Robert Glasper (with Miles Davis) « Everything’s Beautiful » @@@@½


Directeur musical du film Miles Away, le biopic de Miles Davis avec Don Cheadle, Robert Glasper s’est imprégné de cette expérience pour livrer un album hommage au célèbre trompettiste de jazz, Everything’s Beautiful. À la carte, onze titres à l’interprétation libre et absolument savoureux.

J’écoute du jazz sur vinyle comme je bois un verre de rhum ou de whisky, c’est-à-dire occasionnellement et avec délectation. Mais je suis à des années-lumières d’être un spécialiste du genre, et de liqueurs. Je sais juste apprécier les bonnes choses. Miles Davis a sorti de son vivant une plus d’une soixantaine d’albums studio et j’en ai que trois en ma possession (moins de 5% de sa discographie donc), Kind of Blue, la musique du film Ascenseur pour l’Echafaud et The Man With the Horn. Autant dire que je ne peux pas de tête retrouver lequel de ses classiques a inspiré les chansons sur cet opus. Mais une chose que je sais avec Everything’s Beautiful, en fait deux : 1) tout est beau, en effet 2) il émane une vibe Soulquarian véritable (le second effet Kisscool), celle qui nous a gravité aux alentours des années 2000 autour des Roots, Common, J Dilla, Badu, D’Angelo et Bilal, qui pose son gain de voix si particulier sur « Ghetto Walkin’« . Le rappeur Illa J prend la main de suite après sur « They Can’t Hold Me Down » et là automatiquement l’aura de son défunt frère J Dilla apparaît.

L’intervention divine d’Erykah Badu fera des émules sur « Maiysha (So Long)« , accompagnée d’une boîte à rythme de bossa nova (comme le standard « Why Can’t We Live Together » de Timmy Thomas), le même genre de rythmique que l’on retrouve sur « Song for Selim » avec le trio KING, plus paradisiaque encore, au sens spirituel. En parlant de spiritualité, l’ambiance lounge nusoul peut nous élever trèèèèèès très loin à l’écoute du downtempo « Little Church – Remix » des mystiques. Ce voyage ésotérique et profond se poursuit sur l’ensorcelant « Silence is The Way » avec Laura Mvula avec des grosses caisses en fond appesantit l’atmosphère. Autre envouteuse professionnelle, Georgia Ann Muldrow qui fredonne sur « Milestones – Remix« .

C’est fou ce qu’inspire Miles Davis, on l’imagine là, avec sa trompette, jouer quelques airs quand l’inspiration lui vient. Robert Glasper varie de registres qu’il connaît bien comme le rap (« Violets » avec Phonte) et la soul néoclassique (« I’m Leaving You » entraîné par une Ledisi qui envoie du bois), le tout pour finaliser avec un beat house accompagné par les notes cuivrées de Miles et l’harmonica de Stevie Wonder. Rien de plus à ajouter, rien à jeter. Vous prendrez bien une goutte de  whisky avec?

Une réflexion sur “ Robert Glasper (with Miles Davis) « Everything’s Beautiful » @@@@½ ”

Postez vos avis!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s