Archives du mot-clé Illa J

Potatohead People « Nick & Astro’s Guide to the Galaxy » @@@@


Si vous avez bien aimé l’album self-titled d’Illa J paru en 2015 sur le label Bastard Jazz Recordings, vous avez sans doute tiqué sur ce tandem de producteurs les Potatohead People. En produisant la majorité de cet opus, ils ont offert l’opportunité au rappeur de sortir de l’ombre pesante de son défunt frère J Dilla. Soul, hip-hop et électro, voici les trois ingrédients principaux que nos canadiens Nick Wisdom et AstroLogical mélangent formidablement, valant la comparaison avec DJ Spinna, Kaytranada ou les français Union Analogtronics. Pour découvrir plus amplement leur univers, suivez le guide.

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Robert Glasper (with Miles Davis) « Everything’s Beautiful » @@@@½


Directeur musical du film Miles Away, le biopic de Miles Davis avec Don Cheadle, Robert Glasper s’est imprégné de cette expérience pour livrer un album hommage au célèbre trompettiste de jazz, Everything’s Beautiful. À la carte, onze titres à l’interprétation libre et absolument savoureux.

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Illa J « ILLA J LP » @@@@


Alors là, cette fois, c’est véritablement le premier solo d’Illa J. D’ailleurs le titre de cet LP est éponyme. Le premier Yancey Boys ne comptait pas vraiment comme un disque solo car il disposait d’instrumentaux hérités de son frère J Dilla quand il s’appelait encore Jay Dee et était sous contrat avec Delicious Vinyls. C’était pratiquement une collaboration mort/vivant entre frangins. Au micro, John Yancey se débrouillait sans convaincre et ses concerts montraient bien qu’il manquait de charisme et d’assurance.

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Slum Village « YES » @@@@½


Slum Village est un groupe survivant. Il n’a succombé ni aux départs (Elzhi en 2010) et/ou à la mort de deux de ses membres fondateurs, Baatin en 2009 (qui venait tout juste de réintégrer la formation pour Villa Manifesto) ni celle plus importante de James Yancey, alias Jay Dee a/k/a J Dilla, un des producteurs hip-hop les plus influent de son vivant. Villa aurait eu 40 ans cette année.

Si le groupe a pu surmonter toutes ces épreuves, c’est parce que Slum Village peut compter sur un pilier, T3, et une famille qui s’est petit à petit agrandie avec Young RJ notamment et des membres « non-permanents » ou occasionnels comme Illa J (le jeune frère de Dilla), Frank Nitt, Black Milk. Bien sûr la patronne Ma Dukes, j’ai nommé Maureen Yancey, gardienne des bien de son fils disparu, veille au grain. Slum Village a failli s’arrêter après Villa Manifesto en 2010, il finit par renaître en 2013 avec la baffe Evolution. Cette année on fait tous un grand YES! parce que devenez quoi…

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Yancey Boys « Sunset Blvd » @@@½


Yancey Boys était le nom du premier album solo de Illa J, le frère cadet de feu J Dilla, John et James Yancey dans la vraie vie. Aujourd’hui, Yancey Boys est devenu le nom d’une petite confrérie regroupant Illa J donc, l’esprit de Jay Dee vivant dans des cartons d’instrus inutilisés, et Frank Nitte, un proche de la famille, moitié des Frank-N-Dank. On s’en roule une et c’est parti pour Sunset Blvd.

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Slum Village « Evolution LP » @@@@


Une surprise de plus en cette année 2013, ce sixième album des Slum Village. Après le décès de Baatin et le départ houleux d’Elzhi après l’excellent Villa Manifesto, annoncé comme l’ultime album du collectif de Detroit, je n’y croyais plus, me demandant plutôt si le survivant T3 allait poursuivre une carrière solo (le rappeur a sorti un EP 3Illa). Alors quand j’ai appris que les SV, formé de l’éternel pilier T3, Young RJ et le petit frère de J Dilla, Illa J, j’avoue que je suis resté perplexe et pas emballé mais…

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J Dilla « Rebirth of Detroit » @@@½


La sortie de ce nouvel album posthume de J Dilla sonne la fin d’un long imbroglio juridique et financier pour la famille du légendaire producteur de Detroit. Pour résumer, les droits de successions des productions de J Dilla étaient bloqués ce qui explique pourquoi depuis 2008 (depuis Jay Stay Paid on dira), aucun artiste proche du rappeur (que ce soit Erykah Badu, les Roots, Common, Madlib…) n’a pu profiter de nouveaux beats, à moins qu’ils en aient bénéficiés avant sa mort comme son frère cadet Illa J, Raekwon, MF Doom ou encore Q-Tip.

De plus, la famille Yancey croulaient sous les dettes. Car avant sa disparition Dilla, qui était comme vous le savez gravement malade, a cumulé de nombreuses factures de soins médicaux et de frais hôpitaliers. Résultat la famille, déjà en difficulté, ne voyaient pas les royalties de leur fils qui servaient à rembourser ces dettes. À cause de cette situation désespérée, ils n’ont pas eu d’autres choix que de revendre leur maison. Ce n’est qu’au début de l’année 2010 qu’un accord a pu être statué avec l’administrateur en charge des successions en fondant The J Dilla Foundation, laissant les droits d’utilisations du catalogue de J Dilla aux divers membres de sa famille, notamment sa mère Maureen ‘Ma Dukes’, qui s’est longtemps battue pour que son défunt fils puisse vivre à travers sa musique.

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Slum Village & Mick Boogie « The Dirty Slums » [mixtape] @@@½


L’excellent Villa Manifesto était annoncé comme l’ultime album des Slum Village, leur tout dernier. Hélas la brouille entre Elzhi et membres vivants restants l’an dernier pendant qu’il faisait la promo d’Elmatic a un peu plus enterré un groupe qui avait déjà perdu deux membres. Triste fin. Mais la vie continue et avec l’appui de Mick Boogie, T3, Illa J (le frère cadet de J Dilla) et le producteur Young RJ raniment les Slum Village le temps d’une mixtape, The Dirty Slums, avec plein de beau monde.

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T3 of Slum Village presents « 3iller, The EP » @@@½


C’est avec tristesse qu’on avait accueilli Villa Manifesto, le dernier – et très réussi – album des Slum Village. Le départ d’Elzhi l’an dernier pour de sombres motifs a sonné la mort définitive du groupe. Mais un espoir subsiste, l’unique membre originel restant, T3, poursuit l’héritage (la ‘legacy’ comme on dit aux US) de ce groupe emblématique de Detroit avec un futur album solo, 3iller, précédé par cet EP 5-titres.

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Slum Village « Villa Manifesto » @@@@½


Ça a l’air de pas grand chose mais Villa Manifesto LP était à mon avis l’une des cuvées hip-hop les plus importantes et les plus incontournables de 2010. Et ce pour une raison: cet ultime album regroupe toute la famille Slum Village, c’est-à-dire T3, Elzhi, Baatin et J Dilla, puis son jeune frère Illa J et le beatmaker Young RJ.

La famille s’est agrandie depuis le classique Soulquarian Fan-Tas-Tic vol.2 malgré des départs, des remplacements et des décès. Elzhi et les BR Gunna (RJ et Black Milk) sont venus suppléer Dilla respectivement au mic et à la production sur Trinity. Puis Baatin s’est désolidarisé du noyau pendant Detroit Deli et leur LP éponyme car il souffrait de schizophrénie. L’histoire, après, on la connaît, l’hécatombe qu’a vécu les Slum V comme la perte infiniment lourde de J Dilla et celle de Baatin en 2009, année où est sorti l’excellent EP Villa Manifesto qui fait office de prélude à ce long format.

Villa Manifesto n’est pas le testament du groupe de Detroit, c’est la synthèse de leurs expériences, dans la vie comme dans la musique, avec tous les éléments des Slum Village réunis, qu’ils fassent partie de la formation initiale, même les disparus (RIP Baatin et J Dilla), ou qu’ils gravitent autour  d’eux depuis plus de dix ans (Dwele, AB, Illa J, Waajeed…).

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J Dilla « Jay Stay Paid » @@@@


D’habitude on se méfie pas mal des albums posthumes, on en a eu la très mauvaise expérience avec l’héritage de 2Pac : fonds de tiroirs rafistolés grossièrement conduisant à des albums bâclés aux instrus inadaptés, prises de voix approximatives à l’authenticité indéterminée (on n’est pas à l’abri d’une imitation), collaborations virtuelles hautement improbables, bataille judiciaire pour l’attribution des droits d’auteur… D’où cette appréhension à chaque qu’un projet posthume apparaît dans les bacs.

Sauf que lorsqu’on parle de Jay Dee aka J Dilla, c’est le sentiment inverse qui se produit : on veut à tout prix écouter les dernières beats de son vivant et continuer rêver de ce que serait le rap game aujourd’hui si ce génie était encore en vie. Parce qu’il fut un immense producteur, membre de The Ummah, un des piliers du mouvement Soulquarian; Parce qu’il a partagé la vedette du label Stones Throw avec Madlib tout en développant à son échelle la scène hip-hop de Detroit et en restant à l’écart de l’élite de producteurs ultra-friqués; Parce que sa musique, intemporelle, a plusieurs fois évolué en créant des nouvelles tendances. Il était réellement une icône underground inspirant le respect le plus profondément solennel qui soit. Avez-vous déjà en toute honnêteté écouté un instru passable, voire mauvais, de Dilla ? Hein ?

Moi jamais. Du coup, je m’arrache n’importe quel disque pourvu qu’il possède un de ses instrus édités post-mortem (BORN LIKE THIS de DOOM, Yancey Boys, Carte Blanche de Phat Kat, Ode to the Ghetto de Guilty Simpson et bien d’autres encore), même s’ils figuraient sur Donuts! Alors imaginez ma tête lorsque j’ai vu Jay Stay Paid (Nature Sounds), l’ultime recueil des derniers travaux de James Yancey… Faites resonner les sirènes!

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Illa J « Yancey Boys » @@@@


Le 10 Février 2009 est le jour du troisième anniversaire de la mort de J Dilla. Des milliers de ‘RIP’ plus tard, sa musique demeure (et demeurera) à jamais ancrée dans le patrimoine hip-hop. Il était respecté et apprécié par de nombreux rappeurs, chanteurs ou producteurs, adoré par des millions de fans à travers le monde, au point que son style de production minimaliste fait école de nos jours presqu’autant qu’un Dr Dre ou DJ Premier.

Aujourd’hui, ses productions inédites s’arrachent comme des collectors. On se souvient l’année dernière qu’était sorti Jay Deelicious regroupant des remixes et morceaux inédits produits par Jay Dee entre 95 et 98, du temps de sa signature chez Delicious Vinyl. Ce qui est formidable avec cet artiste est que ses œuvres posthumes ont pratiquement été utilisées avec un immense souci de respect. Et qui d’autre de mieux qu’une personne légitimée par les liens familiaux de se voir léguer un lot de prods de Jay Dee jusque-là miraculeusement jamais entendues ? (Un miracle de nos jours de préserver des enregistrements aussi longtemps du piratage et téléchargement). Cette personne, c’est John Yancey alias Illa J, le frère de James Yancey de douze ans son cadet, qui reçoit un stock d’instrumentaux de Jay Dee antérieurs à 99. D’où le titre, Yancey Boys

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DJ Warrior, Mick Boogie & Rapper Big Pooh « Rapper’s Delight » @@@1/2


Rapper Big Pooh des Little Brother va sortir le 4 Novembre chez Hall of Justus le successeur de Sleepers, Rapper’s Delight, du nom du premier tube hip-hop de l’histoire de la musique, lancé à la fin des années 70 par Sugar Hill Gang. Pour donner un avant-goût alléchant du programme de ce second disque, Big Pooh accompagné de DJ Warrior et Mick Boogie nous ont préparé un gros street-album, quelque part entre la future version officielle (qui contiendra par ailleurs d’autres invités notables comme Jay Rock, Oh No,…) et une mixtape classique. C’est un peu comme avait fait Black Milk et Bishop Lamont avec Caltroit, d’abord la mixtape puis ensuite le format physique plus tard. 

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Black Milk & Bishop Lamont presents « Caltroit » @@@@


Suite au succès viral de la mixtape téléchargeable Caltroit, la rencontre entre Bishop Lamont et Black Milk A.K.A. la nouvelle génération arrivant respectivement de Detroit et Los Angeles, le petit label underground Fat Beats a saisi l’opportunité de distribuer cette mixtape-mp3 (à l’origine mixée par DJ Warrior) sous forme d’un CD audio classique.

Est-ce qu’il est vraiment utile de présenter à nouveau Black Milk des BR Gunna, l’étoile naissante de Motor City qui a fait connaître son talent de rappeur/producteur avec Popular Demand, et Bishop Lamont, la nouvelle coqueluche de Dr Dre qui génère un buzz incommensurable sur le marché des mixtapes depuis des mois (grâce à Nigger Noize et Pope Mobile). La réponse se trouve dans la question.

Les hip-hopers avertis qui ont downloadé la tape sur le Net remarqueront plusieurs changements minimes par rapport à cette version album CD : en premier lieu, le titre sur la pochette (devenu Black Milk presents sans le nom de Bishop Lamont), et secondement une tracklisting remaniée logiquement sans le « Movie Star » de Focus (un des producteurs de l’équipe Aftermath) et « Ret 2 Go » (featuring les rappeuses Ms Jade, Lady of Rage) produit par Oh No.

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