Robin Thicke « Sex Therapy : the session » @@@@


Il est beau-gosse, il a trop la classe, il chante très bien et aucun mec n’en est jaloux tellement c’est un gentleman sympa. Et désolé pour vous mesdames, son couple fonctionne à merveille puisque lui et sa femme, la mannequin Paula Patton, attendent leur premier enfant pour 2010.

Aujourd’hui arrivé à son quatrième album, le crooner du label Star Trak profite de son statut de valeur sûre de la soul/r&b pour diversifier son catalogue. Portant cette référence à Marvin Gaye, Sex Therapy se veut plus flashy et moins vintage, plus osé et moins romancé, plus dancefloor que down-tempo, avec plus de collabos que de solo. Avec ces atours, Robin Thicke se veut plus divertissant et magnétique, tout en gardant son style et son charme.

Ce changement de cap se déroule en douceur, par une première accroche aux allures de neosoul chic, « Mrs Sexy », qui ne sert qu’à entremettre deux amoureux avant le titre éponyme. « Sex Therapy » est typiquement la chanson pour faire l’amour où les images de corps entrelacés traversent l’esprit. Il nous convainc une fois de plus que les chanteurs de r&b ne sont pas tous des dragueurs invétérés dont le corps chemise ouverte et les qualités vocales suffisent à mettre une demoiselle dans le lit (ou un canapé, sur une machine à laver ou un autre endroit fantaisiste). Il ne porte pas de costumes déconstractés pour paraître cool et classe, faire adulte, pas la peine, il l’est déjà naturellement. Ce n’est pas non plus le genre à écrire des textes à l’eau de rose comme une lettre d’amour de post-adolescent faussement lubrique qui ne capte rien à la vie. Il démontre également qu’on peut chanter dans les aigüs sans passer pour un castrat (comme The-Dream) et qu’il sait exécuter un slow sans paraître ridicule, exemple avec « 2 Luv Birds » qui unira des couples dans des pas de danses cajoleurs.

Ce qui caractérise monsieur Thicke est avant tout son originalité, sa manière d’aborder les femmes et sa recherche de nouveautés. Il possède ce côté James Bond (que l’on retrouve sur la pochette je trouve) qui le rend irrésistible, un modèle masculin prêt à prendre des risques et aller jusqu’au bout des choses. Ceci se traduit dans sa musique par certaines prises de risque tout à fait jouissive sans que cela paraisse conceptuel, dans le sens où ses idées prennent forme dans le moindre détail et sont réussies du premier coup. Sur le fripon « Meiplé » (pour « me I play »), Robin et son producteur attitré Pro-Jay ont eu l’idée géniale de sampler Brigitte Bardot et d’inviter Jay-Z pour cette aventure de deux américains à Paris. Oui oui, on entend bien la voix de BB dire « phoque ». C’est comme pour « Everything I Can’t Have » sur The Evolution of Robin Thicke sauf que cette fois ils ont pioché dans le patrimoine français bien glamour. Merci Robin !

Merci aussi d’avoir saisi l’occasion de clouer le bec des critiques qui pensaient qu’il s’enfermait dans un style r&b trop class…ique. Il a pris le pari de travailler avec Polow Da Don, Kane Beatz, Jeff Bhasker et bon nombre d’artistes en vogue. Avec le bassy « Make U Love Me », « Shackin’ It 4 Daddy » feat Nicki Minaj (la femcee protégée de Lil Wayne) et « Rollacoastas » avec Estelle, comme quoi un homme marié garde un fort potentiel d’attraction, Robin Thicke passe sur les dancefloors branchés et les playlists avec élégance. C’est surprenant d’entendre notre crooner sur de tels morceaux, plus axés grand public, plus mainstream et ça marche. Plus surprenant encore, « Elevatas » se cadre dans un registre clairement New Wave : un instrumental de Jeff Bhasker aux tendances électro-rock et la présence symbolique de Kid Cudi. Ce n’est les featurings qui manquent, les superstars de la Westcoast Snoop Dogg et Game sont présents sur ce projet. Snoop prête sa voix sur « It’s In The Mornin’ », un morceau langoureux subtilement sophistiqué produit par le légendaire Teddy Riley, tandis que The Game pose un couplet sur le classy « Diamonds ». « Diamonds » est très représentative de Robin Thicke, c’est vraiment le type de morceau qui lui ressemble le plus, avec « Million Dollar Baby » en duo avec Jazmine Sullivan et un « Jus Right » finement épicé.

Quel que soit le genre employé, Robin Thicke reste le même homme, il plaît toujours autant. Pour faire durer le plaisir, sachez qu’il existe une version longue de Sex Therapy, sous-titrée the experience.

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