Archives du mot-clé Teddy Riley

Mary J Blige « Strength of a Woman » @@@@


Aux dernières nouvelles, Mary J Blige a envoyé chier son mari (qui la trompait) en Juillet dernier après treize ans de mariage. Pas un nombre porte-bonheur pour elle, et -coincidence- Strength of a Woman est son 13e album. Mais on a de la chance, l’album est bien « bien ». Hip-Hop et Soul ne sont pas prêt de divorcer tant que la Reine sera là. Gloire à Mary Jane!

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Michael Jackson « Michael »


Bambi ressuscité par des docteurs Frankeinstein du marketing, que c’est sinistre. Michael est le premier album posthume d’une série qui devrait s’échelonner sur les six prochaines années à venir. L’ai-je acheté ? Non. Me le suis fais-je offrir à Noël? Encore moins… Akon et 50 Cent en featuring, est-ce sérieux ? Malgré mes scrupules, j’ai écouté mon coeur de fan endeuillé, et Michael, en streaming. Je n’aurai pas dû… car je savais d’avance que j’allais être terriblement déçu.

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Robin Thicke « Sex Therapy : the session » @@@@


Il est beau-gosse, il a trop la classe, il chante très bien et aucun mec n’en est jaloux tellement c’est un gentleman sympa. Et désolé pour vous mesdames, son couple fonctionne à merveille puisque lui et sa femme, la mannequin Paula Patton, attendent leur premier enfant pour 2010.

Aujourd’hui arrivé à son quatrième album, le crooner du label Star Trak profite de son statut de valeur sûre de la soul/r&b pour diversifier son catalogue. Portant cette référence à Marvin Gaye, Sex Therapy se veut plus flashy et moins vintage, plus osé et moins romancé, plus dancefloor que down-tempo, avec plus de collabos que de solo. Avec ces atours, Robin Thicke se veut plus divertissant et magnétique, tout en gardant son style et son charme.

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EPMD « We Mean Business » @@@@


Plusieurs mois précédant la ‘reformation’ (néologisme créé pour des circonstances exceptionnelles) inespérée des NTM, un autre duo de légende, américain cette fois, s’était ‘reformé’ pour notre plus grand bonheur à tous. Eux aussi les croyait-on irréconciliables, eux aussi ont commencé par une tournée (mondiale vu leur envergure) à partir d’Octobre 2006, mais contrairement à nos pionniers du hip-hop français, ce groupe de rap a poursuivi jusqu’au bout leur logique de come-back en livrant leur premier album depuis Out of Business en 1999, We Mean Business. Vous l’avez probablement déjà déviné, je parle bien entendu des EPMD, Erick Sermon et Parrish Smith, de retour dans le rap bizness. Je dois dire qu’il faudrait être complètement désintéressé pour passer à côté d’une sortie aussi événementielle. Car dans la tête de certains, des rappeurs qui ont 20 ans de carrière dans les baskets n’ont plus rien à faire là, parce qu’ils sont old school, mis sur la touche par les majors, ils doivent être considérés comme des retraités passés de mode… Qu’est-ce que ça peut foutre tant que leur musique nous fasse péter les baffles et bouger la tête sur des beats qui claquent ?

Drôle d’époque… De bon vieux groupes de rock à la longévité importante comme les AC/DC, U2, Rolling Stones,… arrivent à vendre des millions de disques encore de nos jours alors que dans le rap, les artistes doivent avoir une date limite pour leur carrière comme dans le sport de haut niveau ? C’est débile comme mentalité. J’en arrête là avec mon coup de gueule, parlons de ce gros disque qui pète grave.

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John Legend « Evolver » @@@@1/2


Je voulais m’inspirer du vidéoclip de « Green Light » pour lancer ma chronique d’Evolver, car elle illustrait parfaitement le coup de volant spontané de John Legend vers un nouveau cap artistique, vers plus de divertissement dans ses chansons comme il l’a lui-même cité, vers quelque chose de plus contemporain sans trop savoir où ça allait le mener. On l’attendait alors au tournant, le voilà qu’il reprend les devants avec une longueur d’avance, là où on ne l’attendait pas forcément.

John Legend est assis devant son piano, en train de jouer et chanter « Ordinary People » pour ses convives venus à sa soirée. Ils investissaient le spacieux salon de sa villa, siégeaient devant le bar ou sur la terrasse qui donnait sur le jardin. Il était là au milieu de tout ce beau monde, pour agrémenter l’ambiance, avec classe, en faisant partager son talent d’artiste, que ça plaise à ses invités qui eux manifestement, étaient absorbés dans leurs discussions futiles. Le blabla incessant des groupuscules de personnes dans la pièce commençait à l’agacer un peu plus chaque seconde, ça le gênait dans sa concentration. Se sentant comme ignoré par son propre entourage, John se mit à penser qu’il n’avait l’air que d’un vulgaire artiste de piano-bar juste là pour apporter une musique de fond, chez lui, à son propre domicile. Un comble de subir l’indifférence de ses amis, qui profitent de son hospitalité. Au fur et à mesure que le volume des bavardages augmente, le pianiste ne s’entend même plus chanter.

Puis il finit par craquer, arrête net sa partition et se lève brusquement de sa chaise. La coupe est pleine. Tous les gens se retournent vers le beau gosse métis, les visages surpris et embarrassés. Va-t-il les expulser hors de sa villa sous un élan de colère ? A la surprise générale, il commence à chanter le refrain de son nouveau single : « Give me the green light, just give me one night, I’m ready to right now, I’m ready to go right now »

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Snoop Dogg « Ego Trippin' » @@@1/2


Il était temps que les amateurs de rap Westcoast acceptent une fois pour toute que Snoop Dogg ne concevra jamais un Doggystyle bis (ni une suite à son dernier classique certifié Tha Last Meal), la mode du G Funk appartient au siècle dernier même si des irréductibles la font perdurer localement. Mais Snoop n’a pas attendu l’avis des conservateurs pour poursuivre son évolution artistique. Après avoir joué les boss, il a vétu son costume de pimp en 2004 et scandalisé son fidèle public avec R&G The Masterpiece, à moitié produit par The Neptunes.

Pour Ego Trippin’, le rappeur de Long Beach tenait absolument – au départ – à réaliser un album sans aucun invité, très personnel, produit uniquement par The Neptunes (encore eux) et sur lequel il pourrait faire trembler sa luette comme il le sentait. Une démarche audacieuse, pour ne pas dire inquiétante, carrément à l’opposé de son Blue Carpet Treatment, un produit gangsta rap featuring la côte ouest au complet (Ice Cube, Dogg Pound, Nate Dogg, Soopafly, E-40, MC Eiht, etc…), plus des grands noms rap/r&b en tout genre (avec entre autre R Kelly, Akon, Jamie Foxx, D’Angelo, Stevie Wonder, Damian Marley et Raul Midon) et produit par les grands noms de la production (son mentor Dr Dre, Timbaland, Pharrell, Rick Rock et j’en passe).

À l’arrivée, le résultat n’a rien à voir avec ce qui était convenu initialement : quatre artistes (minimum) se sont greffés à ce projet supervisé par QDT Muzik… QDT ? kézako ? L’acronyme de Quik/Dogg/Teddy, plus précisément le trio inédit formé de Snoop donc, l’illustre producteur Westcoast DJ Quik (au mix et mastering de cet opus) et un Teddy Riley sur le retour, la légende urbaine qui a inventé le New Jack à la fin des années 80 et produit le Dangerous de Michael Jackson.

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LL Cool J « The DEFinition » @@@½


Les Neptunes avaient permis à LL Cool J de recouvrer une seconde jeunesse sur 10, qui devait être soit-disant le dernier album de LL chez Def Jam. Mais le sort en a voulu autrement. Cela faisait vingt ans pratiquement que James T. Smith est resté fidèle au label historique. Vingt putain d’années ! Record de longévité pour un mariage artiste rap+label. Un chèque plus tard, il appose une nouvelle signature pour deux nouveaux disques (merci Kevin Lyle), avec ce onzième album à la clé : The DEFinition. Autant profiter de sa cure de jouvence pour faire appel à un autre super-producteur de pointe : Timbaland (Aaliyah, Missy Elliott, Jay-Z,…). C’était aussi l’album de deux promesses de la part d’oncle L. La première: arrêter de faire des ballades mielleuses. L’autre pour Timbo, qui s’était juré de produire intégralement des albums. Ce fut plus ou moins ça.

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Nate Dogg « G Funk Classics vol.1 & 2 » @@@@©


Avant même d’avoir sorti un album, Nate Dogg était devenu une véritable légende vivante de la Côte Ouest, une valeur sûre dans le rap game, LE crooner hardcore par excellence dont il fallait payer le prix pour un refrain ou un petit couplet teinté de sa voix d’or, un ténor qui a longuement participé à l’essor du G Funk et du gangsta-rap d’une manière générale. Nate était destiné à marquer l’histoire de la musique et sans doute qu’il le ferait encore aujourd’hui si des problèmes cardiaques n’avaient pas eu raison de lui, c’est dire s’il manque.

Chronique rééditée en Septembre 2016

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Jay-Z « In My Lifetime, Vol. 1 » @@@½


Après avoir contracté un deal avec Def Jam Recordings pour son label Roc A Fella Records, Jay-Z voit les choses en grand en développant nouveau concept dans le rap : faire une trilogie et In My Lifetime en est le premier volet de cette trilogie ‘Life’ . Le virage de ce second album n’est guère évident, Jigga est en plein succès consécutivement à un Reasonable Doubt qui allait bientôt gagner le titre de classique. Entre-temps, il aura perdu un être cher, l’immense Notorious BIG. Par défaut, Jay devient la grosse star de Brooklyn et pourra s’apprêter à reprendre le titre de King Of New York, mais pas immédiatement. In My Lifetime est un second album mal aimé et par ricochet, mésestimé. En effet, même si ce volume a atteint la consécration de platine, Jay-Z s’est lancé dans un style plus facile, plus accessible, limite crossover…

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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