Nate Dogg « G Funk Classics vol.1 & 2 » @@@@©


Avant même d’avoir sorti un album, Nate Dogg était devenu une véritable légende vivante de la Côte Ouest, une valeur sûre dans le rap game, LE crooner hardcore par excellence dont il fallait payer le prix pour un refrain ou un petit couplet teinté de sa voix d’or, un ténor qui a longuement participé à l’essor du G Funk et du gangsta-rap d’une manière générale. Nate était destiné à marquer l’histoire de la musique et sans doute qu’il le ferait encore aujourd’hui si des problèmes cardiaques n’avaient pas eu raison de lui, c’est dire s’il manque.

Chronique rééditée en Septembre 2016

Après de multiples apparitions sur de grands classiques du rap californien, des standards tels que « Ain’t No Fun » de Snoop Doggy Dogg, « Regulate » de Warren G qui l’a fait mondialement connaître ou bien aux côtés de 2Pac (« All About U« ) et les Dogg Pound, puis sollicité pour donner de la plus-value partout où il passe, ce n’est que bien tardivement, en 1998, après avoir quitté le couloir de la mort qu’est véritablement devenu Death Row, qu’il sort son premier album solo. Nate Dogg prouvera avec ce G Funk Classics (rien que ça) qu’il avait le potentiel pour réaliser un album, et même un double, disque 1 Ghetto Preacher et disque 2 The Prodigal Son.

Deux galettes de pur G Funk, c’est une prouesse jamais faite jusqu’alors par un rappeur, et encore moins un chanteur. Plus qu’une première, cette oeuvre est unique en son genre. Plus de trente chansons dans ce recueil emmenés par la voix de barryton de Nate, où parmi ces odes de gangsta funk dorée sous le soleil de la côte ouest américaine y retrouve-t-on de ses meilleurs morceaux bien évidemment. Pour débuter par les plus connus, le magnifique « Nobody Does It Better » avec son ami Warren G, l’effet est identique à « Regulate« . Tous ses autres amis répondent présent, et on pense surtout à 2Pac, avec une collaboration à titre posthume sur « Me & My Homies« . Les autres chiens Snoop et le Dogg Pound prennent place sur le mythique « Dogg Pound Gangstaville« , puis Big Syke sur le flatteur « Sexy Girl« .

En solitaire, Nate Dogg assure avec l’élégance naturelle et parfois crue qu’on lui connaît. « Never Leave Me Alone » et « Because I Got A Girl » font partie de ses meilleurs essais en solo, avec les femmes en guise de source d’inspiration, et le machisme qui va avec la moitié du temps. Les producteurs proviennent pour la majorité du label rouge, logique puisque le enregistrements datent de 1996 environ quand il était chez Death Row: Daz Dillinger, Sam Sneed, Soopafly… mais aussi monsieur New Jack, Teddy Riley, sur le premier titre « Hardest Man in Town« .

Le défaut justement de ce double-album, ce qui en fait presque un monument assez méconnu, c’est une trop grande homogénéité dans le style, le chant et les thèmes. Mais parce que l’histoire a fait son oeuvre, ces deux volumes de ‘G Funk Classics‘ valent absolument le coup, ne serait-ce parce que c’est un album de Nate Dogg, officiellement le premier et maintenant mythique.

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