Rapper Big Pooh & Focus presents « rpm » @@@@


Des deux Little Brother, sûr que Phonte est meilleur que Big Pooh, que ce fûsse au sein du groupe ou en dehors, durant leurs carrières respectives. L’erreur durant tout ce temps a été alors de sous-estimer ce MC bon sous tout rapport et capable de coups d’éclat, comme il y a bientôt trois ans avec Home Sweet Home produit par l’éminent Nottz. Pour RPM, acronyme de Rapper Pooh Music, ce n’est pas n’importe qui qui est chargé de la production, on parle de Focus.

Pas la peine de refaire les présentations concernant ce brave Rapper Big Pooh. Pour ce qui est Focus, l’évocation de son nom a de quoi émoustiller puisqu’on parle d’un fréquent et discret collaborateur de Dr Dre, une histoire qui a commencé par la conception de deux morceaux pour le toujours grandiose Truthfully Speaking de Truth Hurts puis sur The Documentary de The Game (« Where I’m From » c’était lui). Encore récemment, Focus était impliqué sur Compton de Dre et Oxnard d’Anderson .Paak. Quand il ne produit par pour des stars du rap et r&b (Beyoncé, Xzibit, 50 Cent, Busta Rhymes, Marsha Ambrosius, Christina Aguilera et même La Fouine…), Focus ne rechigne pas à travailler avec d’illustres figures du rap indépendant, mais pas n’importe qui non plus, les Slum Village, Skyzoo et Rapper Pooh. Nous sommes donc en présence de deux acteurs majeurs de la musique hip-hop des années 2000 à nos jours.

C’est la rencontre de deux personnalités dont la musique nous est relativement familière pour ceux qui les suivent depuis leurs débuts. La qualité est au rendez-vous sur ces 12 tracks, au microphone et à la prod, ça ne faisait aucun doute, d’autant que la synergie entre Big Pooh et Focus marche à merveille. Prévoir des rendez-vous chez l’ostéopathe après les passage des robustes « RPM« , les deux « Check!« , « Roses » (avec le tueur Ab-Liva) et le funky « Follow The Leader » (featuring Thurz). Même studio, différents environnements, du nuiteux « The Cycle » au soulful « Burn« , avec entre deux des instrus plus classiques (« City of Ink« ). Ça laisse de bons terrains pour le libre court du rappeur qui a rénové son flow et revu son jeu à la hausse. Pour agrémenter l’ensemble, des chanteurs aux voix incroyables comme Cocoa Sarai sur « Pray l Prey« , C.S. Armstrong sur « Burn« , Blakksoul… Juste le morceau de fin « Who Are They » qui casse les oreilles.

Pour un peu, RPM fait écho à No News is Good News de Phonte avec un format court qui va à l’essentiel, mais plus axé hip-hop que son frère d’arme. Rapper Big Pooh est moins polyvalent mais cette collaboration avec Focus permet de souligner son inaltérable talent. Ce serait dommage de passer à côté de cette sortie très équilibrée, sincère et bien bâtie.

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