Archives du mot-clé Wyclef Jean

N.O.R.E. « 5E » @@@


L’un des rappeurs va-t-en-guerre les plus mythiques du Queens  revient avec un nouvel opus paru chez Mass Appeal, la structure de son ancien ennemi et voisin Nas. Noreaga, aussi appelé comme ici N.O.R.E, moitié des fameux C-N-N, refait surface en 2018 avec 5E. Comme à son habitude, le rappeur tente de concilier des sons streets et d’autres mainstreams.

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Young Thug « JEFFERY » @@@½


« Est-ce que tu vas chroniquer JEFFERY de Young Thug » m’a-t-on demandé sur la page Facebook de sagihiphop.com. Au début, j’étais pas chaud, flemme. Et pas mal de trucs à écouter, taper,… J’ai écouté d’une traite les deux précédentes, mixtapes qu’il a sorti cette année (Slim Season 3 et I’m Up), voilà, sans plus. Cela étant, il est vrai que JEFFERY a su attirer un tantinet mon attention, par son concept plus que la tenue vestimentaire unisexe du rappeur. Andre 3000 nous en avait fait voir de toutes les couleurs fut un temps, alors pourquoi pas lui? Bref, j’ai écoute cette mixtape… enfin, je devrais écrire « mixtape », avec les guillemets, c’est devenu le nouveau terme pour désigner un album digital gratuit. Bref! Justement, je vais essayer d’être bref.

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Estelle « All of Me » @@@


Pour beaucoup, Estelle est la chanteuse du tube de l’été 2009 « American Boy » avec Kanye West, un hit mondial qui lui a permis d’obtenir pas mal de trophées dont un MOBO Award et le Grammy Award de la meilleure collaboration rap/chant. Même que les Cocoon l’ont repris dont une version folk assez funky. Mais c’est faire l’impasse sur ce très bon album r&b Shine dont est extrait ce morceau et le talent de cette chanteuse/rappeuse venue tout droit d’Angleterre. All Of Me, son troisième album, est sensé être celui de la confirmation de son succès.

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Jim Jones « Capo » @@


Ça m’a fait doucement rire de voir cette grande gueule de Jim Jones flopper avec son Pray IV Reign sorti en major. Retour à la case indépendant chez E1 Entertainement (anciennement Koch Records, label pour lequel il officiait en tant que DA) pour son cinquième album titré Capo, histoire de rappeler sa hiérarchie au sein des Diplomats. Mais représente-il encore Harlem?

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Quincy Jones « Q: Soul Bossa Nostra » @@@½


Une Légende Vivante, avec majuscules s’il-vous-plaît. Faut-il présenter encore cet éminent jazzman au nombre incalculable de standards de la Soul et qui a produit Thriller de Michael Jackson, l’album le plus vendu de la galaxie ? Sinon questionnez vos parents ou grand-parents, ils doivent en connaître un rayon sur ce grand monsieur de la black music. Revenu dans le fil de l’actualité depuis la disparition de Michael Jackson, Quincy Jones sort cette compilation Soul Bossa Nostra qui revisite un échantillon de ses classiques par divers artistes urbains contemporains.

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Gucci Mane « The Appeal : Georgia’s Most Wanted » @@½


Mon verdict pour The State vs Radric Davis était très long je l’accorde (relire la chronique). Sorti de prison en Mai dernier (il purgeait une peine pour violation de sa probation), Gucci Mane a aussitôt remis ses lunettes de soleil piquées à Magloire pour The Appeal, second volet de sa trilogie carcérale, se prétendant le prisonnier relâché le plus recherché de l’état de GA. Dans les faits, il est simplement question d’une banale suite qui reprend la lecture de son casier qui a fondé sa réputation. Avec son buzz, Gucci veut le beurre et l’argent du beurre, burr !

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Flo Rida « R.O.O.T.S. » @


Oups, on dirait que j’ai enterré Flo Rida un peu trop vite en le qualifiant de ‘two-hit-wonder’. Rappelez-vous, dans ma chronique de Mail On Sunday, j’avais conclu par – je cite : «Les appréciateurs du genre le ressortiront pour l’été, les autres dans un an histoire de se dire « putain c’était quand pas même génial ce skeud ». Et peut-être que deux ans plus tard postera-t-on un avis de recherche sur ce « mec qui rappait ‘Low’ avec T-Pain et un morceau avec Timbaland » dans la rubrique « qu’est-il est devenu ? », à moins qu’il sorte de l’oubli avec une seconde livraison d’ici là. »

Il l’a sorti, cette seconde livraison et jamais je n’aurai cru une seconde l’an passé qu’il regrimperai en tête des ventes de singles, en 2009, avec son hit « Right Round » pendant 6 semaines ! Quitte à s’incruster sur nos bandes FM aux heures de grande écoute. Je l’admets, je m’en ronge les ongles de son succès. C’est comme Plies, l’autre rookie originaire de Miami dont je n’ai écouté aucun de ses disques : je ne comprends pas comment un rappeur comme lui puisse cartonner autant, ou alors ses featurings r&b rend ses singles trop racoleurs pour moi. Enfin bref, pour moi il n’y a aucun intérêt à éprouver envers un artiste pressé de sortir des skeuds tant qu’il est au sommet de sa réussite.

Aussi, je pense que la ville de Miami jouit d’un buzz sans précédent depuis 2004, c’est devenu en quelque sorte la nouvelle ‘gangsta city’ avec ses valeurs sûres comme Trick Daddy, Rick Ross et le sauvetage récent de Pitbull. Depuis, tous les rappeurs qui émergent de la péninsule floridienne sont promis au succès. Est-ce que la success-story de Flo Rida va durer encore longtemps ?

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LL Cool J « Exit 13 » @@@½


Cela faisait des plombes que LL nous promettait que le prochain album sera « plus hip-hop ». À chaque fois depuis The GOAT, il nous radotait ce discours trompeur. Maintenant qu’il s’apprête à quitter Def Jam après 24 ans de bons et loyaux services avec Exit 13, son 13e disque, le pionnier du Queens se retrouve l’âme du passionné de hip-hop qu’il était dans sa jeunesse. Mieux vaut tard que jamais comme qui dirait. Oubliez les cures de rajeunissement chez les Neptunes ou Timbaland qui ont eu un effet placebo, de même que son coaching par 50 Cent, prévu pour être le producteur exécutif de cet album. Cette association médiatique annonçait une fin en catastrophe mais finalement, il n’y a pas eu de rapprochement avec le sergent-chef du G Unit (et fort heureusement d’ailleurs), si ce n’est pour chatouiller Jay-Z sur son fauteuil de président de Def Jam. Puis l’arrivée de Shakir Stewart au bureau de la direction artistique a visiblement recadré les choses. Pour son chant du cygne, LL Cool J a fait le bon choix, celui de la dignité et c’est plutôt bon signe. Hormis avoir choisi « Baby » feat The-Dream (et produit par son acolyte Tricky Stewart) comme premier single officiel.

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Estelle « Shine » @@@@1/2


Quand j’allume la radio en voiture, il y a deux choses qui me font kiffer en ce moment : chanter à tue-tête les paroles de « Les Limites » de Julien Doré (aisément, facilement) et mettre à fond « American Boy » d’Estelle. La première fois que j’ai entendu ce titre sur le Net, j’ai cru qu’il s’agissait d’un remix puisque l’instrumental était identique à celui de « Impatient » de Will.I.Am (tiré de son solo Songs About Girls) mais c’était bien en réalité son single officiel, un gros tube r&b/disco-pop pour l’été. Estelle révélation r&b féminin de l’année ? C’est déjà le cas, car avant de se faire remarquer et embarquer par John Legend (qui l’a signé en 2006 sur son label Homeschool Records), elle était une valeur montante dans son pays d’origine, l’Angleterre, où elle avait sorti plusieurs mixtapes et maxis, dont « 1980 » extrait de son premier album The 18th Day (paru en 2004), reçu un prix aux prestigieux MOBO Awards (Newcomer of the Year) et fut conviée pour diverses collaborations, notamment avec la star soul locale, Omar. Vous vous rendrez bien compte que le succès d’Estelle sur nos ondes et dans les charts européens n’a absolument rien d’anodin. Après Corinne Bailey Rae et Amy Winehouse, les anglaises continuent de débarquer !

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Wyclef Jean « Carnival II: Memoirs of an Immigrant » @@@1/2


Tout le monde espérait un retour des Fugees après leur tournée de 2004, mais cette parenthèse, qui n’aura duré que le temps d’une brève réconciliation n’a pas masqué le chant du cygne, celui d’un rêve voué à l’échec. Alors que Pras voit ses projets avortés (qui a entendu parler de Win, Lose or Draw ?) et une Lauryn Hill dont son aura n’a d’égal que sa folie égocentrique, Wyclef Jean paraît le seul vrai refugié de cette mésaventure. Dix ans après ses débuts solos avec The Carnival, le musicien haïtien sort le deuxième tome, Memoirs of an Immigrant, un album haut en couleur, festif, très varié niveau participations et inspirations musicales, avec surtout une saveur exotique bienvenue. 

Durant toute l’écoute de l’album, de l’introduction jusqu’aux trois morceaux bonus (dont le duo « Paris On Fire » avec Passi pour la version française), se distille un goût de voyage autour du monde, à travers tous les continents. En tout cas, ce fut l’impression récoltée après son concert privé auquel j’avais assisté en Septembre à l’Etoile (une boîte sélect près des Champs Elysées), une présentation à la presse qui s’est transformée en super soirée, un festival coloré en musiques et de tendances très world music. C’était un moment réellement magique qui se déroulait sous mes yeux, un souvenir inoubliable et des ambiances que j’espérais retrouver sur disque, sorti en Europe une semaine en avance par rapport aux Etats-Unis.

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Passi « Evolution » @@@@


‘Rappeur’ et ‘maturité’ sont deux mots que l’on associe très difficilement de par leur définition. Partons du constat qu’un artiste rap fait une ‘musique de jeune pour les jeunes’ et qu’être mature ne signifie pas seulement être sage et expérimenté mais aussi adulte responsable. Dès lors, il y a comme un oxymore qui peut se créer lorsqu’on parle d’un ‘rappeur mature’. Passi a maintenant 34 ans, bientôt 35 en Décembre, et loin derrière lui ses débuts au Ministère AMER, son classique Les Tentations et la traversée du désert durant son Odyssée. À l’instar de son comparse Stomy Bugzy qui est revenu en indé vers son style hardcore d’antan, l’Altesse Double S continue de regarder vers l’horizon avec Evolution, l’album d’un ‘rappeur arrivé à maturité’.

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T.I. « T.I. vs T.I.P. » @@@


Avec King, T.I. a atteint les sommets (des charts, des top ventes, des award shows…) pour enfin devenir ce qu’il a toujours prétendu être : un MC incontournable de la scène Hip Hop, une figure influente et puissante qui dépasse son statut d’autoproclamé King of the South (comme on aime à le rappeler). Mais suite à pas mal d’événements malheureux encourus durant l’année 2006/2007, comme le meurtre de son ami et garde du corps plus la déception lors des Grammy Awards, T.I. s’est regardé sur le revers du disque de platine plutôt que le nombril. Face à sa propre conscience est né le concept de son cinquième album, cette confrontation avec son alter-ego T.I.P., une remise en cause qui a découlé sur le schisme T.I. vs T.I.P. Clifford Harris schizophrène ? Ange et démon ? Pas du tout, il s’agit seulement d’un rapport centré sur soi-même purement humain, entre l’ego et l’homme. Répercussion directe sur le plan artistique, l’opus se scinde en trois actes : T.I., T.I.P. et T.I. vs T.I.P..

(chronique écrite le 11 Juillet 2007 sur Rap2K.com)

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Big Pun « Capital Punishment » @@@@@


Top. Avec Biggie, il était un « poids lourd » par excellence, un rappeur d’exception, d’environ 200 kilogrammes de lipides. Découvert par Fat Joe, il était en quelque sorte l’élève qui a surpassé le maître, une étoile devenue malheureusement filante puisqu’il nous a quitté le 7 Février 2000, encore très jeune (il n’avait que 28 ans). Malgré une vie trop courte stoppée par un arrêt cardiaque dû à une obésité presque handicapante, le portoricain membre du Terror Squad nous a offert l’un des meilleurs classiques new-yorkais de la fin des nineties avec Capital Punishment. Vous l’avez sûrement deviné, je suis… je suis…? Christopher « Big Punisher » Rios.

Retrospective originale écrite en 2004 revue en 2016

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Fugees (Refugee Camp) « The Score » @@@@½©


Payez votre coup de vieux : The Score des Fugees a eu vingt ans le 13 Février. 20 ans, deux fois dix ans. On parle d’ un autre siècle, d’un autre millénaire, d’un grand disque, d’un grand groupe, de ceux qui ont marqué les années 90, qui ont fait péter les scores de ventes – à juste titre. Écoulé à plus à plus de dix millions d’exemplaires dans le monde (dont plus d’un million bien rangés dans nos étagères en France), ce n’est pourtant pas le type d’album qui traverse l’esprit des hip-hop heads dès qu’est prononcé le mot « classique rap ». Or s’il y a bien un beau souvenir de rap de notre enfance, cet album en fait incontestablement partie.

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