Michael Jackson « Michael »


Bambi ressuscité par des docteurs Frankeinstein du marketing, que c’est sinistre. Michael est le premier album posthume d’une série qui devrait s’échelonner sur les six prochaines années à venir. L’ai-je acheté ? Non. Me le suis fais-je offrir à Noël? Encore moins… Akon et 50 Cent en featuring, est-ce sérieux ? Malgré mes scrupules, j’ai écouté mon coeur de fan endeuillé, et Michael, en streaming. Je n’aurai pas dû… car je savais d’avance que j’allais être terriblement déçu.

Les rumeurs y sont probablement pour quelque chose, mais je n’ai pas l’impression que c’est Michael Jackson qui chante à certains moments. On parle d’un certain imitateur du nom de James Porte… Puis utiliser des enregistrements datant des années 80, décousus, recousus, mixé, remixé… quoiqu’il en soit, le montage final ne contient pas, ne serait-ce qu’une infime once du perfectionnisme de Michael. C’est peut-être Michael Jackson que l’on entend chanter, mais ce n’est pas DU Michael Jackson qu’on écoute. Vous comprenez ce que je sous-entends ? Ensuite je vois dans le duo avec Akon sur « Hold My Hand » une forme d’opportunisme que je ne peux pas tolérer, bien qu’il ait contribué au remix de « Wanna Be Startin’ Somethin’ ». Et dire que Teddy Riley a participé ce projet purement hérétique… Il produit le titre « Monster », auquel 50 Cent a greffé un couplet sans réelle valeur ajoutée, au contraire, elle dévalue la crédibilité de cette chose infâme. Pourquoi lui d’ailleurs? Ce disque n’est pas un cauchemar mais c’est tout comme.

Deux titres sont à retenir malgré tout, sans trop de satisfaction : « Best of Joy » et « I Like The Way You Love Me ». Pour reprendre un sketch d’Antoine de Caunes, je pense sincèrement que cet album est « mauvais, mauvaiiiiis, vraiment vraiment mauvais AOUW! ». Cela m’ennuie affreusement de le dire mais je co-signe Will.I.Am, qui disait que cet album n’aurai jamais dû voir le jour.

 

Et c’est là que j’en viens à me confesser.

Quand Michael Jackson est mort, une partie de mon enfance et de mon adolescence s’est envolée avec lui dans son lit d’or. Il incarnait pour moi un rêve inaccessible, un demi-Dieu artiste doté d’une gentillesse et d’une générosité infinie, et d’un sixième sens, la perfection. Je me rappelle ces soirées que je passais à écouter sans cesse Thriller, Bad et Dangerous, jusqu’à en retenir le moindre des musiciens crédité. Et je continuerai de défendre l’excellent Invicible, son dernier album, jusqu’au bout, peu importe.

Je n’ai pas pleuré en regardant son enterrement télévisé, curieusement, mais je n’étais pas moins profondément ému (surtout par l’apparition de Stevie Wonder), ma peine était partagée avec des millions de fans et d’admirateurs dans la galaxie toute entière. Je changeais aussi de fréquence radio ou de chaîne télé dès qu’un « Billie Jean » ou « Triller » y était diffusé pour la Ne fois de la journée, et en plus je n’ai même pas été voir non plus This Is It! au cinéma…

Ai-je manqué à mon devoir de fan de Mijac ? Peut-être me diront des gens, je n’ai pas la réponse à cette question-là. En tout cas sachez que je ne voulais simplement pas participer à cette campagne de diffusion massive visant à vendre les stocks d’albums chez les disquaires, ni à payer les producteurs de ses concerts londoniens qui furent annulés en conséquence, ni renflouer les caisses de sa maison de disque. Ce tsunami médiatique m’a rendu nauséeux. Qu’on laisse Michael une bonne fois pour toute où il est : en paix.

Je me rappelle avoir regardé en DVD son concert à Bucarest du Dangerous World Tour pendant les vacances de Noël 2007 avec mon frère, que j’avais enregistré il y a longtemps sur Canal + (en 92 si ma mémoire est bonne). Inoubliable, c’est ça que je veux à tout prix garder de lui, ces moments magiques et inoubliables que j’ai pu passer sans cesse à le regarder danser et écouter sa musique, sa voix. Et j’espère un jour pouvoir transmettre ceci à mes enfants…

Une réflexion sur “ Michael Jackson « Michael » ”

  1. Tout à fait d’accord avec l’article. J’en ai marre de cette nécrophilie médiatique. Vas-y que j’utilise Thriller ou Don’t Stop ‘Til You Get Enough dans une pub bidon ou un jingle TV à la con ; vas-y que je sorte des remix foireux pour remplir les caisses ou jouer les apprentis Quincy Jones… Y en a marre. Même Elvis Presley ne souffre pas d’un tel acharnement médiatico-nécrophilo-commercial (des compilations, des Best Of, des Box sets, etc. mais pas de faux) Bon, peut-être qu’avec le temps, les faussaires laisseront MJ tranquille. C’est tellement bon de laisser vivre dans le temps les œuvres accomplies d’un artiste génial.

    Les fans curieux, je vous déconseille vivement d’écouter cette bouse !

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