté le 7 Septembre dernier à l’âge de 26 ans seulement alors qu’il venait de sortir son plus bel album sur lequel évoquait son mal-être… C’est dur. Mais Ariana a connu dans sa jeune carrière une autre tragédie, une attaque terroriste à la sortie de son concert à Manchester en mai 2017, le genre d’événement ignoble dont on ne sort jamais indemne.

Petit à petit, elle me paraissait de moins en moins près cette image d’idole des jeunes, musicalement parlant aussi. Sa façon de poser sa voix sur « Heartstroke » de Calvin Harris aux côtés de Young Thug et Pharrell Williams a ce quelque chose qui rend la vie un peu plus belle. En plus d’une très belle voix garantie ‘100% bio’, elle semble posséder aussi ce truc qu’ont les grandes vedettes, cette aura, une belle âme. C’est alors qu’elle sort à la mi-aout sweetener, qui met pas mal de monde en ébullition sur les réseaux sociaux. Curieux phénomène cet intérêt soudain. C’est là que je me dis qu’il se passe quelque chose pour que ma TL majoritairement axée rap/r&b se surprenne à apprécier ce disque.

Ni une ni deux, go sur Spotify, je lance l’écoute et seconde piste « Blazed« , voilà la réponse à cet engouement général : Pharrell Williams. C’est servi sur un plateau, comme le package couplet/refrain/prod. Une chose est sûre, l’alchimie entre lui et Ariana fonctionne à merveille, comme ce fut le cas il y a plus de quinze avec un certain Justified de Justin Timberlake et Kelis avec Kaleidoscope. On retrouve dans les instrumentaux de Pharrell cette candeur qui sied parfaitement à notre chanteuse (« R.E.M.« , « Successful« ), avec ces bridges, ces arrangements… La recette n’a pas tant évoluée depuis l’explosion des Neptunes au début des années 2000 quand on regarde en arrière, simplement ça marche toujours. Même les nappes de synthé avant-gardistes de « Borderline » avec Missy Elliott, c’est du Pharrell tout craché. Il y a seulement la rythmique qui n’est plus pareille, d’ailleurs sur « The Light Is Coming » (avec Nicki Minaj en mode Chun-Li) suit le délire minimaliste dans cette veine électro-ska ultra-fun de NO_ONE_EVER_REALLY_DIES (le peu apprécié dernier album des N*E*R*D mais que je trouve carrément génial). Quelque part, Pharrell a enfin trouvé sa voix pop féminine après le rendez-vous manqué avec la chanteuse maison Star Trak Vanessa Marquez au milieu des années 2000. Ne vous attendez surtout pas à de dévergondage en règle comme pour Britney avec « Boys » et « Slave 4 U« , Ariana Grande est tout l’inverse. Pas pieuse, loin de là, elle sait être fatale sans tomber dans le trash, c’est qu’à l’écouter, elle paraît si sage et douce, parfois naïve. Puis faut entendre comment elle nous subjugue avec sa voix sur « Sweetener« …

Bon il n’y a pas que Pharrell dans la vie, puisque -comme pour Justified- la production est partagée avec d’autres protagonistes. Peu de Max Martin, le producteur principal de Dangerous Woman, pas du tout de Babyface qui avait signé une partie de son premier album Yours Truly. Ariana Grande est allée voir Ilya, un compositeur suédois, le californien Hit-Boy (pour « Better Off« ) et Tommy Brown. Outre le single radio « No Tears Left To Cry » qui passe sur NRJ entre deux chansons de Maitre Gims, on est étonné par des chansons comme « God is a woman » et « Goodnite n go« , très réussies et la maitrise vocale d’Ariana fait encore une fois la magie. S’il restait un tout petit bout d’image de starlette de la pop US dans un coin de la tête, il vient de cramer illico.

Enfin, difficile de se prononcer sur « Get Well Soon » avec tout ce qu’a traversé Ariana Grande ces derniers mois… Depuis sa participation aux funérailles d’Aretha Franklin et le décès soudain de Mac Miller, cette chanson semble plus touchante qu’elle ne l’était au départ, le genre de chanson qui aide à se relever et garder de l’espoir. Vraiment, Ariana Grande navigue dans une autre dimension et je commence à peine à le découvrir. Renversante.

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